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FORTIFICATION D'AGGLOMÉRATION DE DIJON

21 - Dijon

  • Dossier IA21005963 réalisé en 2025
  • Auteur(s) : Guillaume Gézolme
fortification d'agglomération © Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine

Présentation

Situation de Dijon avant le 16e siècle

La construction d'un castrum au 3e siècle atteste l'existence d'une petite agglomération. Cette enceinte, composée d'une vingtaine de tours et percée par quatre portes principales au 6e siècle, se situait entre l'actuelle place de la Liberté, la cour d'appel de justice et la rue de l'Amiral Roussin. La sécurité qu'elle offre amène les évêques de Langres à y implanter leur résidence. Au Moyen-Age, la présence de deux communautés religieuses, celle de l'abbaye Saint-Bénigne et celle autour de la cathédrale Saint-Étienne, préfigure l’importance religieuse de la cité, qui devient un haut lieu de pèlerinage. La ville s'accroit au-delà des remparts qui perdurent jusqu'au 12e siècle et au grand incendie de 1137. Après cet événement tragique, Hugues II, duc capétien, décide de doubler le castrum par une nouvelle muraille englobant plusieurs faubourgs dont ceux de Saint-Bénigne et Saint-Étienne, et intégrant leurs édifices religieux. En 1357, sous l’impulsion de la reine Jeanne, épouse de Jean le Bon, un terre-plein est aménagé derrière le rempart, assurant une circulation continue et des tourelles en bois sont édifiées. En 1364, la Bourgogne est concédée en apanage à Philippe le Hardi, fils du roi de France, qui fait de Dijon sa capitale. Cette période se caractérise par une politique de grands travaux, renforçant le prestige de la cité : installation de la Cour des comptes, évolution du palais ducal en résidence, construction de la chartreuse de Champmol qui accueille les sépultures des ducs (hormis celle de Charles le Téméraire, dont le tombeau se situe à Bruges), etc. Au cours de son règne, Philippe le Bon fait démolir l'enceinte du castrum en 1439 et renforce la nouvelle enceinte, en réutilisant les matériaux du défunt castrum. A partir de 1461, le duc est conseillé par son maitre d’artillerie, François de Surienne. Conscient de l'importance des armes à feu avec l'apparition du boulet métallique, il recommande d'achever la tour Saint-Nicolas, de supprimer l'avant-fossé et de lui substituer un glacis. Il préconise également de positionner sur les boulevards des canons en direction de ce glacis. Enfin, si l'ennemi atteignait le fossé au pied des courtines, l'édification de demi-tours en fer à cheval de faible hauteur, en saillie du rempart et dotées de canonnières, permettrait de battre le fossé. Faute de trésorerie, ces projets semblent être ajournés. A la mort de Charles le Téméraire, le duché de Bourgogne bascule dans le royaume de France. Alors en pleine guerre de succession, Louis XI ordonne la construction d'un château censé protéger la population, mais qui a pour réel dessein de mater des futures rébellions. Pour financer sa citadelle, le roi instaure un impôt sur l'ensemble des feux de la province, ce qui entraine une vague d’émeutes. Malgré l'impopularité du roi, la signature du traité d'Arras en 1482 rattache définitivement le duché de Bourgogne à la France ainsi que le comté, Marguerite, fille de Maximilien et de Marie, étant promise à Charles VIII à sa majorité.

Intégration de Dijon au royaume et édification des ouvrages modernes

Ce traité met un terme à la guerre de succession opposant la France à l'Empire germanique et permet de stabiliser un temps les frontières. La construction du château, entamée dès 1478, (et qui affirme l'autorité du roi de France sur la province), s'étale sur près de 30 années. Véritable forteresse, il est doté de quatre tours dont deux tournées vers la ville et puissamment armées. Ce front est complété par un édifice en fer à cheval (boulevard). Il est achevé en 1512. Cependant, la rupture du mariage entre Charles VII et Marguerite ouvre à nouveau la question du partage de l'héritage de Marie et contraint la France à signer en 1493 le traité de Senlis qui voit l'attribution de la Franche-Comté à Maximilien de Habsbourg. Des traités de neutralité sont passés entre les deux rivaux pour que les échanges commerciaux perdurent, mais ce répit est de courte durée : l'Italie devient le théâtre de l'opposition du roi de France et de l'empereur.

Siège de 1513

Le 6 juin 1513, la défaite de l'armée française, partie conquérir Milan et Gênes, face aux troupes suisses à Novare entraine une des plus grandes menaces que vont connaitre le duché de Bourgogne et sa capitale. Soutenu par l'empereur Maximilien, qui conserve l’espoir de récupérer cette province, les Suisses décident d'attaquer Dijon avant de poursuivre leur poussée vers Paris. 16 000 Bernois se mettent en marche sous les ordres de Jacques de Wattenville. Dijon n’est pas en mesure de tenir un siège en règle, sa muraille étant en piètre état. De retour d’Italie après la débâcle de Novare, le gouverneur de la place, de La Trémouille, est chargé d'organiser la défense de la ville. Il pare au plus pressé, obligeant la population à consolider l'enceinte de la ville. Le 8 septembre, près de 40 000 soldats (la milice suisse rejointe par une armée composée de soldats allemands envoyés par Maximilien et de volontaires comtois) sont aux portes de la ville. Côté français le gouverneur n'a réuni que 1 000 lanciers du roi et 6 000 hommes. Dès le lendemain, les bombardements débutent depuis la colline de Montmusard. De La Trémouille ordonne de creuser des fossés là où la muraille est prête à céder. Le 11 septembre, une brèche est faite à la courtine reliant la porte d'Ouche à la porte Guillaume. Des pourparlers s'ouvrent mais les conditions proposées (restitution de la Bourgogne à l’empereur notamment) sont refusées par le gouverneur français. Les Dijonnais retranchent la brèche afin de défendre la cité et repousser Allemands et Suisses. Un événement soudain tourne en faveur des Français. Maximilien perd une autre bataille au nord du royaume et décide de se replier vers l’Allemagne, alors qu'il aurait dû se joindre aux Suisses pour achever le siège. Ce revirement permet à de La Trémouille de proposer un traité pour mettre fin à la bataille : il offre une rançon de 400 000 écus, dont 25 000 livrés immédiatement. Les Suisses acceptent et quittent la ville dès le lendemain.

