Patrimoine en Franche-Comté - Centrale hydroélectrique de la Prétière

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Région Bourgogne Franche-Comté
Direction Culture, sport et jeunesse - Service Inventaire et Patrimoine
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Centrale hydroélectrique de la Prétière

Illustrations

Historique

Par courrier du 7 mars 1912, la société électrique de Belchamp demande la concession d'une chute d'eau sur le Doubs, à 16 km en aval de son usine hydroélectrique de Voujeaucourt (IA25000923). Amorcés en 1914, les travaux d'aménagement sont interrompus par la Guerre et ne seront achevés qu'en 1918. Ils consistent à « couper » un méandre du Doubs par un bief d'amenée sur lequel sera disposée la centrale électrique. La prise d'eau est située sur la rive droite du Doubs (commune de Blussangeaux), au niveau de l'ancien barrage du moulin du Châtelot. Ce dernier avait été établi en vertu d'une autorisation accordée le 30 décembre 1729 sur un bras du Doubs. Le canal d'amenée, situé sur les communes de Colombier-Châtelot (actuellement Saint-Maurice-Colombier) et de la Prétière, se compose d'un tunnel de 600 m et d'une partie à ciel ouvert de 477 m. Après avoir été turbinées dans la centrale, les eaux sont rendues à la rivière du Doubs à la sortie du canal de fuite rectiligne de 550 m de longueur. Accordée à titre provisoire en 1913, l'autorisation de construction est officiellement attribuée le 1er septembre 1917 « dans l'intérêt de la Défense nationale ». L'usine hydroélectrique dispose d'une chute de 6 m en eaux moyennes, offrant une puissance kW. La centrale du Châtelot est donc mise en service en 1918, mais n'atteint sa puissance maximale brute - soit 2357 kW - qu'en 1923. Elle est équipée de trois groupes, composés de turbines doubles, de type Francis et de marque Goulut-Borne (Luxeuil-les-Bains) pour deux d'entre elles, d'une puissance de 475 kW chacune, couplées à trois alternateurs SACM (Société Alsacienne de Construction Mécanique, Belfort). Enfin, une petite turbine à axe vertical de 55 kW, sert à « actionner une dynamo assurant l'excitation des alternateurs ». Un groupe convertisseur auxiliaire de 55 kW complète l'équipement. La matrice cadastrale signale l'agrandissement de « l'usine électrique » en 1921 (annexe, logement ?), puis de nouveau en 1931 avec une « sous-station aérienne ». L'établissement entre en 1929 dans le giron de la Société des forces motrices du Refrain, suite à la fusion avec la société électrique de Belchamp. Elle dispose d'une concession d'Etat à partir de septembre 1932. A cette époque, la puissance normale brute est de 1200 kW, soit 840 kW de puissance normale disponible.

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Périodes

  • Principale1er quart 20e siècle

Dates

  • 1914porte la date

Description

La centrale hydroélectrique est construite perpendiculairement au bief de dérivation. Elle se compose d'une nef, vraisemblablement construite en béton armé enduit et ajourée de hautes baies en plein cintre. Elle est couverte d'une charpente métallique et d'un toit à longs pans en tuile mécanique. La date 1914 figure sur un cartouche du pignon nord. Les bâtiments annexes sont construits sur la berge nord du bief de dérivation. Le logement est pourvu d'un étage de soubassement et d'un étage en surcroît. L'entrepôt industriel et l'atelier de réparation sont construits en rez-de-chaussée, très certainement en moellon de calcaire enduit. Ils sont ajourés de baies couvertes d'arcs en plein-cintre et surbaissés. Le garage, bâti en parpaing de béton enduit, est couvert d'un appentis en tôle ondulée.

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  • Mursbéton / béton armé / enduit / calcaire / moellon / enduit / béton / parpaing de béton / enduit
  • Toittuile mécanique / tôle ondulée
  • Étagesen rez-de-chaussée / étage de soubassement / étage en surcroît
  • Couvrementscharpente métallique apparente
  • Couverturestoit à longs pans / appentis
  • Énergiesturbine hydraulique

Documentation

Documents d’archives

  • Archives départementales du Doubs, Besançon, 3 S1172 Navigation intérieure. Usines (1933-193)
    Lieu de conservation : Archives départementales du Doubs, Besançon  - Cote du document : 3 S1172
  • Archives départementales du Doubs, Besançon, 3 S 1175 Navigation intérieure. Usines (1911-1923)
    Lieu de conservation : Archives départementales du Doubs, Besançon  - Cote du document : 3 S 1175
  • Archives départementales du Doubs, Besançon, 3 S 1666 Fonds des Ponts et Chaussés. Usines. Réglementation de la force hydraulique (1863-1938)
    Lieu de conservation : Archives départementales du Doubs, Besançon  - Cote du document : 3 S 1666
  • Archives départementales du Doubs, Besançon, Sp 866 Fonds des Ponts et Chaussées. Travaux d'aménagement en rivière (1933-1934)
    Lieu de conservation : Archives départementales du Doubs, Besançon  - Cote du document : Sp 866
  • Matrice des propriétés bâties (1911-1935)
    Lieu de conservation : Archives départementales du Doubs, Besançon  - Cote du document : 3 P 471/5

Bibliographie

  • Le département du Doubs. - [S.l.] : [s.n.], 1923 : ill. N° spécial de « L'Illustration économique et financière », supplément du 4 août 1923
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Intérêt, protection et statut

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  • Statut de la propriétépropriété d'un établissement public

Désignation

  • CommuneLa Prétière
  • Milieu d'implantationisolé
  • Lieu-dit Fouroux aux
  • Dénomination(s)centrale hydroélectrique
  • Parties constituantes non étudiéeslogement, barrage, vanne, passerelle, garage, salle des machines, machine énergétique, galerie maçonnée, bief de dérivation, atelier de réparation, entrepôt industriel

Localisation

  • Aire d'étude et cantonPays de Montbéliard (le) - L'Isle-sur-le-Doubs
  • Hydrographiebief de dérivation du Doubs

Étude

  • Copyright© Région Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
  • Auteur(s)Favereaux Raphaël, Poupard Laurent
  • Date de l'étude2012

Localisation