Des travaux au château de Joux

La communauté de communes du Grand Pontarlier lance un important programme de restauration


La Cluse-et-Mijoux (25) : fort de Joux © phot. J. Mongreville / Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine, 2019

Perché sur un éperon rocheux, le château de Joux retrace 1 000 ans d’histoire et d’architecture militaire. L’édifice, classé au titre des Monuments historiques depuis 1996, est composé de 5 enceintes, 250 pièces et 3 ponts-levis. Sur cet emplacement stratégique, la première mention d’un fortin en bois, propriété des sires de Joux, remonte à 1304. En 1678, la Franche-Comté est rattachée définitivement au royaume de France par Louis XIV. L’ingénieur militaire Vauban modifie alors la forteresse, en définissant 5 enceintes fortifiées et échelonnées, pour stopper les ennemis venant de la frontière Suisse. Au cours des siècles suivants, le château est transformé en prison d’État (dont l’un des détenus illustres sera Toussaint Louverture) puis modernisé selon le système des fortifications enterrées du général Séré de Rivières. 

L’édifice devient propriété de la communauté de communes du Grand Pontarlier en 1968.  Suite aux travaux menés entre 1999 et 2015, la collectivité a décidé de lancer un nouveau programme de travaux dont la restauration des ponts-levis, du pont dormant et de la porte d’honneur dite Louis XIV constitue une première étape. Au côté des autres partenaires financiers que sont l’État et le Conseil départemental du Doubs, la Région Bourgogne-Franche-Comté a soutenu en 2020 à hauteur de 147 000 € cette première phase dont le montant des travaux est estimé à 735 000 € H.T. 

Les travaux sont en cours et devrait durer quelques mois encore. Outre la volonté d’assurer la pérennité de l’édifice, l’objectif est de remettre en fonctionnement les ponts-levis afin qu’ils deviennent de véritables supports de médiation et de communication.   

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