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FORGE, DITE FORGE D'AISY (ACTIVITÉS LIÉES AU CANAL DE BOURGOGNE)

89 - Aisy-sur-Armançon

La Forge d'Aisy

  • Dossier IA89001060 réalisé en 2008 revu en 2011
  • Auteur(s) : Virginie Inguenaud, Cécile Lestienne, Virginie Malherbe, Aurélie Lallement
Vue d'ensemble. © Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine

Historique


Etablissement métallurgique dont la création remonterait au 16e siècle d'après l'administration du Consulat, bien que les premières mentions certaines dans les sources ne soient pas antérieures au milieu du 17e siècle. Les bâtiments furent agrandis à la fin des années 1820 par la construction d'un deuxième haut-fourneau et des bâtiments en dépendant car l'ouverture du canal de Bourgogne à la navigation en 1828 entre Montbard et la limite Côte-d'Or/Yonne entraîna une modification des lieux (démolition de la halle à combustible et de la ferme, exhaussement des eaux du bief de l'Armançon qui a généré des problèmes d'humidité) et des problèmes de chômage à cause de la prise d'eau établie dans l'Armançon (Archives départementales de la Côte-d'Or, XIII S 1 b / 5 et XIII S 1 a / 73). L'usine arrêta son activité au milieu du 19e siècle, après avoir été intégrée à la "société des forges de Châtillon et Commentry", ancêtre du groupe Arcelor. Sous l'Ancien Régime, ce sont les seigneurs et comtes de Rochefort qui étaient propriétaires de ces forges et les exploitaient en faire-valoir indirect. Mis à part l'épisode révolutionnaire, elles continuèrent d'appartenir à la famille de La Guiche jusqu'à leur fermeture. Dans les années 1820, les forges d'Aisy étaient alimentées en minerai provenant d'Etivey, Sennevoy-le-Bas et Jully-les-Forges, dans l'Yonne (M.S. Benoît, Les forges d'Aisy-sur-Armançon du 17e au 19e siècle, Association Bourguignonne des Sociétés Savantes, 51e congrès, tenu à Montbard, p. 13-24).
Période(s)
Principale :
  • 17e siècle
  • 19e siècle

Description


La forge se déploie des deux côtés du canal. Sur la rive droite, côté Côte-d'Or, entre autres bâtiments en moellons de calcaire couvert de tuiles mécaniques, des logements ouvriers sont encore identifiables. La disposition actuelle est toujours conforme à celle du cadastre napoléonien : l'ensemble est antérieur au 19e siècle. Par contre, sur la rive gauche, côté Yonne, a été ménagé un bassin de port bordé par des bâtiments industriels de la fin 19e siècle conservant leurs toits en shed et une haute cheminée en brique. Ils correspondent sans doute à la nouvelle activité industrielle qui est venue remplacer les forges. Une maison de maître complète l'usine en aval. Sur un rez-de-chaussée surélevé se dresse un étage carré surmonté d'une toiture à croupe en tuiles mécaniques.

Source(s) documentaire(s)

  • BENOIT, M.S., Les forges d'Aisy-sur-Armançon du 17e au 19e siècle. In Congrès de l'Association Bourguignonne des Sociétés Savantes (51 ; 1980 ; Montbard).
    BENOIT, M.S., Les forges d'Aisy-sur-Armançon du 17e au 19e siècle. In Congrès de l'Association Bourguignonne des Sociétés Savantes (51 ; 1980 ; Montbard).

Informations complémentaires

Thématiques :
  • canaux de Bourgogne
Aire d’étude et canton : Bourgogne
Complément de localisation :
  • oeuvre située en partie sur le département 21
  • oeuvre située en partie sur la commune Rougemont
Hydrographie : canal de Bourgogne
Dénomination : forge
Carte interactive
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