Mise en place de l’enceinte moderne

Cet épisode met en lumière la nécessité de bâtir une nouvelle enceinte capable de résister à de futures attaques. Bien que le château soit achevé en 1512 et en fonction, le siège de 1513 a prouvé que la forteresse ne peut être garante de la défense de la cité. La menace est d'autant plus forte que les Suisses, trompés par de La Trémouille, attendent toujours le solde du paiement. De plus, Louis XII ne reconnait pas les termes de l'accord, empêchant une paix durable. En guise de compensation, le roi octroie aux Dijonnais qui se sont vaillamment défendus, une rente de 2 500 livres par an pour réparer et moderniser les fortifications de la ville. Finalement, la victoire française à Marignan décante la situation : François 1er verse la somme promise et scelle avec les cantons suisses un traité de neutralité qui perdurera jusqu’à la Révolution française.
La réalisation de ce chantier de modernisation débute dès 1515 avec l'édification du boulevard Saint-Pierre sous la direction du gouverneur de La Trémouille. Ce premier bastion a une forme en fer à cheval, style encore pratiqué à cette époque. Il est implanté en avant du rempart, percé par la porte du même nom. Un pont-levis permet d'accéder au terre-plein de ce boulevard, puis à la porte de la ville. Ce premier ouvrage annonce les futurs édifices qui vont être construits. En 1536, en prévision des fortifications projetées, les faubourgs sont rasés. Le second ouvrage est le bastion de Guise. Bâti d'après les plans de l'ingénieur siennois Bellarmato, il a pour but de protéger l'angle sud-est de l'enceinte. Contemporain et similaire au bastion Saint-Pierre de Chalon-sur-Saône, il est placé dans le prolongement du futur rempart Tivoli, élevé à la même époque. Un autre bastion est élevé sur la partie orientale de l'enceinte par l’ingénieur italien : le bastion Saint-Nicolas. L'église Saint-Nicolas située hors des remparts médiévaux est détruite lors de la construction de cet édifice. Une nouvelle église sera par la suite rebâtie à l'intérieur de l'enceinte (aujourd'hui seule la tour subsiste). Achevé en 1552, le bastion comprend également une porte. Un autre front est rapidement complété par un troisième ouvrage, le bastion de Saulx, qui fait référence à Gaspard de Saulx, lieutenant-général en Bourgogne et aussi maréchal de France. D'autre part, les courtines dont une partie s'appuie sur le tracé médiéval, sont également renforcées, en doublant la muraille côté ville par un important remblai, retenu par un mur de soutènement nouvellement construit. Large d’environ 1,40 m, ce mur correspond encore aujourd’hui en partie à l’arrière des constructions se déployant depuis la rue Vannerie (comme l'expose Loïc Gaëtan lors de fouilles effectuées en 2023). Les différents plans réalisés montrent bien la volonté des ingénieurs de disposer d'une meilleure défense sur les parties sud et est de la ville, orientées du côté de la Franche-Comté et de l'Allemagne.
A la fin de ce siècle, le royaume sombre dans les guerres de religion. Dijon est aux mains des hommes de Charles de Lorraine, duc de Mayenne, ainsi qu'une grande partie de la province dont il est le gouverneur. Ce dernier est partisan de la Ligue catholique. Le maire dijonnais, Jacques Laverne, est exécuté le 29 octobre 1594 pour avoir proclamé son alliance au roi de France. Pour renverser le roi Henri IV, de Mayenne compte sur la proximité de la Franche-Comté pour rallier à sa cause le roi d'Espagne, Philippe II. Le point d'orgue de ces guerres est l'année 1595. Les ligueurs, retranchés au sein du château, sont assiégés par le maréchal de Biron. Le 28 mai, Tavannes, leur chef, se rend et la ville redevient une terre royaliste. Enfin, en juin, la bataille de Fontaine-Française, qui oppose les hommes de Mayenne et l'armée royale espagnole aux soldats d'Henri IV, se solde par une victoire française le 5 juin, repoussant une possible invasion de la Bourgogne par les Ibères. La paix de Vervins, signée le 2 mai 1598, apporte une période de calme entre les provinces voisines. Bien que cet épisode n'ait pas mis à contribution les nouvelles fortifications, la menace demeure intacte.
Dès la reprise de la ville par les royalistes, Henri IV souhaite en améliorer les fortifications. Le renforcement de l’enceinte s’opère finalement sous le règne de Louis XIII, confronté à une série de menaces sur la scène européenne (guerre de Trente ans). Mais un sous-conflit émerge qui oppose directement le comté de Bourgogne à la monarchie française : la guerre de Dix ans. A Dijon, des demi-lunes en terre sont élevées afin de protéger les cinq portes de ville, habituel point faible d'une enceinte. Ces ouvrages avancés améliorent le flanquement des bastions établis au siècle précédent. De plus, on aménage des chemins couverts aux contrescarpes. Ces travaux d’envergure seront les derniers opérés, malgré les nombreuses imperfections de l'enceinte : les bastions sont trop éloignés les uns des autres même si la présence de tours et des demi-lunes atténue cette fragile défense. En 1788, Léon de Perthuis et Antoine-Vincent-Jules-Louis Legrand pointent ces défauts dans un mémoire portant sur l’état de la place, justifiant que cette place forte a été créée sans cohérence et résulte plus d'un empilement d'ouvrages à des époques différentes. Ils argumentent leur propos en expliquant que, par exemple, le défilement (possibilité d’atteindre l’ennemi à couvert de ses propres tirs) des ouvrages n'a pas été pris en compte. Mais Dijon est épargné par la guerre de Dix ans, les combats ayant lieu principalement sur le sol comtois.
La seconde moitié du 17e siècle correspond à l'arrivée au pouvoir de Louis XIV. Le monarque mène une politique d'agrandissement du territoire national dont le comté de Bourgogne est l'une des cibles. Une première tentative, avortée, a lieu en 1668. Il récidive six ans plus tard, mais les comtois, surpris en 1668, se sont préparés. Les prémices de cette seconde attaque naissent dès 1673 par des combats au niveau de la frontière. Face à cette menace, on fait réparer les murailles de Dijon. Sous le commandement du colonel Massiette, les Comtois mènent des raids victorieux en Bourgogne en pillant et saccageant les villages sur leur passage. Le 20 novembre, 1 400 Comtois sont aux portes de la cité dijonnaise, dont la résistance permet de repousser l'assaut. Les représailles françaises sont terribles et se concluent par l'invasion du comté en 1674 et son annexion, ratifiée en 1678 par le traité de Nimègue.

