Patrimoine en Franche-Comté - Usine d'horlogerie (usine de boîtes de montre) et de traitement de surface des métaux Henri Bourgeois

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Région Bourgogne Franche-Comté
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Usine d'horlogerie (usine de boîtes de montre) et de traitement de surface des métaux Henri Bourgeois

1 rue de l' Industrie
25 - Damprichard
Dossier IA25001124 réalisé en 2013

En 1878, Jules Bourgeois (1849-1890) reconstruit la maison, détruite par un incendie en 1875, que son père Victor-Marcel-Séverin, alors à la tête d'un atelier d'horlogerie établi dans sa ferme de la Combe Bourgeois, avait achetée en 1865.

Jules y crée sa propre fabrique de pièces de mouvements d'horlogerie, qui entre en activité en janvier 1880. Il la dote d'une machine à vapeur l'année suivante, l'agrandit en 1882-1884 pour installer un laminoir puis construit en 1888, dans le prolongement de la maison, un nouveau bâtiment accueillant au rez-de-chaussée un atelier de tournage et d'achevage, à l'étage une installation d'oxydage et polissage.

À sa mort en 1890, sa veuve reprend l'affaire qu'elle convertit en 1895 à l'énergie électrique (son établissement est l'une des premières usines électriques du Doubs et la première du plateau). En 1902, elle associe son fils Henri (1878-1969) à la direction. Ce dernier transforme la remise dans le verger en atelier de nickelage, polissage et avivage à la fin de 1903. L'année suivante, il commence à vendre aux autres fabricants de la région le surplus d'alliage élaboré dans l'usine puis, en 1910, il s'assure l'exclusivité du bronze imitant l'or mis au point par la société Le Ferro-Nickel, qu'il commercialise sous sa propre marque : le Bronze V.B.F. Il se dote d'ailleurs vers 1920 d'une fonderie qui fonctionnera jusque dans les années 1950. Il fabrique des boîtes de montre de gousset et de montre-bracelet et, à partir de 1904, avec son cousin Paul (1873-1934) dont l'entreprise est installée au 11 rue du Professeur Grammont, des appareils de mesure électrique (ampèremètres ou voltmètres de poche) insérés dans une boîte de montre. En 1912, il fait édifier un bâtiment réunissant au rez-de-chaussée un four à recuire (qui se trouvait auparavant au sous-sol de l'habitation), le décapage et le soudage, à l'étage la gravure.

À la fin de 1916 ou au début de 1917, Henri et son frère Marcel s'associent avec les trois frères Nappey, de Charmauvillers, pour produire des pièces pour les obus et des boîtes de montre. Le dégrossissage et le tournage des boîtes se font à Charmauvillers, la finition et les bureaux sont à Damprichard. Les boîtes en argent sont réalisées par les Nappey, celles en métal, acier et bronze par Bourgeois. Marcel invente en 1921 un procédé de plaquage or par électrolyse (le « blindage ») et crée les marques Blindé-Or, Blindor, Feuillor et Mifeuille. La production est en 1926 de 7 à 800 boîtes en Blindé-Or par jour.

Le 1er février 1927, la société de fait Bourgeois-Nappey cède la place à la Sarl Henri Bourgeois et Nappey (qui disparaitra en 1937). L'ancienne remise, devenue atelier de polissage et avivage à la fin de 1903, a été rehaussée en 1923-1924 pour agrandir les ateliers et accueillir les bureaux, jusque-là installés dans la maison (une nouvelle extension, en rez-de-chaussée, sera réalisée à l'avant, au sud-ouest, avant 1968). Le blindage étant concurrencé puis détrôné par le chromage, une chaine de chromage est mise en place en 1931, la société s'essayant aussi à l'acier inoxydable. À cette époque, les effectifs sont proches de 40 ou 50 ouvriers.

En 1969, Michel Bourgeois succède à son père Henri à la tête d'une société, transformée en SA quatre ans plus tard, qui comptait une douzaine de salariés en 1968. Avec 37 personnes en 1990, elle fabrique toujours des boîtes de montre de gousset (les « savonnettes ») et pratique le traitement de surface (dépôt d'or, rhodium, palladium, argent) avec spécialisation dans l'électroformage. Elle a agrandi son usine au cours de la décennie précédente, construisant en 1984-1985 un atelier dans le prolongement de celui de 1888 et rehaussant d'un étage en 1988 la fonderie des années 1920.

