Patrimoine en Franche-Comté - Ferme et atelier d'horlogerie puis de menuiserie Bourgeois

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Région Bourgogne Franche-Comté
Direction Culture, sport et jeunesse - Service Inventaire et Patrimoine
Hôtel de Région - 4, square Castan CS51857 - 25031 Besançon cedex

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Ferme et atelier d'horlogerie puis de menuiserie Bourgeois

19 rue du Lac
25 - Villers-le-Lac
Dossier IA25001544 réalisé en 2016

Illustrations

Historique

La ferme à tué de Sous les Roches (ou du Bois de Ban) date du 18e siècle, de 1732 (suivant le témoignage de son propriétaire) ou 1751. Portée sur le plan cadastral de 1817 (C 677), elle appartient à la veuve et aux héritiers d'un militaire, Charles Besançon (1764-1812). Elle passe vers 1829 à Jean-Baptiste Girardot puis vers 1832 au vitrier Claude Nicolas Bertin-Denis (vers 1792-1879), grand oncle des futurs associés d'Hippolyte Parrenin au sein de la société Parrenin et Bertin-Denis Frères (1878-1880). Nouveau propriétaire en 1879 : le petit-fils de Bertin-Denis, l'ébéniste François Joseph Billod-Girard (1849-?). La matrice cadastrale signale vers 1886 une modification du bâtiment (porté de 13 à 21 ouvertures ordinaires), qu'en 1910 Billod-Girard cède à Ulysse Bourgeois (1873-1945), marié à une demoiselle Etevenard de Charquemont et horloger avec ses frères. La propriété se transmet ensuite de père en fils : en 1945 à Maurice (1915-2006), mécanicien de précision aux Ets Binétruy Frères, en 2002 à Jean (né en 1948), instituteur et maire de Villers de 1995 à 2014, en 2005 à David (né en 1974). Ce dernier, menuisier ébéniste diplômé de l'école Boulle, a fondé en 2002 la société Atelier D. Bourgeois. En 2006, il construit au nord-est son atelier, surmonté d'un chalet à usage de gîte (ouvert en 2008). En 2009, il réhabilite la ferme pour, tout en préservant son cachet, la mettre en conformité avec la norme Réglementation thermique (RT) 2012, avec reprise de la toiture (suppression de l'ancienne couverture en tavaillons toujours présente, renforcement de la charpente, isolation en laine de bois de 28 cm d'épaisseur et couverture en tuile), fermeture du tué, isolation des murs par l'extérieur (dépose des planches, mise en place de deux couches de laine de bois croisées, repose des planches) et changement des menuiseries.

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Périodes

  • Principale18e siècle
  • Principale1er quart 21e siècle

Description

La ferme a des murs en moellons calcaires enduits (aux étages de soubassement) ou en pan de bois avec essentage de planches bouvetées (au-dessus). Elle compte deux étages de soubassement (occupant la moitié de la surface, le 2e consiste en deux caves voûtées, perpendiculaires à la rue et séparées par un four à pain ; le 1er abritait autrefois une cuisine et une étable), un rez-de-chaussée surélevé et un étage en surcroît, desservis par des escaliers dans-oeuvre droits en bois. Un escalier extérieur droit, en avant du mur gouttereau sud-ouest, distribue aussi les trois premiers niveaux, le rez-de-chaussée (autrefois grange et fenil) étant par ailleurs accessible de plain-pied au nord (par une levée de grange). La façade orientale, percée de fenêtres multiples, comporte au 1er étage de soubassement un balcon en bois saillant, surmonté par une lambrichure à ressaut. Le bâtiment est coiffé d'un toit à longs pans et pignons couverts, à couverture de tuiles mécaniques (tout comme le gîte), dont émerge le tué. Une croix métallique somme le pignon antérieur tandis que celui postérieur présente un ostensoir-soleil gravé associé au monogramme IHS. Les travaux entrepris à partir de 2009 ont consisté en une reprise de la toiture, à l'origine de la fermeture et du rehaussement du tué, accompagnée de la mise en place d'une isolation des murs par l'extérieur et du changement des menuiseries. Les corps récents (entrée couverte au nord et atelier-garage, protégés par une terrasse en béton) ont des murs en béton enduit, celui à usage de gîte fait appel à un essentage de planches (surmontant le bloc atelier-garage au nord-est, il est accessible par une passerelle métallique).

