SANATORIUM, ACTUELLEMENT ÉTABLISSEMENT DE SOINS DE SUITE ET DE RÉADAPTATION DU CENTRE HOSPITALIER DE MÂCON

71 - Bergesserin

Bois de la Châtelaine - Bois de la Châtelaine

  • Dossier IA71001278 réalisé en 2002
  • Auteur(s) : Le Clech-Charton Sylvie
Vue générale du bâtiment dans la forêt. © Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine

Historique


En 1929, est prise la décision de construire un sanatorium dans la forêt du lieu dit Bergesserin et un accès aménagé depuis la gare de Clermain. La construction, commencée en 1932, est suspendue par la guerre et les bâtiments actuels repris en 1946. La maîtrise d'ouvrage est exercée par l'entente interdépartementale de la Haute Marne, de l'Aube, de l'Yonne et de la Saône-et-Loire, et le maître d'oeuvre est Frédéric Bidaut, architecte départemental de Saône-et-Loire, domicilié 8 rue de la Paix à Mâcon. L'évolution, après les années 1960-1970, des pratiques thérapeutiques de lutte contre la tuberculose oriente l'établissement vers l'accueil des convalescents. Les formes architecturales sont liées au site et à une réflexion sur la vie quotidienne des malades et convalescents dans l'établissement. Depuis 1974, Bergesserin est un établissement relevant du Centre hospitalier de Mâcon.
Période(s)
Principale :
  • 2e quart 20e siècle
Date(s)
1932 : daté par source
1946 : daté par source
Auteur(s) & personnalité(s)

Description


La volonté de rationalisation et de fonctionnalité a présidé au parti initial de construction du bâtiment, dont les lignes légèrement brisées épousent la déclivité du terrain (jusqu'à six niveaux selon les différentes ailes). L'ensemble est ainsi composé de deux groupes de bâtiments disposés perpendiculairement l'un par rapport à l'autre, car ils n'ont pas les mêmes fonctions et sont reliés par un hall d'accueil donnant sur un escalier demi-hors-oeuvre. Cet escalier, analogue à ceux que l'on retrouve à la même époque dans les logements collectifs et les hôpitaux parisiens d'inspiration anglo-saxonne, comporte une cage centrale étroite, est à quart tournant et éclairé par de grandes baies vitrées, jusqu'à un étage offrant un point de vue panoramique sur la vallée de Cluny. Tout l'édifice est en béton peint, recouvert par un toit à deux pans à très faible pente, percé de lucarnes triangulaires, couvert de tuiles plates mécaniques de la fabrique de Saint-Romain-des-Iles (Saône-et-Loire). L'alternance des fenêtres à simple garde-corps et des fenêtres à jardinières en fer forgé dont le décor est constitué de volutes rompt la monotonie de la façade. Le premier groupe comporte quatre bâtiments de forme rectangulaire, disposés en ligne et orientés vers le sud, qui forment neuf unités de soins. L'unité n° 5 est celle qui a subi le moins de modification. D'une unité à l'autre, à la jonction de chaque bâtiment, un tableau d'affichage lumineux à neuf chiffres, permet de faire le renvoi de surveillance d'une unité à l'autre. Ce premier groupe est réservé aux unités de soins, disposées en enfilade et donnant sur deux types de galeries, l'une au rez-de-chaussée et orientée vers le sud, la galerie dite "chaude", et d'autres galeries situées dans les trois étages, dites "froides" et donnant au nord. Les chambres, largement vitrées, donnent sur la vallée et sont disposées en modules fonctionnels. Dans le couloir, des placards muraux. Puis, une porte d'entrée unique, donnant sur un vestibule carrelé où sont disposés six lavabos individuels. Ce vestibule dessert de part et d'autre deux chambres qui comportent un nombre variable de 2, 3 ou 4 lits. Sur la façade postérieure, animée par des balcons circulaires ou situés dans les encoignures des différents corps de bâtiments, face aux chambres et de l'autre côté du couloir central, les bureaux du personnel soignant et les bains. Le deuxième groupe de bâtiments, abrite les fonctions d'accueil (hall monumental dont le perron comporte une marquise éclairée de dalles de verre circulaires), d'administration ainsi que des fonctions destinées à la vie quotidienne des malades en résidence : réfectoire et cuisine au premier étage, chapelle et salle des fêtes au deuxième étage. La charpente métallique est accessible depuis la salle des fêtes. En contrebas de cet ensemble, les ateliers (garage, menuiserie, ancienne buanderie) et la chaufferie, en béton armé dont les claustras rappellent les principes d'ornement des façades des immeubles de la Reconstruction. Une galerie souterraine relie la chaufferie à l'établissement. Disséminés par groupes dans les bois environnants, les logements de fonction de la direction et du personnel soignant, en maisons individuelles et petits logements collectifs. L'alimentation en eau de tout le site a été conçue de façon à lui assurer une totale autonomie. A ce titre, l'ensemble est très révélateur, tant dans les matériaux que dans le décor et l'importance donnée aux locaux techniques, des principes de l'architecture de type fonctionnaliste appliqués depuis les années 1930 en Europe et diffusés massivement en France lors de la Reconstruction.
Murs :
  • béton armé
Toit :
  • tuile plate mécanique
Plan :
  • plan symétrique
Etages :
  • rez-de-chaussée surélevé
  • entresol
  • 3 étages carrés
  • étage de comble
Elévation :
  • élévation à travées
Escalier :
  • escalier de distribution,
  • escalier demi-hors-oeuvre,

Informations complémentaires

Thématiques :
  • patrimoine hospitalier
Aire d’étude et canton : Bourgogne
Dénomination : sanatorium
Carte interactive
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