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TUNNEL DIT SOUTERRAIN DES ESSARDS (VOIE FERRÉE ANDELOT - LA CLUSE)

39 - Morez

Les Essards

  • Dossier IA39001140 réalisé en 2004 revu en 2006
  • Auteur(s) : Laurent Poupard
Vue d'ensemble de la tête côté Andelot-en-Montagne. © Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine

Historique


La réalisation du premier lot de la section Morez - Saint-Claude, par la rive droite de la Bienne (projet de la compagnie du Paris - Lyon Méditerranée, représentée par l'ingénieur en chef Paul Séjourné, approuvé le 4 juin 1903 par le ministre des Travaux publics), est adjugée 21 février 1908 à l'entrepreneur Alphonse Trunel, de Château-des-Prés. Le premier tunnel est celui dit des Essards, construit du 29 décembre 1910 au 28 juin 1912 (sur 546 jours, en défalquant les arrêts) et muni d'une tranchée couverte à chaque extrémité afin de " ne pas gâter " le parc du château des Essards, appartenant à la famille Jobez, et de conserver le chemin d'accès à cet édifice. Il est vraisemblablement conçu par l'ingénieur Roussel, assistant de Séjourné jusqu'en 1903, ou par l'ingénieur Peyre, qui lui succède jusqu'en 1908. La reconnaissance des travaux a lieu le 20 juillet 1912 et la ligne est ouverte à l'exploitation le 10 août.
Période(s)
Principale :
  • 1er quart 20e siècle
Date(s)
1912 : daté par source
Auteur(s) & personnalité(s)

Roussel, ingénieur civil. 19e-20e siècles.

Peyre, ingénieur civil. XIXe-XXe siècles.

Alphonse Trunel, entrepreneur à Château-des-Prés (Jura). XIXe-XXe siècles.

Description


L'ouvrage a une longueur totale de 224 m (du PK 049.880 au PK 050.104). Il se compose du tunnel proprement dit, mesurant 82 m, encadré par deux tranchées couvertes : une de 41, 50 m du côté Andelot-en-Montagne (précédée par un mur taluté au nord), l'autre de 100, 50 m du côté La Cluse. Le revêtement de ces tranchées a une épaisseur de 1, 15 m aux naissances et 0, 80 m à la clef. Le tunnel est courbe à droite côté La Cluse, avec un rayon de courbure de 250 m, et légèrement descendant, avec une pente de 4 mm / m. De section ovoïde, il a 6, 60 m de haut depuis la plate-forme (dont 0, 60 m de ballast et voie) et une largeur maximum de 5 m. Voûté d'un berceau plein-cintre (légèrement surhaussé), il est entièrement revêtu de maçonnerie de moellons. Ses extrémités s'inscrivent chacune dans un mur de tête, dont l'arc est souligné par un bossages rustiques et l'élévation présente un appareil polygonal (formé de blocs généralement hexagonaux).
Murs :
  • calcaire
  • moellon
  • bossage
Couvrement :
  • voûte en berceau plein-cintre

Source(s) documentaire(s)

  • Tête Morez, [1919].
    Tête Morez, [1919]. Photographie, s.d. [1919]. Dans : " Ligne de Morez à Saint-Claude. Rapport sur l'exécution des travaux " [...], Bourges : Tardy-Pigelet, 1919, photogr. 10.
    Lieu de conservation : Archives de la SNCF, Saint-Claude
  • Tête Saint-Claude, [1919].
    Tête Saint-Claude, [1919]. Photographie, s.d. [1919]. Dans : " Ligne de Morez à Saint-Claude. Rapport sur l'exécution des travaux " [...], Bourges : Tardy-Pigelet, 1919, photogr. 11.
    Lieu de conservation : Archives de la SNCF, Saint-Claude

Informations complémentaires

Thématiques :
  • la voie ferrée Andelot - La Cluse
Aire d’étude et canton : la voie ferrée Andelot - La Cluse
Dénomination : tunnel
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