HÔPITAL GÉNÉRAL SAINT-GABRIEL, ACTUELLEMENT CENTRE HOSPITALIER

71 - Autun

9 boulevard Frédéric-Latouche

  • Dossier IA71001404 réalisé en 2002 revu en 2004
  • Auteur(s) : Virginie Inguenaud, Nicolas Potier, Brigitte Fromaget
Vue d'ensemble postérieure. © Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine

Historique


Le 17 février 1646, le Conseil du Roi autorisa la construction d'un hôpital destiné à l'accueil des enfants abandonnés et des mendiants, qui avait déjà été approuvé par Mgr de Ragny en 1645. Mais l'évêque mourut trop tôt pour voir l'aboutissement de ce projet. L'ouverture de l'établissement n'eut lieu qu'en 1668. Il prit alors le nom d'hôpital Saint-Gabriel, d'après le prénom de l'évêque d'alors, Mgr Roquette. Il était desservi par les soeurs de la Charité de Saint-Vincent-de-Paul. La chapelle fut édifiée en 1700 (elle sera réduite en 1960). L'hôpital, de plan en T, consistait alors en un corps de logis de 69,60 m de long, orienté nord-sud avec la chapelle perpendiculaire au centre. En 1764-67, on construisit l'aile gauche afin d'accueillir les malades de l'hôpital Saint-Antoine dont l'évêque d'Autun avait décidé le transfert. Une aile symétrique fut édifiée en 1822-27 par l'architecte Rochefort, à l'intention des vieillards et des enfants abandonnés. Au fil des ans, des bâtiments viennent s'ajouter au corps central : en 1882, on construit sur les plans de l'architecte Badet, deux pavillons, un pour abriter une crèche et un dispensaire, l'autre pour l'administration ; dès 1893, une petite clinique de neuf lits de chirurgie dont un lit de maternité est créée sur les terrains de l'hôpital par le Docteur Latouche, chirurgien. Dès les années suivantes, la clinique s'agrandit sur les côtés, à l'arrière (aménagement d'une salle d'anesthésie au-delà de la salle d'opérations), puis par une annexe (plans par l'architecte voyer d'Autun Jean Truchot) ; en 1894-95, est érigé un "pavillon d'isolement pour les femmes blessées", d'après les plans de Truchot. En 1899-1900, après le manque constaté par le conseil moral de 1896, édification d'une maternité, d'un pavillon d'isolement pour les contagieux et d'une étuve à désinfection, d'après les plans de Truchot dressés en 1897. La maternité ouvre en août 1901. En 1905-06, on agrandit le pavillon "des femmes blessées", on construit des cabanons d'aliénés, des lieux d'aisance et un ensemble de bains et d'hydrothérapie dont le projet avait été ajourné. Les années 50 voient la mise en oeuvre d'un programme de constructions destiné à moderniser et à regrouper les services hospitaliers : ainsi sont bâtis le bâtiment central, la maternité et la pédiatrie. La maison de santé et de cure médicale remplace le vétuste hospice Saint-Gabriel au Couvent des Cordeliers. La nouvelle maison de retraite date de 1995 et complète désormais la modernisation des services d'accueil des personnes âgées. [Cf. Hospices civils d'Autun, historiques des origines par R. Vernet, Autun, 1957].
Période(s)
Principale :
  • 4e quart 17e siècle
  • 3e quart 18e siècle
  • 1er quart 19e siècle
  • 1er quart 20e siècle
  • 2e moitié 20e siècle
Date(s)
1764 : daté par source
1822
1882
1893
1894
1899
1901
1905
1995
Auteur(s) & personnalité(s)

Description


A l'origine, on entrait à l'est par une longue allée, dans l'axe de la chapelle, fermant sur la rue par une grille en fer forgé portant l'inscription HOSPICES ; deux bâtiments de plan rectangulaire bordent l'extrémité de l'allée, prolongée jusqu'à la façade de la chapelle par des grilles qu'interrompent deux portails en vis-à-vis. On pouvait également y entrer du même côté par un portail menant au couvent (transformé en logements) des soeurs de la Charité qui servaient à l'hôpital et avaient un passage direct par les jardins. Actuellement, l'établissement s'étend entre la rue de Lattre de Tassigny et le boulevard Frédéric-Latouche où se trouve la nouvelle entrée. Le bâtiment le plus ancien est de plan en E (la chapelle occupe le corps central parallèle aux ailes), il comprend un sous-sol, un rez-de-chaussée légèrement surélevé, un étage carré et un étage de comble éclairé par des lucarnes à encadrement de pierre ; les ouvertures sont en arc segmentaire. Le raccord entre le corps central de l'édifice et l'aile droite construite postérieurement est visible sur l'élévation sud du bâtiment : mur légèrement courbe, absence de soupiraux, fenêtres rectangulaires et de tailles variables, interruption de la corniche et lucarnes en bois. Les extrémités des ailes un peu plus larges sont couvertes de toits en pavillon, la chapelle d'un toit à longs pans à croupes. Les toitures sont en tuile plate sauf celle de la chapelle en ardoise ; le campanile en métal est couvert d'un toit à l'impériale. Des extensions modernes, à couvertures en terrasse, ont été construites à l'est et au nord du bâtiment en E.
Murs :
  • moellon
  • enduit
Toit :
  • tuile plate
  • ardoise
  • fer en couverture
Plan :
  • plan régulier
Etages :
  • sous-sol
  • 1 étage carré
  • étage de comble
Elévation :
  • élévation à travées

Source(s) documentaire(s)


  • VERNET, René. Hospices civils d'Autun : historique des origines, leur dotation. Autun : Hospices civils d'Autun, 1957. 36 p.

Informations complémentaires

Protection
inscrit MH partiellement : 1971/10/15


L'arrêté de protection ne concerne que les façades et toitures du bâtiment du 3e quart du 18e siècle.

Thématiques :
  • patrimoine hospitalier
Aire d’étude et canton : Bourgogne
Dénomination : hôpital général
Carte interactive
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