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USINE DE TRAITEMENT DU BOIS FRANCE BOIS IMPRÉGNÉS

70 - Arc-lès-Gray

  • Dossier IA70000340 réalisé en 2008
  • Auteur(s) : Raphaël Favereaux
Magasin industriel contemporain. © Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine

Historique


Par arrêté préfectoral du 18 septembre 1934, la société d'Injection Rapide et de Conservation des Bois (IRCB) , fondée en 1919, est autorisée à exploiter une usine d'imprégnation en bord de Saône. Pierre Schelameur est à l’origine de cette création, et il semble que l’établissement soit ouvert dès 1924. L'injection consiste en l'imprégnation profonde du bois, sous vide, puis sous pression (dérivé du procédé Rüping) , de produits fongicides et insecticides, afin de traiter les poteaux, mâts, traverses de chemins de fer et étais. La société forestière anonyme IRCB, fournisseur des administrations de l'Etat et des compagnies de chemin de fer, exploite des usines à Saint-Vit (25) et à Saint-Claude (39). Entre 1958 et 1966, 1200 m² de bâtiments sont construits. En 1967, son siège social est à Saint-Vit, et elle possède une usine à Valmy (Algérie) et une autre à Saint-Michel-sur-Meurthe (88). A cette époque, l'usine d'Arc-lès-Gray traite annuellement 5000 m3 de bois. Le chantier couvre 5 hectares, dont 3500 m² couverts. La société IRCB est reprise en 1971 par le groupe Rollin et Dupret, implanté dans la Loire, puis est intégrée en 1992 à la holding Rochette Bois Industrie, connue sous l'appellation France Bois Imprégnés. Cet établissement poursuit aujourd'hui la même activité. Elle traite annuellement 4000 m3 de bois résineux, soit 25 000 poteaux, pour EDF, France Télécom, ainsi que des rondins pour portiques, piquets pour magasins de bricolage, etc. Elle fabrique également des barrières anti-bruits. Les pièces de bois sont traitées par injection dans des autoclaves. Un logement ouvrier et un atelier de créosotage ont été détruits dans les années 1980. L'usine a subi divers incendies dont le dernier, en 1988, a nécessité la reconstruction de l'atelier de fabrication (injection) et des bureaux en 1989, d’après un projet de François Schelameur, petit-fils du fondateur.

En 1967, l'équipement comprend deux autoclaves de 1,80 m de diamètre, l'un de 12,5 m de long et l'autre de 22 m, équipés d'une pompe à vide et d'un compresseur ; 9 cuves de trempage ; 2 grues montées sur rail ; un locotracteur.
Une trentaine de personnes sont employées en 1934 et en 1967, contre 16 en 2008.
Période(s)
Principale :
  • 2e quart 20e siècle
  • 2e moitié 20e siècle

Description


Site industriel (antérieurement) desservi par voie navigable et par embranchement ferroviaire. L'atelier de fabrication reconstruit en 1989 (injection) possède une charpente métallique, avec bardage de planches, couverte d'un vaste appentis. Le magasin industriel construit le long de la Saône possède une charpente en bois hourdée de brique, et est couverte d'un toit à longs pans en tuile mécanique. Les autres magasins industriels possèdent une charpente métallique ou en bois, ouverts sur l'extérieur, couverts de toits à longs pans en tôle.
Murs :
  • béton
  • brique
  • parpaing de béton
  • enduit
  • essentage de planches
Toit :
  • tuile mécanique
  • fer en couverture
Etages :
  • en rez-de-chaussée
Couvrement :
  • charpente en bois apparente
  • charpente métallique apparente
Energie utilisée :
  • énergie thermique produite sur place
  • énergie électrique achetée

Informations complémentaires

Thématiques :
  • patrimoine industriel de la Haute-Saône
Aire d’étude et canton : Haute-Saône
Dénomination : usine de traitement du bois
Parties constituantes non étudiées :
  • aire des matières premières
  • magasin industriel
  • atelier de fabrication
  • salle des machines
  • bureau
  • transformateur
Carte interactive
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