Elle est vendue à Alain Pernot en février 2008. Si le label Entreprise du patrimoine vivant lui est décerné le 13 mars 2009, la conjoncture conduit au même moment à l'arrêt de la fabrication des boîtes de montre. Dans cette entreprise forte de 18 à 20 personnes, seules demeurent donc les activités de galvanoplastie (en sous-traitance sur des bijoux, lunettes, stylos, etc.), occupant une quinzaine d'ouvriers, et de bijouterie (conception et prototypage de bijoux en acier), réalisée par deux à trois personnes.

Illustrations

Historique

En mai 1865, Victor-Marcel-Séverin Bourgeois (1806-1878) achète une maison au village de Damprichard. Il habite alors à la ferme de la Combe Bourgeois où il fabrique des assortiments cylindre dans un atelier d'horlogerie fort de 9 ouvriers en 1856 (auxquels il faut ajouter 3 membres de la famille, puis 6 en 1861). Cet atelier disparaitra au cours de la décennie 1870.

Son grand-père Pierre-Baptiste avait, entre 1791 et 1797, acquis la ferme où deux de ses fils, puis leurs descendants, ont pratiqué agriculture et horlogerie. Il en est ainsi pour Victor-Marcel-Séverin qui, apprenti horloger en 1830 puis horloger ou ouvrier horloger à Fournet-Blancheroche (alors hameau de Damprichard), s'établit à la ferme à partir de 1849. Il en est de même pour ses cousins Jean-Baptiste-Marcel et François-Alexis-Auguste, qui transfèrent en 1851 dans la ferme leur atelier de boîtes de montre en argentin et maillechort, ouvert en 1842 à Thiébouhans.

Le deuxième fils de Victor-Marcel-Séverin, Jules (1849-1890), marié en août 1875 à Zoé Fallard (1851-1925), s'installe l'année suivante au village dans un logement loué à l'horloger Jules Régnier.

En 1878, il reconstruit la maison acquise par son père, détruite par un incendie en 1875, et y crée sa fabrique de pièces de mouvements d'horlogerie (à l'étage vers l'arrière), qui entre en activité en janvier 1880 (sur ses papiers à en-tête, l'affaire est réputée fondée en 1879). En septembre 1880, il se convertit à la fabrication des boîtes de montre (le « bon courant »), en métal ordinaire car la proximité de la frontière suisse interdit (jusqu'en 1918 au moins) de travailler l'or et l'argent dans la zone. Il diversifie alors sa production, proposant dès octobre 1881 des boîtes et étuis de boussoles, des podomètres, etc.

En 1881, la vente de la Combe Bourgeois lui laisse 14 000 F, qui lui permettent en octobre d'acheter sa première machine à vapeur : une Hermann-Lachapelle de 3 ch. Il agrandit son atelier en 1882-1884 pour l'installation d'une laminerie (à plusieurs laminoirs) puis construit en 1888, dans le prolongement de la maison, un nouveau bâtiment accueillant au rez-de-chaussée un atelier de tournage et d'achevage, à l'étage une installation d'oxydage et polissage. L'atelier dans l'habitation est alors supprimé. En 1883, il s'équipe d'une deuxième machine à vapeur, de 8 à 10 ch, acquise d'occasion et fabriquée à Dole, qui actionne notamment une scierie à deux scies (une pour le métal, l'autre pour le bois).

