Patrimoine en Franche-Comté - Moulin à farine, puis minoterie Saire

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Région Bourgogne Franche-Comté
Direction Culture, sport et jeunesse - Service Inventaire et Patrimoine
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Moulin à farine, puis minoterie Saire

Illustrations

Historique

Fondé vers 1795 par Jean-Baptiste Bernardin, ce moulin est transmis dans la même famille pendant trois générations. Deux maisons abritant logements et parties agricoles sont construites à l'est du moulin. La plus ancienne est datée de 1810, la clé d'arcade portant également les initiales INB (pour Jean-Baptiste Bernardin). La seconde, dernière demeure du minotier, porte la date 1849 et les initiales HCA MGB (pour Marie-Geneviève Bernardin). Le moulin est acheté en 1880 par Ferdinand Saire, et mis en location jusqu'en 1888. Il est alors cédé à son fils, Louis Saire, qui travaille à façon avec deux ouvriers (sarrasin, seigle et blé). Lorsque le moulin est reconstruit en 1900 (date gravée sur le linteau de la porte d'entrée) , il est converti en minoterie et équipé d'appareils à cylindres. Une dynamo couplée à la turbine permet de produire l'électricité. Georges Saire succède à son père en 1921. La minoterie est de nouveau modernisée en 1928 : doublement du nombre d'appareils à cylindres, remplacement des bluteries par des plansichters à tamis horizontaux, mise en place d'une aspiration centrale. La production de farine atteint 5900 quintaux en 1935. Un nouvel étage est construit en 1945 pour faciliter la circulation par gravité et augmenter la surface de blutage. Un système de nettoyage pneumatique du blé de marque Lafon est installé en 1958. Dans le troisième quart du 20e siècle, la minoterie travaille uniquement pour la boulangerie. En 1970, la livraison des blés et des farines en vrac nécessite la mise en place de souffleries et de peseuses automatiques. La capacité de mouture journalière était de 100 quintaux, mais la minoterie ne traitait à la fin que 700 quintaux de blé par mois. Faute de repreneur, elle ferme ses portes en 1987 lorsque Marcel Saire, fils de Georges, prend sa retraite. Tout l'appareil de production est encore en place aujourd'hui (étudié IM7001043). Deux roues hydrauliques actionnent deux paires de meules et une ribe jusqu'en 1900. A cette date, deux appareils à cylindres doubles et des bluteries centrifuges hexagonales H. et G. Rose Frères (Poissy, 78) sont installés. Une turbine de type Fontaine, de marque Ertzbischoff (Luxeuil, 70) , est mise en place en 1904. Acquisition en 1920 d'une locomobile de battage pour suppléer la turbine. En 1928, les deux paires de meules sont supprimées, les appareils à cylindres Rose Frères remplacés par des appareils Michel et Simonis (Jupille-Liège, Belgique) , et un moteur à gaz pauvre se substitue à la locomobile. Installation en 1935 de deux brosses à blé et de deux brosses à son de marque Socam. En 1943, les plansichters Michel et Simonis, installés en 1928, sont remplacés par deux plansichters Anciens Ets Schneider-Jacquet et Cie (Ezy-sur-Eure, 27) , complétés d'un sasseur, de filtres et d'un aspirateur. Cette même année, une turbine Goulut-Borne (Luxeuil, 70) de 10 ch est mise en place. La turbine Fontaine disparaît en 1950 au profit d'une turbine Dumont (Pont-de-Saint-Uze, 26) , de 30 ch, de type Francis. En 1952, un alternateur remplace la dynamo et le moteur à gaz pauvre laisse place à un moteur électrique.

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Périodes

  • Principale4e quart 18e siècle
  • Principale1er quart 19e siècle
  • Principale2e quart 19e siècle
  • Principale1er quart 20e siècle
  • Principale2e quart 20e siècle

Dates

  • 1810daté par travaux historiques, porte la date
  • 1849daté par travaux historiques, porte la date
  • 1900daté par travaux historiques, porte la date
  • 1945daté par travaux historiques, porte la date

Description

Le moulin est bâti en moellon de grès enduit, couvert de toits à longs pans et tuile mécanique. La partie centrale (atelier de fabrication proprement dit) comprend trois étages carrés, alors que la partie occidentale abritant les chambres à farine et les cellules à blé s'élève sur un étage carré et un étage en surcroît. Adossé au pignon sud de l'atelier du moulin, le bâtiment d'eau est construit en brique creuse enduite. L'atelier de réparation et le magasin industriel sont en rez-de-chaussée. Les logements sont en moellon de grès enduit, à un étage carré, couverts en laves de grès.

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  • Mursgrès / moellon / enduit / brique creuse
  • Toittuile mécanique / grès en couverture
  • Étages3 étages carrés
  • Couverturestoit à longs pans
  • Énergiesénergie hydraulique / produite sur place / turbine hydraulique / énergie thermique / produite sur place / énergie électrique / achetée / turbine hydraulique
  • État de conservationétablissement industriel désaffecté

Intérêt, protection et statut

L'intérêt de cette minoterie est concentrée sur la présence de l'ensemble des machines de production, encore en place depuis la fermeture en 1987.

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  • Éléments remarquables machine de production
  • Statut de la propriétépropriété privée

Désignation

  • Dénomination(s)moulin à farine, minoterie
  • Parties constituantes non étudiéesatelier de fabrication, atelier de réparation, magasin industriel, silo, bâtiment d'eau, bief de dérivation, transformateur, logement

Localisation

  • CommuneFougerolles
  • Milieu d'implantationisolé
  • Lieu-dit Fougerolles-le-Château
  • Aire d'étude et cantonHaute-Saône - Saint-Loup-sur-Semouse
  • Hydrographiedérivation de la Combeauté

Étude

  • Copyright© Région Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
  • Auteur(s)Favereaux Raphaël
  • Date de l'étude2006

Localisation