SANATORIUM DÉPARTEMENTAL, ACTUELLEMENT CENTRE MÉDICAL ET MAISON DE RETRAITE

71 - La Guiche

Le Rompoix

  • Dossier IA71001408 réalisé en 2002 revu en 2004
  • Auteur(s) : Virginie Inguenaud
Vue générale. © Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine

Historique


Le sanatorium départemental fut édifié à partir de 1916 d'après les plans de Choquin, architecte à Mâcon, et de Muller. Le chantier, sous la direction de l'entrepreneur Mercier, de Moulins, débuta le 1er septembre, aidé par un contingent de prisonniers allemands. L'ensemble devait être livré pour le 31 décembre mais des travaux d'agrandissement s’avérèrent nécessaires au cours de la construction. On décida de réaliser "le prolongement à gauche et à droite du corps de bâtiment principal" afin d'augmenter de 100 le nombre de lits prévus, des modifications au bâtiment du personnel pour loger 10 infirmiers de plus, la construction de promenoirs plus vastes. Les aménagements intérieurs et les équipements furent réalisés et mis en place sous la conduite de Protheau et Catin, architectes à Chalon-sur-Saône. La construction, subventionnée par l'Etat, le conseil général, un comité d'oeuvres, les communes et des particuliers, coûta finalement deux fois plus cher que prévu (150 000 francs contre 80 000). En 1918, lors de l'inauguration du sanatorium, le bâtiment principal était composé d'un pavillon central et de deux ailes composant ainsi une façade de 125 mètres. Dans les ailes, les dortoirs, ouverts sur des galeries orientées au sud, étaient séparés par des salles de jeux. Trois pavillons indépendants (un pour l'habitation du directeur, du médecin et de l'économe, un autre pour le logement des infirmiers, et le dernier affecté aux services généraux) complétaient l'ensemble qui, semble-t-il, ne fut ouvert qu'en 1919 car le registre du personnel débute cette année là. Avant la mise en service de l'établissement "devant être utilisé pour les militaires tuberculeux et ultérieurement pour la population civile" le dép. de Saône-et-Loire avait mis à la disposition de l'Etat l'asile de vieillards de Semur-en-Brionnais. En 1920, toujours d'après les plans de l'architecte Choquin, on construisit à l'entrée du domaine un pavillon pour le concierge et un parloir ; en 1923, une porcherie, un hangar et un garage. On aménage en 1932 les sous-sols et des cabinets médicaux... Le sanatorium fut transformé en camp d'internement pour les détenus politiques malades en décembre 1941, sous la surveillance du gouvernement de Vichy auquel soignants et gardiens opposèrent progressivement une résistance passive. Le 14 juillet 1944, le sanatorium passait sous le contrôle de la résistance. Il devenait en août de la même année un centre médical équipé d'un plateau technique moderne et réputé. Dans les années 1950 fut construit un pavillon abritant le logement de fonction du directeur. En 1957-58, les bâtiments ont fait l'objet d'importants remaniements : surélévation des ailes du bâtiment central (1 étage supplémentaire), ajout de balcons, suppression des galeries ouvertes destinées aux cures d'air, et construction d'un pavillon indépendant pour les services administratifs.
Période(s)
Principale :
  • 1er quart 20e siècle
Secondaire :
  • 3e quart 20e siècle
Date(s)
1916
1957
Auteur(s) & personnalité(s)

Description

Murs :
  • moellon
  • enduit
  • bossage
Toit :
  • tuile mécanique
Plan :
  • plan régulier
Etages :
  • 1 étage carré
  • 2 étages carrés

Informations complémentaires

Thématiques :
  • patrimoine hospitalier
Aire d’étude et canton : Bourgogne
Dénomination : sanatorium
Carte interactive
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