La mort prématurée de Jules, le 5 novembre 1890, laisse une veuve et six enfants (dont trois filles) de un à douze ans. Assistée de son jeune frère Eugène, Zoé reprend l'atelier (équipé de trois presses à balancier). C'est le début de fabrication des boîtes Roskopf (destinées aux montres bon marché inventées par Georges-Frédéric Roskopf) alors que celles destinées aux boussoles et baromètres ne comptent pas moins de 40 modèles. Le 26 décembre 1895 entre en service le moteur électrique Oerlikon de 12 ch installé par les ingénieurs Berlocher et Weimar, ce qui fait de l'établissement l'une des premières usines électriques du Doubs et la première du plateau (électrifié en 1897). Cette installation permet à François Geneux, président de la Société des Forces électriques de la Goule, fondée le 2 décembre 1893 à Saint-Imier (Suisse), de prendre pied sur le marché français et à Zoé Bourgeois d'en finir avec les consommations excessives de bois et d'eau de ses machines à vapeur. Elle ajoute d'ailleurs un deuxième moteur électrique entre 1896 et 1911.

Son fils Henri (1878-1969) entre dans l'affaire en 1897 (mais il ne sera associé à sa direction que le 1er septembre 1902). Il sera rejoint par ses frères Edmond (1884-1909), qui s'occupera de la fabrication, et Marcel (1889-1952), lequel prendra la suite d'Edmond. La société se porte bien : elle emploie en moyenne une quarantaine d'ouvriers, jusqu'à 53 en 1896, 48 en janvier 1914.

Si la remise dans le verger est transformée en atelier de nickelage, polissage et avivage à la fin de 1903, l'année suivante Henri commence à vendre aux autres fabricants de la région le surplus d'alliage élaboré dans l'usine. Pour maîtriser cette production (permettant le recyclage des déchets de fabrication des boîtes), son père avait en effet ouvert en 1881-1882 une fonderie sur la place du village, dans un bâtiment loué à Césaire, son frère, puis au fils de celui-ci, Paul. En 1910, Henri s'assure l'exclusivité du bronze imitant l'or mis au point par la société Le Ferro-Nickel, de Lizy-sur-Ourcq (Seine-et-Marne), et le commercialise sous sa propre marque : le Bronze V.B.F. Dès 1912, la production de l'entreprise est presque entièrement en bronze V.B.F. Henri construira d'ailleurs vers 1920 une fonderie à l'usine, où cette activité ne disparaitra que dans les années 1950.

Il poursuit la diversification : il avait lancé la fabrication des couvercles de pipes en 1897, il dépose en 1908 un brevet pour celle de la carrure de la boîte à partir d'un tube cylindrique coupé et embouti (Jules ayant mis au point une méthode par estampage, dispensant du soudage) et débute celle des boîtes pour montre-bracelet. Surtout, en 1904, il fabrique avec son cousin Paul (1873-1934), dont l'entreprise est installée au 11 rue du Professeur Grammont, des appareils de mesure électrique (ampèremètres ou voltmètres de poche) insérés dans une boîte de montre. Le dépôt d'un brevet par les deux cousins en septembre 1904 (puis en Suisse et Allemagne en janvier 1905, en Angleterre en juin 1906, aux États-Unis en avril 1907) officialise la société de fait existant entre eux.

Le 28 septembre 1911, Henri et son frère Marcel s'associent pour huit ans au sein d'une société en nom collectif, au capital de 108 000 F, comptant 100 personnes. À partir de cette année, la gravure des boîtes s'effectue à l'aide d'un tour pantographe (elle est ensuite reprise à la main par un graveur) et le traitement de surface est réalisé sur place. L'année suivante, un bâtiment est édifié, réunissant au rez-de-chaussée un four à recuire (il se trouvait auparavant au sous-sol de l'habitation), le décapage et le soudage, à l'étage la gravure. Un papier à en-tête de 1912 rappelle que la Manufacture électrique de Boîtes de Montres Henri et Marcel Bourgeois, réalise des boîtes "tous genres, toutes grandeurs, spécialité de Bronze, Eau-forte, Or mat, Vieil argent, Patiné couleurs", qu'elle pratique elle-même la fonte et le laminage des métaux et dispose de sa propre marque déposée Bronze V.B.F. (un autre papier, daté de 1924, mentionnera les marques Bronze V.B.F., Rubronze V.B.F. et Kif kif l'or).

À la fin de 1916 ou au début de 1917, Henri et Marcel Bourgeois s'associent avec les trois frères Nappey, de Charmauvillers, aussi fabricants de boîtes de montre. Ils produisent des pièces pour les obus (10 000 bouchons de gaines-relais par jour), à l'aide de cinq presses achetées pour l'occasion.

