Patrimoine religieux du 20e siècle en Bourgogne-Franche-Comté

Les édifices religieux du 20e siècle constituent un patrimoine dont la diversité des formes s’explique par les nombreux évènements et évolutions qui agitent ce siècle tant sur le plan politique, géopolitique, religieux que technique ou artistique

Étude en cours
Besançon (25) : mosaïque dans l'église Saint-Joseph © phot. A. Thomas / Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine, 2021

S’inscrivant dans la continuité d’un 19e siècle bâtisseur d’édifices religieux, le début du 20e siècle est une période d’effervescence religieuse pour les Églises catholique et protestante. Loin de freiner cet élan, la loi de 1905, dite de séparation des Églises et de l’État, semble apporter une liberté nouvelle aux différents cultes de créer des paroisses et des lieux de culte et d’adopter des matériaux et formes architecturales innovants. La diversité des réalisations tient tant au renouvellement des techniques, du nombre et de la nature des matériaux, qu’à la modestie ou à la richesse des associations cultuelles bâtisseuses. Marqué par les deux guerres mondiales, ce siècle montre aussi un certain dynamisme dans le renouvellement de  la pensée et de la création chrétienne, se matérialisant par un mélange de modernité et d’anti-modernité. C’est une période, riche pour l’art sacré, au cours de laquelle se développent aussi les centres communautaires multifonctionnels associant lieux de culte, salles d’œuvres sociales, salles de catéchisme, presbytère…

 

L’élan moderniste de l’après 1945 mêle des fonctions architecturales traditionnelles et des formes, des solutions techniques nouvelles. Dans les années 1960, l’extension urbaine et la construction de grands ensembles nécessitent de nouveaux équipements. En parallèle, un mouvement liturgique revalorise la célébration eucharistique et développe la participation active des fidèles à l’action liturgique. Le Concile œcuménique de Vatican II (1962 - 1965) en est la traduction et a pour conséquence une nouvelle conception des aménagements des chœurs des églises. À partir des années 1980, le paysage religieux évolue vers davantage de pluralisme. L’Islam devient progressivement la deuxième religion de France et ses lieux de culte, dans un premier temps relativement peu nombreux et discrets, se multiplient et se rendent davantage visibles. Le culte protestant évangélique connaît aussi un essor important et donne lieu à la constitution de petites Églises et à la construction d’édifices religieux relativement simples, se fondant dans le paysage urbain qu’ils occupent.

 

Ce patrimoine est un patrimoine fragile : le recul de la pratique religieuse, le coût d’entretien des édifices, la difficile conservation de certains matériaux employés au 20e siècle ont pour conséquence la désaffectation de certains lieux, voire leur destruction. Leur reconversion et leur réaffectation permettent parfois de conserver une trace de ce patrimoine. Elle a néanmoins pour conséquence une perte d’information et de lisibilité de l’édifice qui peut aussi parfois être simplement détruit. Recenser, documenter et photographier ces édifices.

 

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