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HOSPICE DIT HOSPICE PERNET ; AUJOURD'HUI MAISON DE RETRAITE PERNET

71 - Louhans

12 rue Ferdinand Bourgeois

  • Dossier IA71001281 réalisé en 2005 revu en 2011
  • Auteur(s) : Sylvie Le Clech-Charton, Nicolas Potier
Vue générale de la façade antérieure. © Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine

Historique


Le 13 février 1883, par testament, soeur Noémie-Palmyre Pernet, mère supérieure de la congrégation des soeurs hospitalières de Sainte Marthe, employée à l'hôtel-Dieu de Louhans, fait de l'hôpital de Louhans son légataire universel à condition que les soeurs hospitalières y servent toujours faute de quoi les biens légués iraient à l'hôpital de Cuiseaux. Les soeurs servant dans ce nouvel établissement sont placées sous le vocable de Notre-Dame des sept douleurs, congrégation fondée en 1810. La testatrice impose au légataire universel d'établir et d'entretenir à perpétuité et à ses frais 5 lits garnis à l'hospice des vieillards annexé à l'hôpital de Louhans et 6 lits garnis à l'hôtel-Dieu. Le legs comprend également les meubles de soeur Pernet qui décède le 8 mars 1890. Le legs n'est accepté et reconnu par décret en Conseil d'Etat que le 8 avril 1896 et le bâtiment, commencé en 1897, est achevé en 1903. Les archives privées de la société des architectes diplômés par le gouvernement contiennent une notice de l'auteur du bâtiment, l'architecte Gustave Louis Pépin.
Période(s)
Principale :
  • 4e quart 19e siècle
Date(s)
1897 : daté par source

Description


L'hospice est un bâtiment de style néo-classique comportant un corps de bâtiment central flanqué de deux ailes en forme de pavillon, prolongées par deux corps de bâtiment à pignon découvert et sculpté. Les deux façades, antérieure et postérieure, sont animées par le rythme des fenêtres aux encadrements de pierre et aux linteaux en forme d'arc surbaissé, les bandeaux décoratifs et des chaînages de pierre taillée. Les lucarnes hautes sont encadrées de chaînages, comportent un linteau droit à cartouche et sont surmontées d'un fronton triangulaire. La façade antérieure comporte un garde-corps métallique et une galerie à structure métallique ornée de mascarons représentant des lions. A l'intérieur, malgré les réaménagements de la période contemporaine, l'on peut encore signaler une frise alternant cabochons carrés et carreaux polychromes ainsi que des carreaux de ciment au sol. Les escaliers en pierre comportent une épaisse rampe en fonte et les portes à vitrage et assemblage de menuiserie comportent des panneaux bas dont les moulurations reprennent, sous forme d'interprétation, le style des plafonds à caissons de la Renaissance et le profil des menuiseries de la fin du Moyen Age. Dans le comble, les carreaux de terre cuite en forme de tommettes proviennent de la fabrique de la Rochepot en Côte-d'Or (Chapelon). Dans le jardin, un petit oratoire a conservé son vitrail losangé polychrome et sa frise de décors végétaux stylisés, ainsi qu'un décor peint de faux joints et de fleurettes à 4 pétales, également stylisées. Le sol imite les tesselles des mosaïques de l'Antiquité et comporte, en son centre, un motif de fleur et d'arabesques. Son autel est dédié à la Sainte Vierge.
Murs :
  • moellon
  • pierre de taille
  • enduit
Toit :
  • ardoise
Plan :
  • plan symétrique en U
Etages :
  • rez-de-chaussée surélevé
  • 1 étage carré
  • étage de comble
Elévation :
  • élévation ordonnancée
Escalier :
  • escalier dans-oeuvre
Végétation :
  • groupe d'arbres

Informations complémentaires

Thématiques :
  • patrimoine hospitalier
Aire d’étude et canton : Bourgogne
Dénomination : hospice
Parties constituantes non étudiées :
  • oratoire
Carte interactive
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