Patrimoine en Franche-Comté - Usine d'horlogerie (usine de montres) Péquignet

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Région Bourgogne Franche-Comté
Direction Culture, sport et jeunesse - Service Inventaire et Patrimoine
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Usine d'horlogerie (usine de montres) Péquignet

Illustrations

Historique

L'usine bâtie sur des plans de l'architecte bisontin Pierre Bourgeois (1926-1996) est inaugurée en mai 1978. Elle a été construite pour l'horloger Emile Péquignet qui, né en 1940, a commencé sa carrière à la Soborem (rue Victor Hugo) en 1956 avant de travailler à partir de 1964 chez Cupillard-Rième (rue Bois-Soleil) puis de s'établir à son compte en janvier 1973. A cette date, il crée son entreprise (la Sarl Montres Péquignet) et sa marque (Emile Péquignet). Il dessine dans son appartement du 1 rue de la Gare les montres de moyen et haut de gamme (extra-plates et se distinguant notamment par leur bracelet en acier) qu'il fait fabriquer, sous sa marque, par des sous-traitants suisses et contrôler par un horloger à domicile. Il s'occupe de la commercialisation avec sa femme et emploie trois personnes à la fin de l'année, sept ou huit (dont quatre ou cinq horlogers) en 1976, une vingtaine en 1979 tandis que sa production passe de 7 000 montres la première année à 40 000 en 1979 (dont la moitié à quartz). Il crée plusieurs entreprises (dont il se désengagera par la suite) : une fabrique de boîtes de montre le 1er janvier 1980 en association avec Jean-Louis Burdet (de Damprichard), une de bracelets métalliques (Brademont) avec Michel Tournier à Morteau et une de coffrets en bois (Cofima) avec Norbert Amadry à Fournet-Luisans. La société emploie une cinquantaine de personnes au début des années 2000 (40 en 1988). Emile Péquignet la cède en 2004 à Didier Leibundgut (ancien Pdg de Slava et Dg de Zenith France), dont le grand-père Charles avait fondé sa fabrique de montres Leibundgut-Petit, devenue Rectius Hora en 1948 (13 rue des Corvées). Didier Leibundgut oriente la production vers la montre mécanique de haut de gamme pour laquelle, à partir de 2005, il fait concevoir et développer en interne son propre mouvement automatique par Huy Van Tran et Ludovic Perez. Assemblé dans l'usine à partir de composants réalisés en sous-traitance, le "Calibre Royal" est présenté en mars 2010 à la foire de Bâle et sa commercialisation débute en juin 2011. Faute d'une assise financière suffisante, l'entreprise est placée en règlement judiciaire en 2012, alors qu'elle compte 47 salariés. Elle est reprise la même année par Philippe Spruch et Laurent Katz, dirigeants de la société LaCie, et elle est labellisée Entreprise du Patrimoine vivant en 2014. La crise horlogère la conduit à sa liquidation judiciaire en novembre 2016. Elle redémarre en mars 2017 avec 16 employés sous la direction de quatre de ses anciens salariés réunis au sein de la SAS Péquignet Horlogerie. Sa production de montres est organisée en deux pôles : "Manufacture", basé sur le Calibre Royal (équipé de diverses complications), et "Horloger créateur", utilisant des mouvements du commerce. L'entreprise lance début 2018 le Calibre Royal Manuel, à remontage manuel.

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Périodes

  • Principale4e quart 20e siècle

Dates

  • 1978daté par tradition orale

Auteurs

Description

L'usine est formée de trois corps de bâtiments accolés, réalisés en pan de béton armé et parpaings de béton enduits, avec mur-rideau. Le corps d'entrée (orienté nord-sud) est accolé perpendiculairement au corps le plus gros (à charpente en lamellé-collé apparente) ; tous deux sont coiffés d'un toit à longs pans, pignons couverts et acier en couverture. A leur jonction prend place à l'ouest la cantine, protégée par un appentis métallique. Le premier corps compte un étage carré, le deuxième un étage carré et un étage en surcroît (desservis par un escalier en vis dans-oeuvre métallique) et le dernier est en rez-de-chaussée. Les garages et le transformateur au sud-ouest sont en béton avec toit terrasse.