Le devenir des fortifications après la conquête de la Franche-Comté

La prise de la Franche-Comté éloigne Dijon de la frontière (repoussée de plus de 150 km). Par conséquent, la cité perd son statut de ville-frontière. Ce déclin militaire est définitivement acté en 1711 par son déclassement en tant que place forte. La fin du siècle et le début du suivant se caractérisent par une période faste et un embellissement urbain, avec l’aménagement de la place Royale et du palais des États notamment, et par le "desserrement" de la ville.
Les premières ouvertures et démolitions d'ouvrages fortifiés
En 1671, une promenade, appelée Cours du Parc, est créée par la Ville afin de relier le parc du château de la Colombière aux portes de la cité. Appartenant au prince de Condé, ce parc est aménagé en 1685 par un élève de Le Nôtre. D'autres lieux de déambulation voient le jour au 18e siècle, aménagés sur et le long des remparts comme celui du cours Fleury entre la tour de La Trémouille et la demi-lune de Fermerot. Longue de 240 m avec trois alignements d'arbres, cette promenade est conçue par l'intendant Joly de Fleury. Enserrée derrière ses remparts, la municipalité crée de nouvelles rues comme la rue Condé construite entre 1721 et 1725. Les entrées "historiques" de la cité sont pour certaines reconstruites. La porte Saint-Pierre est démolie en 1765 mais le bastion attenant est maintenu ; la porte est réaménagée avec l’élévation deux piliers, puis l'artère sera élargie au 19e siècle (aujourd’hui un seul pilier pilastre subsiste). La porte Guillaume est détruite en 1786 et est remplacée par un arc de triomphe en 1788. La porte d'Ouche ruinée en 1752, les échevins décident d'en rebâtir une nouvelle en 1787 (qui sera surmontée d'un viaduc lors de l'aménagement de la voie de chemin de fer). Porte médiévale, l'entrée Saint-Nicolas était fortement défendue car tournée vers l'Empire. En 1760, deux grands piliers de style Louis XVI y sont érigés. Enfin, plusieurs tronçons de fossés sont comblés au niveau des demi-lunes de Raine et Saint-Georges ainsi qu'au château, qui voit son front côté ville détruit.
Les fortifications, devenues propriété de la Ville, ne sont plus une priorité pour la municipalité. Mais comme le souligne le mémoire de Legrand et de Perthuis, ces ouvrages fortifiés existant, il est "fâcheux" de les laisser à l'abandon, au cas où une menace future surviendrait. L'entretien des remparts fait l'objet de nombreux rapports de la part des architectes voyers de la ville, de la Révolution aux années 1850, entrainant des réparations, travaux et même reconstructions comme en 1833 la réparation d'une brèche au parapet du rempart entre la porte Saint-Pierre et la Porte Neuve, ou en 1862 les restaurations du rempart Tivoli et celui de la Porte Neuve à la Porte Saint-Nicolas. Les escaliers et rampes sont aussi entretenus pour accéder aux courtines, où des arbres sont plantés comme au rempart Tivoli en 1852. Cela n'a pas empêché la démolition du boulevard Saint-Pierre à partir de 1824, remplacé par une place circulaire (actuelle place Wilson).
Ce désenclavement se poursuit avec la création du canal de Bourgogne et l'aménagement d'un port. Le projet, annoncé dès les années 1720, a pris du retard faute de crédits ; ce n'est qu'au début du 19e siècle que le tronçon Dijon/Saint-Jean-de-Losne est mis en chantier. La création de la ligne Paris - Lyon - Méditerranée (PLM) et la construction de la gare nécessitent de démolir une partie des fortifications bien que le bastion de Guise soit conservé et réutilisé en terre-plein pour l'installation de la voie ferrée. Ces mises en réseau entrainent un essor économique et démographique (plus de 33 000 nouveaux habitants). Des faubourgs se développent au-delà de l’enceinte fortifiée, ce qui entraine le percement de certains tronçons du rempart et la création de quartiers au nord, depuis la place Saint-Bernard ou Charles-François Dupuis sous la houlette de l'architecte A. Lacordaire à partir de 1839. Pour y accéder, une nouvelle porte dite des Godrans est aménagée en 1837, après l'ouverture du rempart autorisée par le ministère de la Guerre.