Le départ de Marcel en septembre 1917 entraîne une réorganisation : le dégrossissage et le tournage se font à Charmauvillers, la finition et les bureaux sont à Damprichard. Les boîtes en argent sont réalisées par les Nappey (d'où des investissements en machines dès 1919), celles en métal, acier et bronze par Bourgeois. Les premières sont insculpées du poinçon de la société, formé des lettres N et B séparées par une échelle oblique, le tout inscrit dans un losange. Les boîtes plaquées portent le poinçon d'Henri : un cercle inscrit dans un ovale accompagné des lettres H et B, le tout dans un carré. Les deux entreprises fabriquent également à partir de 1918 des briquets en forme de boîte de montre (28 500 pièces vendues en 1919) mais cette production est abandonnée en 1921 lorsque la vente des briquets cesse d'être libre. À cette époque (1920-1922), elles étudient la fabrication de montres pour automobiles, réalisent une boussole sur le principe des montres bracelets, des socles pour montres, des stylos...

Les recherches sur les matériaux se poursuivent. En octobre 1922, Bourgeois et Nappey obtiennent l'exclusivité pour la France d'un nouvel alliage imitant l'or (l'Oréum), de la société Marret-Bonnin-Lebel, la seule à fabriquer le bronze V.B.F. Le matériau, difficile à travailler, sera abandonné en 1928. Plus important, Marcel, de retour dans la société et associé à Paul, invente en 1921 un procédé de plaquage or par électrolyse (le « blindage »), utilisant les travaux de Bernard Breguet, de Bienne (Suisse). Il crée les marques Blindé-Or, Blindor, Feuillor et Mifeuille (fonction de l'épaisseur de la couche d'or déposée), la marque Blindé-Or étant par ailleurs déposée à l'international en 1925. Le procédé intéresse Christofle qui, en octobre 1925, signe un contrat pour pouvoir l'utiliser pendant 15 ans pour tout article autre que les boîtes de montre, les pendules et les réveils. La société Bourgeois elle-même ouvrira en 1930 un atelier à Maîche, rue Pasteur (future usine Sécuritor), pour réaliser en sous-traitance le blindage des plumes de stylo pour la maison parisienne Paillard puis, à partir de 1935, pour la maison Baignol et Farjon, de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais).

Le 1er février 1927, la société de fait Bourgeois-Nappey cède la place à la Sarl Henri Bourgeois et Nappey, au capital de 1 004 000 F et d'une durée de 10 ans. Son siège social est à Damprichard et elle a pour but « la fabrication et la vente des boîtiers et autres articles similaires en tous genres et en tous métaux, pour toute industrie, notamment pour l'horlogerie, l'électricité, la bijouterie, l'orfèvrerie, les appareils de mesure et de laboratoire ».

La production a été de 7 à 800 boîtes en blindé par jour l'année précédente, avec diverses machines dont trois laminoirs (l'un d'eux aurait été fabriqué en 1790). L'ancienne remise, devenue atelier de polissage et avivage à la fin de 1903, a été rehaussée en 1923-1924 pour agrandir les ateliers et accueillir les bureaux, jusque-là installés dans la maison (une nouvelle extension, en rez-de-chaussée, sera réalisée à l'avant, au sud-ouest, avant 1968). Le blindage étant concurrencé puis détrôné par le chromage, une chaine de chromage est mise en place en 1931. La société s'essaie aussi à l'acier inoxydable : en mars 1934, elle obtient la concession exclusive pour la France de la marque Staybrite, déposée par la société Stainless qui fabrique de l'acier inoxydable depuis 1920 (face au succès du matériau, cet accord sera dénoncé par Stainless en octobre de l'année suivante). En juin, elle signe un accord avec Lip, qui remplace les boîtes en métal chromé par des boîtes en acier inoxydable.