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  • Mursbéton / pan de béton armé / mur-rideau / béton / parpaing de béton / enduit
  • Toitacier en couverture
  • Étages1 étage carré / étage en surcroît
  • Couvrementscharpente en bois apparente
  • Élévationsélévation à travées
  • Couverturestoit à longs pans / pignon couvert / appentis
  • Escaliersescalier dans-oeuvre / escalier en vis / en charpente métallique
  • Énergiesénergie électrique / achetée

Documentation

Bibliographie

  • Andrikian, Yves. Péquignet est sauvé. L'Est républicain, édition du Doubs, mardi 24 juillet 2012, ill.
  • Chambre de Commerce et d'Industrie du Doubs. Horlogerie [dossier documentaire]. - Besançon : CCI du Doubs, juin 1988. 43 p. ; 30 cm.
    Lieu de conservation : Musée du Temps, Besançon  - Cote du document : 28700 CCI 1988
  • Christophe, Dominique. A Morteau. Une nouvelle signature de la montre : Emile Péquignet. La France horlogère, n° 402, juillet-août 1979, p. 88-89 : ill.
  • Clémens, Monique. L'horloger Péquignet repart et se recentre sur ses collections Manufacture et Moorea. Les Echos, 16 mars 2017Document accessible en ligne sur le site Les Echos : https://www.lesechos.fr/16/03/2017/LesEchos/22405-111-ECH_l-horloger-pequignet-repart-et-se-recentre-sur-ses-collections-manufacture-et-moorea.htm (consultation : 24 avril 2018)
  • Daveau, Vincent. Reprise de la manufacture horlogère Péquignet par les employés. L'Express, 1er mars 2017, ill.Document consultable en ligne sur le site de L'Express : https://www.lexpress.fr/tendances/montre/reprise-de-la-manufacture-horlogere-pequignet-par-les-employes_1884165.html (consultation : 24 avril 2018)
  • Dollet, Christophe. Un grand dirigeant rachète Péquignet. L'Est républicain, édition du Doubs, vendredi 23 janvier 2004, ill.
  • Mamet, Joël. Carnets de Bâle feuilletés chez les Comtois du salon de l'horlogerie (V et fin). Péquignet, double pari. L'Est républicain, édition du Doubs, mardi 13 mars 2012, ill.
  • Mamet, Joël. Le contre-la-montre de Péquignet. L'Est républicain, édition du Doubs, vendredi 6 juillet 2012
  • Mamet, Joël. Péquignet, retour de tic-tac. L'Est républicain, édition du Doubs, 2 décembre 2012, ill.
  • Mamet, Joël. Le retour du "Graal" horloger en Comté. L'Est républicain, édition du Doubs, samedi 6 décembre 2014
  • Mamet, Joël. Les montres Péquignet en liquidation. L'Est républicain, édition du Doubs, jeudi 1er décembre 2016, ill.
  • Péquignet, Emile. Un destin montres en main. - Pontarlier : Ed. du Belvédère, 2012. 132 p. : ill. ; 24 cm.
  • Viennet, Jean-Pierre. Le pays des horlogers : trois siècles d'histoire franco-suisse. - Villers-le-Lac : Musée de la Montre, 2015. 271 p. : ill. ; 28 cm.

Témoignages oraux

  • Clerc Marie-Laure, service des ventes à l'international, société Péquignet. Morteau
  • Royer Dani, président de la société Péquignet. Morteau
  •  

Lien(s) web

Intérêt, protection et statut

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  • Statut de la propriétépropriété privée

Désignation

  • Dénomination(s)usine d'horlogerie
  • Parties constituantes non étudiéesatelier de fabrication, bureau, bureau d'études, cantine, magasin industriel, transformateur, garage, stationnement

Localisation

  • CommuneMorteau
  • Adresse 1 rue du Bief
  • Milieu d'implantationen ville
  • Aire d'étude et cantonPays horloger (le) - Morteau

Étude

  • Copyright© Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
  • Auteur(s)Poupard Laurent
  • Date de l'étude2013