La place de Dijon, sous la responsabilité de la direction du Génie basée à Besançon, fait l'objet de deux mémoires en 1832 et 1857, expliquant l’intérêt de la conserver en état. L'armée n'est plus propriétaire des fortifications appartenant désormais à la Ville. Les autres ouvrages ont été aliénés à des particuliers. Des maisons, pavillons, arbres fruitiers occupent une grande partie de l'enceinte subsistante. Le capitaine du Génie Redoutey pointe dans un mémoire rédigé en 1832 les démolitions engagées par la Ville depuis le début du siècle (demi-lune de Rennes/Raine, le boulevard Saint-Pierre ou encore la disparition des fossés devant des entrées de la ville). De plus, il met en avant les conditions de casernement dans la capitale bourguignonne, les soldats étant logés dans d'anciennes églises et couvents. Ainsi, Redoutey recommande d'élever la cité au rang de place de guerre, ce qui empêcherait la dégradation des fortifications. Le mémoire de 1857, écrit par le chef de bataillon Munier, démontre que Dijon serait "un point d'appui avantageux pour la ligne de défense" en cas d'attaque depuis l'est, la cité étant un nœud de communications de voies terrestres, ferroviaires et fluviales. Il note que les deux-tiers de l'enceinte sont encore en place et propose d'occuper de nouvelles positions à l'écart du centre urbain : Saint-Appolinaire, Fontaine-lès-Dijon et Montmusard. Pour éviter d'autres destructions, le capitaine confirme les propos du capitaine Redoutey et préconise d'établir Dijon au rang de place militaire.
Le débastionnement de la ville
Bien que la France reste sous la menace d’une guerre sur son territoire, et malgré les avis émanant de la direction du Génie, le démantèlement de la ville s’accélère au cours de la seconde moitié du 19e siècle. La vente d'une partie des ouvrages à des particuliers, les percées de l'enceinte et l’aménagement du port puis de la gare en sont les premières étapes. Enfin, l’influence des grands travaux menés à Paris sous l'égide du baron Haussmann se propage à travers le pays, les municipalités provinciales voulant aussi se doter de grandes avenues et boulevards.
Le bastion Saint-Nicolas, établi par Bellarmato au 16e siècle et concédé par le roi à la Ville en 1753, est finalement démoli en 1847 et remplacé en 1855 par une place circulaire. Le nivèlement de plusieurs rues à la suite de l'arasement des remparts, comme celles de Diderot ou Berlier, participe aussi au désenclavement de la ville. Mais c'est officiellement le 11 novembre 1865 que le débastionnement est acté : le conseil municipal organise un concours portant sur la suppression des remparts, la création de boulevards extérieurs et l'occupation des terrains de l'enceinte. Cinq projets sont déposés et trois retenus : ceux de Jetot, Degré et Bachet. Les destructions englobent le château, qui doit être remplacé par un boulevard. Le 13 aout 1866, le conseil municipal désigne une commission, composée de sept membres, qui aura pour tâche de concevoir le projet final accompagné d'un plan, en se basant sur les propositions déjà émises. Le projet est voté le 30 décembre de l'année suivante et repose sur trois principes fondamentaux : des tracés rectilignes de type "haussmannien", un réseau de boulevards reprenant l'emprise de l'enceinte fortifiée et la préservation du cœur de la cité. Entre temps, les démolitions se poursuivent en 1867 au rempart Saint-Julien (?) entre les portes Saint-Pierre et Neuve, préfigurant l'aménagement du boulevard Carnot en 1870. La décennie suivante est dans la continuité de la politique engagée avec les projets de la place Darcy, la création des boulevards Thiers, Saint-Nicolas et la poursuite des destructions d'ouvrages de l'enceinte (demi-lune et aide de Saulx remplacées par le lycée Carnot en 1893, comblement des fossés). La démolition du château est au cœur des débats car il se situe dans l’axe d'un boulevard projeté (futur Boulevard de Brosses). Au même moment, un projet déposé par Charles Suisse dans un ouvrage intitulé Architecture militaire bourguignonne propose la restauration et la conservation de la forteresse, ce qui permet au château d'être classé Monument historique par l’État. Cette décision contrecarre durant quelques années les projets de la Ville, mais elle obtient finalement son déclassement en 1887. La disparition annoncée du château va permettre la création entre la porte Guillaume et la place de la République d'une grande artère comprenant les boulevards de Brosses et de Trémouille. A partir de 1890, le château est peu à peu démantelé : destruction des ouvrages avancés (boulevards) et de la tour Guillaume. Le déménagement de la caserne de gendarmerie acte la démolition finale et rasée en 1897, l'espace laissé permet la construction de l'hôtel des Postes et Télégraphes.
En 1944, le bastion de Guise, unique vestige de l'enceinte fortifiée de Dijon, est protégé au titre des Monuments historiques. Quelques portions du rempart sont encore visibles rues du Rempart Tivoli, Berlier ou bien Diderot, ainsi que les portes situées en hauteur qui permettaient d’accéder aux remparts transformés en promenade à partir du 18e siècle puis arasés au 19e siècle. Les portes Guillaume et Saint-Pierre, témoins de ces grandes entrées au sein de la cité depuis le moyen-Age et rebâties à la fin de l'Ancien régime, sont aussi protégées au titre des Monuments historiques.