À cette époque, les effectifs sont supérieurs à 34 ouvriers (et le plus souvent proches de 40 ou 50). Le nombre de personnes travaillant à domicile est connu pour la période 1922-1939 : jamais plus de 8, des femmes chargées de la finition des charnières. La société compte moins d'une cinquantaine de clients jusqu'en 1905, entre 55 et 87 de 1908 à 1913, toujours plus d'une centaine après 1923. Cette clientèle est essentiellement locale : entre les deux guerres, les deux tiers de la production environ sont absorbés dans la région (val de Morteau, plateau de Maîche et pays de Montbéliard, ces deux derniers en baisse au fur et à mesure que le temps passe) alors que la clientèle bisontine croît.

La société Henri Bourgeois et Nappey disparait en 1937. Henri relance l'affaire avec son fils Michel, qui lui succède à succède à sa mort en 1969. Michel est rejoint en 1945 par son frère Jacques et tous deux trouvent des marchés à l'étranger (Europe, USA et Asie).

Transformée en SA le 1er décembre 1973 (Michel s'associant avec ses deux fils, Bernard et Vincent), la société compte 37 salariés en 1990 (pour une douzaine en 1968), 28 en 1998. Elle appartient toujours à la famille Bourgeois, dont cinq générations se sont donc succédées à sa tête : Marcel, Jules, Henri, ses fils Michel et Jacques, puis Bernard et Vincent. Son chiffre d'affaire est alors de 16 millions de francs, dont 70 % réalisé à l'export. Elle fabrique des boîtes de montre de gousset (les « savonnettes »), déclinées en 450 modèles en laiton, argent, maillechort, exportés aux USA, en Italie, Suisse, Allemagne, à Hong-Kong, etc., et pratique le traitement de surface (dépôt d'or, rhodium, palladium, argent) avec spécialisation dans l'électroformage (dépôts d'or jusqu'à 300 microns). Elle a agrandi son usine au cours de la décennie précédente, construisant en 1984-1985 un atelier dans le prolongement de celui de 1888 et rehaussant d'un étage en 1988 la fonderie des années 1920.

Elle est vendue à Alain Pernot en février 2008. Si le label Entreprise du patrimoine vivant lui est décerné le 13 mars 2009, la conjoncture conduit au même moment à l'arrêt de la fabrication des boîtes de montre. Dans cette entreprise forte de 18 à 20 personnes, seules demeurent donc les activités de galvanoplastie (en sous-traitance sur des bijoux, lunettes, stylos, etc.), occupant une quinzaine d'ouvriers, et de bijouterie (conception et prototypage de bijoux en acier), réalisée par deux à trois personnes.

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Dates

  • 1878porte la date, daté par travaux historiques
  • 1888daté par travaux historiques
  • 1912daté par travaux historiques

Description

Le logement patronal et l'atelier de 1888, qui le jouxte, ont des murs en moellons calcaires enduits. Le premier compte un sous-sol (à demi enterré) partiel (il ne s'étend pas jusqu'à la façade arrière), un rez-de-chaussée surélevé, un étage carré (desservi par un escalier droit extérieur), un étage en surcroît et un étage de comble, le deuxième un rez-de-chaussée et un étage en surcroît. Tous deux sont coiffés d'un toit à longs pans et pignon couverts, protégé par des tuiles mécaniques. Ils constituent le noyau initial de l'usine, dédié à la fabrication des boîtes de montre avec l'atelier récent (1984-1985) dans leur prolongement. En rez-de-chaussée, ce dernier a des murs en parpaings de béton enduits et une couverture métallique. Les autres ateliers de fabrication, ainsi peut-être que le bâtiment de 1911-1912, sont en moellons calcaires alors que le bureau et les modifications récentes font appel aux parpaings de béton. À l'exception du garage, ils ont un étage carré, surmonté d'un comble pour celui rehaussé en 1923-1924. Ils sont coiffés soit d'un toit à longs pans et tuiles mécaniques (bâtiment rehaussé en 1923-1924) ou couverture métallique (celui rehaussé en 1988), soit d'un toit métallique en appentis. Le bâtiment rehaussé en 1923-1924 est desservi par un escalier dans-œuvre, tournant à retours avec jour, et par un escalier extérieur droit qui permet également, via une passerelle, d'accéder à l'étage de celui de 1911-1912. Les baies de constructions antérieures à la première guerre mondiale peuvent être à encadrement de briques et éventuellement coiffées d'un arc segmentaire.

