PONT MOBILE, PONT-LEVIS ROUTIER ISOLÉ DE MONTCEAU (CANAL DU CENTRE)

71 - Montceau-les-Mines

Bief 10 du versant Loire-Océan

  • Dossier IA71002399 réalisé en 2012
  • Auteur(s) : Cécile Lestienne, Virginie Malherbe, Aurélie Lallement
Vue d'ensemble du pont. © Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine

Historique


La construction d'un pont-levis, sous la direction de l'ingénieur Corjon, est approuvée en 1851. La Compagnie des Mines de Blanzy finance la moitié des travaux du pont, ainsi que le logement du gardien, son chauffage et 150 F de traitement annuel (Archives nationales, F14 6877). Un pont tournant est substitué au pont-levis en 1869, sur la demande de la mairie, qui souhaite également une passerelle. Ces deux éléments "doivent rétablir la communication sur chemin vicinal plus ancien que le canal et coupé par sa construction". Le projet indique un pont-tournant métallique avec chaussée de 2,30 m et trottoirs de 0,75 m en encorbellement sur des consoles. La passerelle doit être ajournée. L'exécution de la partie métallique est confiée à la Compagnie du Creusot (Archives nationales, F 14 5879). Les cartes postales anciennes montrent bien un pont tournant à cet endroit (Musée Niépce, Fonds Combier, 75. 19. 71306. 300), avec une passerelle en dos d'âne en amont, ainsi qu'un poste de commande en aval. Une carte postale (Musée Niépce, Fonds Combier, 75. 19. 71306. 38) montre une passerelle en béton en amont du pont-levis. L'actuel poste de commande, ainsi que le pont-levis, remontent à 1952. La chaussée est large de 7 m et est encadrée par deux trottoirs de deux mètres. Les industries Schneider le réalisent en "acier 42 rivé". Le poids du tablier mobile est compensé par une caisse à lest portée par deux balanciers reliés au tablier par des bielles (projet d'article des ingénieurs Baudet et Deschamps, 1952, Archives départementales de Saône-et-Loire, 1695 W 425). Une maison de pontier est construite pour le "gardien du pont-tournant de Montceau-les-Mines, avec participation financière de la Compagnie des Mines de Blanzy" d'après un plan de l'ingénieur Chabas daté du 7 mars 1871. "[...] la Compagnie des Mines de Blanzy a obtenu sur sa demande et suivant décision ministérielle du 21 mars 1870, d'être exonérée de la part qu'elle payait depuis 1851, dans le salaire du gardien du pont-levis de Montceau-les-Mines (aujourd'hui remplacé par un pont tournant) à la condition qu'elle livrerait à l'Etat pour la construction du logement de cet agent, une surface de terrain de 60 à 70 m et qu'elle resterait chargée des démarches relatives à cette cession, et garderait à sa charge le logement du gardien jusqu'au 11 novembre 1871." "Ils [les ingénieurs] ont dressé le projet de la maison en vue de la construction pendant la campagne prochaine et ses dispositions d'ensemble ne diffèrent de celles du type récemment adopté au Canal qu'en ce que la construction projetée ne comporte pas d'ailes, et que l'accès à la cave au lieu de se faire par un escalier intérieur, se trouvera desservi par une porte de plein pied avec le sol de la rue qui longe la face amont de la maison." Le modèle récent dont il est question est précisé dans certains documents : c'est celui des maisons de la rigole de l'Arroux (Archives nationales, F14 5880). La maison se trouve alors au débouché du pont-tournant sur la rive droite du canal, à droite de la cour des équipages de la compagnie des Mines. Elle est de plan rectangulaire, perpendiculaire au canal (Archives départementales de Saône-et-Loire, 3 S 34). Un marché pour une nouvelle maison de pontier est approuvé en 1962, sur des plans dressé par A. Ruprich-Robert (architecte D.P.L.G. à Montceau-les-Mines), au-dessus des bureaux des Houillères, rue du Gaz (Archives départementales de Saône-et-Loire, 1695 W 145). Elle a disparu avant 1998 (IA71000062).
Période(s)
Principale :
  • 3e quart 19e siècle
  • 2e moitié 20e siècle
Date(s)
1851 : daté par source
1871 : daté par source
1952 : daté par source
1962 : daté par source

Description


Rive droite, en amont, un poste de commande en béton à toit plat accompagne le pont-levis en métal. Une construction métallique située en amont rappelle l'ancienne passerelle en dos d'âne à côté de l'ancien pont basculant et permet le passage de tuyaux.

Informations complémentaires

Thématiques :
  • canaux de Bourgogne
Aire d’étude et canton : Bourgogne
Hydrographie : canal du Centre
Dénomination : pont mobile
Parties constituantes non étudiées :
  • poste de commande
Carte interactive
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