Historique


La construction du château de Dijon, entamée dès 1478, confirme le rattachement à la France et l'autorité du roi Louis XI sur le duché de Bourgogne. Cette véritable forteresse dont le chantier durera environ 30 années, a pour but de contrôler la population, hostile à l’arrivée du nouveau souverain. En 1513, Louis XII, parti conquérir Milan et Gênes, subit un revers à Novare face aux mercenaires suisses. Les Helvètes, soutenus par l'empereur Maximilien, décident d'attaquer Dijon avant de marcher vers Paris. Le gouverneur de la place, Louis de La Trémouille, est chargé d'organiser la défense de la ville. Après plusieurs jours de siège, de La Trémouille parvient à trouver un accord avec le commandant suisse : une rançon de 400 000 écus, dont 25 000 livrés immédiatement, est versée à l’ennemi. Les Suisses quittent la ville dès le lendemain. Les remparts de Dijon ayant montré leur vulnérabilité, la conception d’une nouvelle enceinte débute en 1515. En 1536, en prévision des fortifications projetées, les faubourgs sont rasés. Bellarmato, ingénieur militaire italien, est mandé par Claude de Guise pour élever les bastions de Guise, Saint-Nicolas et de Saulx. Sous Louis XIII, des ouvrages avancés sont bâtis (demi-lunes) en terre pour renforcer la défense de la cité. L’annexion de la Franche-Comté en 1674 fait perdre à Dijon son statut de ville-frontière, confirmé en 1711 par son déclassement. Les fortifications sont devenues inutiles. Dès 1671, une promenade, appelée Cours du Parc, a été créée par la Ville, pour relier le parc de la Colombière aux portes de la cité. La municipalité crée de nouvelles artères comme la rue Condé construite entre 1721 et 1725. Plusieurs tronçons de fossés sont comblés au niveau des demi-lunes de Raine et Saint-Georges, ainsi qu'au château. Ce dernier voit son front côté ville détruit. Les escaliers et rampes sont entretenus pour accéder aux courtines, devenues des lieux de promenade où des arbres sont plantés comme au rempart Tivoli en 1852. Cela n'empêche pas la démolition du boulevard Saint-Pierre à partir de 1824, remplacé par une place circulaire (actuelle place Wilson). Ce désenclavement de la ville se poursuit avec la création du canal de Bourgogne et l'aménagement du port, puis de la gare ferroviaire au milieu du 19e siècle. Le 11 novembre 1865, le débastionnement est acté : le conseil municipal organise un concours portant sur la suppression des remparts, la création de boulevards extérieurs et l'occupation des terrains de l'enceinte. La démolition du château en 1897 achève ce démantèlement.
Période(s)
Principale :
  • Moyen Age
  • 16e siècle
  • 17e siècle
  • Epoque contemporaine
Auteur(s) & personnalité(s)

Date de naissance : 24/08/1493 - date de décès : 28/04/1555

Bellarmato, Girolamo, architecte et ingénieur. Né le 24 aout 1493 à Sienne, il fuit l'Italie et est présenté à François 1er. Le roi lui confie le chantier des fortifications du Havre ainsi que le tracé urbain de la future ville. Nommé en 1546 «<span style="font-style:italic;">commissaire général du roi aux fortifications du duché de Bourgogne</span>», il est chargé de fortifier la nouvelle enceinte de Chalon-sur-Saône, place forte du roi. Il y meurt en 1555.