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  • Murscalcaire / moellon / enduit / béton / parpaing de béton / enduit
  • Toittuile mécanique / métal en couverture
  • Étagessous-sol / rez-de-chaussée surélevé / 1 étage carré / étage en surcroît / étage de comble
  • Couvrements
  • Élévationsélévation à travées
  • Couverturestoit à longs pans / pignon couvert / appentis
  • Escaliersescalier dans-oeuvre / escalier tournant à retours avec jour / en maçonnerie / escalier de distribution extérieur / escalier droit / en maçonnerie
  • Énergiesénergie thermique / produite sur place / énergie électrique / achetée

Documentation

Documents d’archives

  • Archives départementales du Doubs, Besançon, M 3038 Travail et main d'œuvre (1912)
    Lieu de conservation : Archives départementales du Doubs, Besançon  - Cote du document : M 3038
  • 312 W 33 Etablissements classés (1965-1975)
    Lieu de conservation : Archives départementales du Doubs, Besançon  - Cote du document : 312 W 33
  • Papier à en-tête de la Manufacture électrique de Boîtes de Montres Henri et Marcel Bourgeois, 4 décembre 1912
    Lieu de conservation : Collection particulière : Christian Patois, Frambouhans
  • Papier à en-tête de la Manufacture de Boîtes de Montres H. Bourgeois & Nappey, 21 août 1924
    Lieu de conservation : Collection particulière : Henri Leiser, Morteau
  • Papier à en-tête de la Manufacture de Boîtiers de Montres Henri Bourgeois, 25 mai 1938
    Lieu de conservation : Collection particulière : Henri Bonnet, Fournet-Luisans

Documents figurés

  • [Vue des bâtiments et des ouvriers à diverses dates, des machines et d'exemples de la production], cartes postales et photographies, s.n., s.d. [fin 19e siècle-20e siècle]. Publiées dans : Petiteau, Nathalie. L'horlogerie des Bourgeois conquérants : histoire des établissements Bourgeois de Damprichard (Doubs), 1789-1939. - Besançon : Presses universitaires de Franche-Comté, 1994, pl. h.t.
  • Damprichard (Doubs) - Sortie d'une fabrique de Boîtes de Montres, carte postale, s.n., entre 1904 et 1912. Publiée dans : Dechen, Dominique. La Franche-Comté d'autrefois.- Roanne : Horvath, 1981, p. 109-110. (Vie quotidienne autrefois)
  • Damprichard (Doubs). Manufacture de boîtes de montres. Ve J. Bourgeois et fils (L'Atelier de Tournage), carte postale coloriée, s.n., entre 1904 et 1912. Publiée dans : Dechen, Dominique. La Franche-Comté d'autrefois.- Roanne : Horvath, 1981, p. 109-110. (Vie quotidienne autrefois). Et aussi dans : Vuillet, Bernard. Entre Doubs et Dessoubre. Tome III. Autour de Charquemont et Damprichard. - Les Gras : B. Vuillet, Villers-le-Lac : G. Caille, 1991, p. 179.
  • Damprichard (Doubs). Manufacture de boîtes de montres. Ve J. Bourgeois et fils (L'Atelier d'Achevage), carte postale coloriée, s.n., entre 1904 et 1912. Publiée dans : Dechen, Dominique. La Franche-Comté d'autrefois.- Roanne : Horvath, 1981, p. 109-110. (Vie quotidienne autrefois). Et aussi dans : Vuillet, Bernard. Entre Doubs et Dessoubre. Tome III. Autour de Charquemont et Damprichard. - Les Gras : B. Vuillet, Villers-le-Lac : G. Caille, 1991, p. 181.Porte la date au verso : 1er janvier 1912
    Lieu de conservation : Archives départementales du Doubs, Besançon  - Cote du document : 6 Fi 25193/2
  • [Plan de distribution de l'usine], dessin, par Galtier Frères et Cie, Nancy 1926. Publié dans : Petiteau, Nathalie. L'horlogerie des Bourgeois conquérants : histoire des établissements Bourgeois de Damprichard (Doubs), 1789-1939. - Besançon : Presses universitaires de Franche-Comté, 1994, pl. h.t.
  • Henri Bourgeois. 1 rue de l'Industrie. 25 – Damprichard [plan-masse et de situation de l‘usine], dessin (crayon, calque), s.n., s.d. [1968], 50 x 64 cm, 1/250
    Lieu de conservation : Archives départementales du Doubs, Besançon  - Cote du document : 312 W 33
  • [Intérieur de l'atelier de traitement de surface et quelques modèles de boîtes de montre], photographie imprimée, s.n., s.d. [1990]. Publiées dans : La France horlogère, n° 517, novembre 1990, p. 91.