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  • Typologiesferme à tué simple / grange haute / baie multiple
  • Murscalcaire / moellon / enduit partiel / bois / pan de bois / essentage de planches / béton / enduit
  • Toittuile mécanique / béton en couverture
  • Étages2 étages de soubassement / rez-de-chaussée surélevé / étage en surcroît
  • Élévationsélévation à travées
  • Couverturestoit à longs pans / pignon couvert / terrasse
  • Escaliersescalier de distribution extérieur / escalier droit / en maçonnerie / escalier dans-oeuvre / escalier droit / en charpente
  • Autres organes de circulationsrampe d'accès
  • Techniques de décorsculpture
  • Représentationsmonogramme / IHS / ostensoir / soleil
  • Précisions sur la représentation

    Planche gravée au pignon de la façade postérieure : un ostensoir-soleil dont le centre est occupé par le monogramme IHS.

Documentation

Documents d’archives

  • 3 P 628 Cadastre de la commune de Villers-le-Lac, 1817-1973- 3 P 628 : Atlas parcellaire (18 feuilles), dessin (plume, lavis), par les géomètres du cadastre Vial et Girardier, 1817- 3 P 628/1-2 : Registre des états de sections (1817 ?) - 3 P 628/3-4 : Matrices cadastrales des propriétés bâties et non bâties, 1822-1910- 3 P 628/5 : Matrice cadastrale des propriétés bâties, 1882-1910- 3 P 628/10-12 : Matrice cadastrale des propriétés bâties, 1911-1973
    Lieu de conservation : Archives départementales du Doubs, Besançon  - Cote du document : 3 P 628

Documents figurés

  • 654 - Frontière franco-suisse - Lac-ou-Villers - Le Doubs à Lac-ou-Villers, carte postale, par Francis Grux, s.d. [1er quart 20e siècle, après 1908], Francis Grux peintre-éditeur à Maîche
    Lieu de conservation : Collection particulière : Henri Ethalon, Les Ecorces
  • Lac ou Villers (Doubs). Embarcadère - Départ pour la visite en canot automobile des Bassins et Saut du Doubs, carte postale, s.n., s.d. [1er quart 20e siècle, entre 1909 et 1916], Bauer Marchet et Cie éd. à Dijon. Le tampon rond Bauer Marchet et Cie Dijon a été utilisé par l'éditeur de 1909 à 1916.
    Lieu de conservation : Collection particulière : Henri Ethalon, Les Ecorces
  • Une des plus vieilles maisons de Villers-le-Lac sur la route de Chaillexon, photographie, par Georges Caille, s.d. [1982]. Publiée dans : Vuillet, Bernard. Villers-le-Lac et son passé / photogr. Georges Caille. - Morteau : Impr. Bobillier, 1983.

Bibliographie

  • C., T. Vieille maison, mais économique et écologique. C'est-à-dire, n° 149, 27 novembre 2009, p. 10 : ill.
  • Poinsot, Gilbert. Fermes : dossier collectif communal [commune de Villers-le-Lac], 1976. 4 p. : ill. ; 30 cm. Dossier d'inventaire (référence : IA00013907)

Documents multimédias

  • Monneret, Christian. Recherches généalogiques. Accessibles en ligne sur le site de Geneanet : http://gw.geneanet.org/

Témoignages oraux

  • Bourgeois David, propriétaire de la ferme. Villers-le-Lac
  • Droz Yves, collectionneur de pièces horlogères et fondateur du Musée de la Montre, Villers-le-Lac
  •  

Intérêt, protection et statut

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  • Statut de la propriétépropriété privée

Désignation

  • Dénomination(s)ferme, atelier
  • Parties constituantes non étudiéesatelier de fabrication, logement, fenil, étable, garage, rampe d'accès, passerelle, bassin, jardin

Localisation

  • CommuneVillers-le-Lac
  • Adresse 19 rue du Lac
  • Milieu d'implantationen ville
  • Aire d'étude et cantonPays horloger (le) - Morteau

Étude

  • Copyright© Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
  • Auteur(s)Poupard Laurent
  • Date de l'étude2015