Description


La ville s'est développée dans une plaine bordée par des reliefs appelés combes. Deux rivières y convergent, l'Ouche et le Suzon. Plusieurs enceintes fortifiées ont été érigées avant celle établie aux 16e et 17e siècles, forme la plus aboutie. Cette dernière suit le mur médiéval, mais s'en écarte quand les bastions sont édifiés, d'où son tracé irrégulier. La courtine, haute en moyenne de 7 m, était flanquée de tours, héritage d'anciennes campagnes de construction datant de la période ducale. L'ensemble des ouvrages flanqués ou saillants au rempart sont maçonnés, en pierre de taille (moyen et grand appareil) et moellon. A certains endroits, la muraille est encore visible et est composite à cause des campagnes successives de réparations et de restaurations. Un fossé bordait les murs d'escarpe. Un chemin couvert est aménagé sur les contrescarpes. Des ouvrages avancés (élevés en terre) complètent la fortification dijonnaise au 17e siècle. L’enceinte dispose de cinq portes de ville et d'autant de fronts, s'articulant ainsi :
- un premier front allant du château au bastion Saint-Nicolas. Premier ouvrage de cette enceinte, le château était un quadrilatère flanqué de tours à chaque angle et renforcé par deux boulevards détachés (disposant de galeries de contremine). Depuis la tour de la Trémouille, le Suzon traversait la ville par des canaux souterrains (aujourd’hui, il ressort au niveau de l’impasse Claude Balbastre). Ce front se terminait par le bastion Saint-Nicolas (actuelle place de la République), qui contrôlait la porte de ville du même nom. Un des flancs de cet ouvrage bastionné était en orillon (en forme d'un as de pique). La demi-lune Fermerot fut ajoutée au 17e siècle entre le bastion et la tour. Le boulevard de Brosses suit le tracé de l'ancien rempart sur cette partie ;
- le second front s’articulait entre le bastion Saint-Nicolas et celui de Saulx. Tourné vers la frontière, le rempart était bien tracé. Ce front était constitué de tous les éléments de l'architecture bastionnée : courtine, bastions, fossé et chemin couvert. Encadré par les demi-lunes de Saulx, un ouvrage atypique (car jugé trop petit) s'érigeait en saillant du rempart : l'aide de Saulx était en réalité un bastion avec des murs à bossage (à l'emplacement de l'actuel lycée Carnot). La porte de Bourbon se situait à proximité du bastion de Saulx ;
- le troisième front s’articulait du bastion de Saulx au boulevard Saint-Pierre. L'ouvrage de Saulx était à orillon et détaché de l'enceinte. Un pont-levis le reliait au rempart. La tour Saint-Georges et la demi-lune Richelieu protégeaient cette portion de l’enceinte.
- le front suivant allait de la tour Saint-Pierre au bastion de Guise. L'enceinte de ce côté était fortement protégée : trois demi-lunes, Saint-André, de Fondoire (ou tour ducale) et de Sel, défendaient le rempart, notamment la partie nommée Tivoli, encore en place et contemporaine du bastion de Guise. Un quatrième ouvrage avancé couvrait le rempart : la contregarde de Guise ;
- le dernier front est celui du bastion de Guise au château. Jugé comme le plus fragile (aucun défilement), il comprenait une partie du faubourg d'Ouche, l'aire de l’hôpital et la porte Guillaume. La muraille, composée du rempart de la Miséricorde puis d’une partie médiévale, reliait les deux extrémités de ce front. Trois ouvrages détachés défendaient la ville : la lunette de l'hôpital et les demi-lunes de Saint-Georges et de Renne.
Murs :
  • calcaire
  • calcaire
  • pierre de taille
  • moellon
  • bossage
Plan :
  • système bastionné
État de conservation :
  • vestiges

Source(s) documentaire(s)

