Abbaye de Baume-les-Messieurs

Fondée au 9e siècle, l’abbaye fut qualifiée par Prosper Mérimée de « grandiose et sauvage » au moment de son inscription sur la liste des Monuments historiques en 1849. L’église conserve des œuvres datant du Moyen Âge au 16e siècle, dont le retable anversois offert en 1525 par la ville de Gand.

Étude menée en 1986
Abbaye de Baume-les-Messieurs (39) © phot. J. Mongreville / Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine, 2019

Fondée à la fin du 9e siècle, l’abbaye bénédictine de Baume-les-Messieurs, mère de celle de Cluny, se niche  dans la spectaculaire reculée de la Seille. L’église actuelle (construite vers 1080, achevée avant 1139) a été remaniée au 13e siècle. Au 15e siècle, sous l’abbatiat d’Amé de Chalon, le cloître, tout comme une grande partie des bâtiments conventuels, sont rebâtis. Avec la sécularisation de l’abbaye en 1759, les lieux de vie communautaires sont  transformés en maisons de chanoines, jusqu’à leur vente à des particuliers à la Révolution.

L’ouvrage présente les divers bâtiments conventuels d’aspect sobre et minéral, comme la porterie, l’hôtellerie, le logis abbatial, le donjon qui s’articulent à partir d’un des flancs de l’église, caractérisée par sa longue nef accostée de bas-côtés. L’ancienneté du lieu de culte, qualifiée par Mérimée de « grandiose et sauvage » (son site étant jugé d’une grande étrangeté), lui a valu d’intégrer dès 1849 la liste des Monuments historiques. 

Carte interactive
Haut de page