Bibliographie

  • Bourgeois, Michel. La famille Bourgeois de Damprichard : 150 ans au service de l'horlogerie française, 1830-1980. – Damprichard : H. Bourgeois, 1981. [8] p. ; 21 x 15 cm.
  • Chez nos fabricants de boîtes de montres. À Damprichard (Haut-Doubs). In : La France horlogère, n° 517, novembre 1990, p. 88-92 : ill.
  • L'entreprise du mois. Ets Henri Bourgeois. GIMM en bref, n° 218, décembre 1998, p. 19-20.
  • M. Une importante fabrique de boîtes de montres. La France horlogère, 15 octobre 1923. Tiré à part de l'Imprimerie moderne Genre Frères, à Morteau.
    Lieu de conservation : Collection particulière : Henri Leiser, Morteau
  • M., A. Les plus anciennes maisons de l'horlogerie française. La France horlogère, n° 429, janvier 1982, p. 81-86 : ill., n° 430, février 1982, p. 63-69 : ill.
  • Narbey, Bernard (dir.). À l'ombre du clocher de Damprichard : la mémoire des siècles passés / Groupes de travail du GHETE « Au Clos du Doubs » et des associations de Damprichard. - Besançon : Groupement d'Études Hommes et Terroirs du Clos du Doubs, 2005. Non paginé [170] p. : ill. ; 30 cm. (Cahier du Clos du Doubs ; n° 6)
  • Petiteau, Natalie. L'horlogerie des Bourgeois conquérants : histoire des établissements Bourgeois de Damprichard (Doubs), 1789-1939. - Besançon : Presses universitaires de Franche-Comté, 1994. 224 p. - [8 p. de pl.] : ill., cartes, graph. ; 24 cm. (Annales littéraires de l'Université de Franche-Comté. Série Historiques ; 8)
  • Simonin, Michel. L'horlogerie au fil du temps et son évolution en Franche-Montagne, sur le plateau de Maîche. - Maîche : M. Simonin, 2007. 143 p. : ill. ; 30 cm.
  • Vuillet, Bernard. Entre Doubs et Dessoubre. Tome III. Autour de Charquemont et Damprichard, d'après la collection de cartes postales de Georges Caille. - Les Gras : B. Vuillet, Villers-le-Lac : G. Caille, 1991. 243 p. : cartes postales ; 31 cm.

Documents multimédias

  • Mariotte, Jacques. Recherches généalogiques. Accessibles en ligne sur le site de Geneanet : http://gw.geneanet.org/

Témoignages oraux

  • Bourgeois Bernard, ancien directeur de la société Henri Bourgeois. Damprichard, 2012
  • Pernot Alain, directeur de la société. Damprichard, 2012
  •  

Annexe(s)

  • M. Une importante fabrique de boîtes de montres. La France horlogère, 15 octobre 1923 [+]

Intérêt, protection et statut

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  • Statut de la propriétépropriété privée

Désignation

  • Dénomination(s)usine d'horlogerie, usine de traitement de surface des métaux
  • Parties constituantes non étudiéeslogement, atelier de fabrication, magasin industriel, bureau, vestiaire, vestiaire d'usine, chaufferie, transformateur, garage, stationnement, cour, passerelle

Localisation

  • CommuneDamprichard
  • Adresse 1 rue de l' Industrie
  • Milieu d'implantationen village
  • Aire d'étude et cantonPays horloger (le) - Maîche

Étude

  • Copyright© Région Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
  • Auteur(s)Poupard Laurent
  • Date de l'étude2012