  • Service Historique de la Défense, Vincennes : 1 VH 2090 (1832, 1857). Mémoires militaires (historique, rôle, utilité, défense de la place, limites intérieures et extérieures) : plans. (1751-1882).
    Service Historique de la Défense, Vincennes : 1 VH 2090 (1832, 1857). Mémoires militaires (historique, rôle, utilité, défense de la place, limites intérieures et extérieures) : plans. (1751-1882)
    Lieu de conservation : Ministère de la Défense, Service historique de la Défense, Vincennes - Cote du document : 1 VH 2090
  • Mémoire sur la situation de la place par rapport à la frontière et à son utilité. S.d. [1788].
    Bibliothèque municipale, Dijon : Ms 3202 / 5 - fol. 1 Mémoire sur la situation de la place par rapport à la frontière et à son utilité. S.d. [1788].
    Lieu de conservation : Bibliothèque municipale, Dijon - Cote du document : Ms 3202 / 5 - fol. 1
  • Mémoire de l'examen de la fortification par front. S.d. [1788].
    Bibliothèque municipale, Dijon : Ms 3202 / 5 - fol. 2 : Mémoire de l'examen de la fortification par front. S.d. [1788].
    Lieu de conservation : Bibliothèque municipale, Dijon - Cote du document : Ms 3202 / 5 - fol. 2
  • Archives municipales de Dijon : 1 M 15. Portes, remparts, château. 1790-1952.
    Archives municipales de Dijon : 1 M 15. Portes, remparts, château. 1790-1952.
    Lieu de conservation : Archives municipales, Dijon - Cote du document : 1 M 15.
  • Archives municipales de Dijon : 1 O. Fonds de la voirie du 19e siècle. 1753-1911.
    Archives municipales de Dijon : 1 O. Fonds de la voirie du 19e siècle. 1753-1911.
    Lieu de conservation : Archives municipales, Dijon - Cote du document : 1 O
  • Archives municipales de Dijon : 1 O 1. Débastionnement de la ville de Dijon. 1793-1924.
    Archives municipales de Dijon : 1 O 1. Débastionnement de la ville de Dijon. 1793-1924.
    Lieu de conservation : Archives municipales, Dijon - Cote du document : 1 O 1
  • Dijon, assiégé par les suisses en 1513.
    Dijon, assiégé par les suisses en 1513. Tapisserie (laine et soie), sn. S.d [après 1515].
    Lieu de conservation : Musée des Beaux-Arts, Dijon - Cote du document : Inv. CA 1445
  • Le Vray pourtraict de la Ville de Diion. 1574.
    Le Vray pourtraict de la Ville de Diion. Gravure, par François de Belleforest. 1574. Échelle de 100 toises.
    Lieu de conservation : Bibliothèque nationale, Paris
  • [Projet de renforcement des fortifications de Dijon]. 1635.
    [Projet de renforcement des fortifications de Dijon]. Dessin (plume, lavis), s.n. 1635. Plan issu d'un recueil d'architecture de Guillaume Tabourot (1573-1644).
    Lieu de conservation : Bibliothèque municipale, Dijon - Cote du document : Ms 1654 / Fol. 33
  • Le vray pourtraict de la ville de Dijon. 1574.
    Le vray pourtraict de la ville de Dijon. Dessin [vue cavalière], par Evrard Bredin. 1574. 31 x 40.5 cm.
    Lieu de conservation : Bibliothèque nationale, Paris
  • Recueil de plans de fortifications de villes de Bourgogne : plan des ville et chasteau de Dijon. 1638.
    Recueil de plans de fortifications de villes de Bourgogne : plan des ville et chasteau de Dijon. Atlas (document cartographique manuscrit), s.n. 1638. Échelle de 150 toises de six pieds.
    Lieu de conservation : Bibliothèque nationale, Paris
  • 67 Musée de Dijon. - JEANNIOT (A). - Entrée du Château de Dijon (XVe s). ND. S.d.
    67 Musée de Dijon. - JEANNIOT (A). - Entrée du Château de Dijon (XVe s). ND. Carte postale, s.n [Jeanniot]. S.d.
    Lieu de conservation : Archives départementales de la Côte-d'Or, Dijon - Cote du document : 9 Fi 21231-377
  • Description de la ville de Dijon siège du parlement de Bourgogne. 1647.
    Description de la ville de Dijon siège du parlement de Bourgogne. Dessin, par Jean Boisseau. 1647. 700 x 270 cm.
    Lieu de conservation : Bibliothèque nationale, Paris
  • Plan de l'Ancienne et nouvelle ville de Dijon [en 1696].
    Plan de l'Ancienne et nouvelle ville de Dijon [en 1696]. Gravure, s.n. (d'après Pierre Lepautre). 1847. 358 x 300 cm.
    Lieu de conservation : Bibliothèque nationale, Paris - Cote du document : GE D-14525
  • Plan de la Ville et des Environs de Dijon. S.d [1730].
    Plan de la Ville et des Environs de Dijon. Dessin, par Jean de Beaurain. S.d. [1730]. 705 x 530 cm.
    Lieu de conservation : Bibliothèque nationale, Paris
  • Aménagement du parc et plan général de la demi-lune d'entrée : délibération du Conseil municipal en date des 27 août 1867 et 9 mars 1868.
    Aménagement du parc et plan général de la demi-lune d'entrée : délibération du Conseil municipal en date des 27 août 1867 et 9 mars 1868. Lithographie (en couleur) de Carré, d'après un dessin de F. Gouet. S.d. [vers 1867]. 45 x 29 cm.
    Lieu de conservation : Bibliothèque municipale, Dijon - Cote du document : L Est. CP-II 5
  • Porte de la Manutention, ouverte en 1860 et démolie avec le rempart en 1883.
    Porte de la Manutention, ouverte en 1860 et démolie avec le rempart en 1883. Photographie, s.n. S.d. [vers 1880].
    Lieu de conservation : Bibliothèque municipale, Dijon - Cote du document : Est 2333 / 20
  • Rempart Tivoli entre le bastion de Guise et l'école Tivoli. S.d [vers 1880].
    Rempart Tivoli entre le bastion de Guise et l'école Tivoli. Photographie, s.n. S.d. [vers 1880].
    Lieu de conservation : Bibliothèque municipale, Dijon - Cote du document : Est 2333 / 23
  • Bastion de Saulx (rue Diderot) et petit pont sur le Suzon. S.d. [vers 1880].
    Bastion de Saulx (rue Diderot) et petit pont sur le Suzon. Photographie, s.n. S.d. [vers 1880].
    Lieu de conservation : Bibliothèque municipale, Dijon - Cote du document : Est 2333 / 28
  • [Rempart et porte des Gendarmes].
    [Rempart et porte des Gendarmes]. Photographie, s.n. S.d [19e siècle]. Fonds Javelle. 31 x 24 cm.
    Lieu de conservation : Bibliothèque municipale, Dijon - Cote du document : L Est. AS-II 6
  • [Tour Fondoire et rempart de Tivoli].
    [Tour Fondoire et rempart de Tivoli]. Photographie, s.n. S.d. [19e siècle]. 24 x 19 cm.
    Lieu de conservation : Bibliothèque municipale, Dijon - Cote du document : L Est. AT-V 13
  • Vue de la porte Saint-Nicolas. Vieille Bourgogne 9. S.d.
    Vue de la porte Saint-Nicolas. Gravure, par Denis (d'après un dessin de Lallemand). S.d. Vieille Bourgogne 9. l. v. édit.
    Lieu de conservation : Archives départementales de la Côte-d'Or, Dijon - Cote du document : 9 Fi 21231-1438
  • Vue de la Porte Guillaume à Dijon. 1817.
    Vue de la Porte Guillaume à Dijon. Gravure, par Chapuy dessinateur et Baugean graveur. 1817. - Ostervald l'aîné, éditeur à Paris, rue Pavée Saint-André-des-Arts.
    Lieu de conservation : Archives départementales de la Côte-d'Or, Dijon - Cote du document : 2 Fi 18-2 - Vue 1/1
  • Vue sur le rempart de la Porte St Pierre. S.d. [19e siècle].
    Vue sur le rempart de la Porte St Pierre. Estampe (lithographie), par s.n (d'après une illustration de C.M.). S.d. [19e siècle]. 18 x 12 cm.
    Lieu de conservation : Bibliothèque municipale, Dijon - Cote du document : L Est. AT-IV 9
  • Extrémité de la rue du Lycée [rue Roulotte] en 1884 avant abaissement du rempart.
    Extrémité de la rue du Lycée [rue Roulotte] en 1884 avant abaissement du rempart. Photographie, par Henri Breuil. 1884.
    Lieu de conservation : Bibliothèque municipale, Dijon - Cote du document : PHO 2 / 3366
  • Chantier vers les remparts de la Miséricorde. 1972.
    Chantier vers les remparts de la Miséricorde. Photographie, sn (Le Bien public). 1972.
    Lieu de conservation : Bibliothèque municipale, Dijon - Cote du document : PHO 2 / 6189
  • [Aide de Saulx]. 1887.
    [Aide de Saulx]. Estampe (impression photomécanique), par E. Serrigny. 1887. Imprimé par Phototypie Berthaud à Dijon. 27 x 21 cm.
    Lieu de conservation : Bibliothèque municipale, Dijon - Cote du document : L Est. AT-VI 1
  • Dijon - Bastion et Terrasse de l'Hôpital. S.d.
    Dijon - Bastion et Terrasse de l'Hôpital. Carte postale, s.n. S.d.
    Lieu de conservation : Archives départementales de la Côte-d'Or, Dijon - Cote du document : 9 Fi 21231-345
  • Place Darcy. Porte Guillaume. S.d.
    Place Darcy. Porte Guillaume. Carte postale, s.n. S.d. Ed Caloin, Dijon.
    Lieu de conservation : Archives départementales de la Côte-d'Or, Dijon - Cote du document : Fi 21231-696
  • Bastion de Guise surplombant le bief de l'Ouche. 1944.
    Bastion de Guise surplombant le bief de l'Ouche. Photographie, s.n. 1944.
    Lieu de conservation : Bibliothèque municipale, Dijon - Cote du document : PHO 2 / 3372
  • Pavillon du XVIIIe siècle au 2 rue Paul Cabet, vestiges du Bastion de Saulx. 1943.
    Pavillon du XVIIIe siècle au 2 rue Paul Cabet, vestiges du Bastion de Saulx. Photographie, s.n. [Service du Vieux Dijon]. 1943.
    Lieu de conservation : Bibliothèque municipale, Dijon - Cote du document : PHO 2 / 3376
  • Vestiges de la muraille du Castrum, 49 rue Chabot-Charny. 1944.
    Vestiges de la muraille du Castrum, 49 rue Chabot-Charny. Photographie, s.n. 1944.
    Lieu de conservation : Bibliothèque municipale, Dijon - Cote du document : PHO 2 / 3378
  • Bastion de Guise. 1969.
    Bastion de Guise. photographie, s.n. 1969. Ed. Le Bien public.
    Lieu de conservation : Bibliothèque municipale, Dijon - Cote du document : PHO 2 / 3373
  • Courtépée, Claude, Beguillet, Edmé. Description générale et particulière du Duché de Bourgogne. Avallon : Editions F.E.R.N., 1967 (3e ed.). 4 volumes.
    Courtépée, Claude, Beguillet, Edmé. Description générale et particulière du Duché de Bourgogne. Avallon : Editions F.E.R.N., 1967 (3e ed.). 4 volumes.
  • Équipe Départementale de Recherche et d'Animation Pédagogique. L'Agglomération de Dijon des origines à nos jours : site, plans, documents. 1985.
    Équipe Départementale de Recherche et d'Animation Pédagogique. L'Agglomération de Dijon des origines à nos jours : site, plans, documents. Dijon : Éd: Canopé-CRDP de l'académie de Dijon, 1985.
  • ICOVIL. Dijon et son agglomération – Mutations urbaines de 1800 à nos jours Tome 1 (1800-1967). 2012.
    ICOVIL. Dijon et son agglomération – Mutations urbaines de 1800 à nos jours Tome 1 (1800-1967). Dijon : ICOVIL. 2012.
  • Peignot, Gabriel. Nouveaux détails historiques sur le siège de Dijon en 1513 ; sur le traité qui l'a terminé, et sur la tapisserie qui le représente. 1837.
    Peignot, Gabriel. Nouveaux détails historiques sur le siège de Dijon en 1513 ; sur le traité qui l'a terminé, et sur la tapisserie qui le représente. Dijon : Imprimerie et fonderie de Douillier, 1837.
  • Richard, Jean. Quelques idées de François de Surienne sur la défense des villes : à propos de la fortification de Dijon (1461). Annales de Bourgogne, tome 16, 1944.
    Richard, Jean. Quelques idées de François de Surienne sur la défense des villes : à propos de la fortification de Dijon (1461). Annales de Bourgogne, tome 16, 1944.

Informations complémentaires

Thématiques :
  • fortifications royales et nationales en Bourgogne-Franche-Comté
Aire d’étude et canton : Bourgogne-Franche-Comté
Dénomination : fortification d'agglomération
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