Patrimoine en Franche-Comté - L'horlogerie à Villers-le-Lac

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Région Bourgogne Franche-Comté
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L'horlogerie à Villers-le-Lac

25 - Villers-le-Lac
Dossier IA25001434 réalisé en 2016

Illustrations

Historique

Organisé au 15e siècle autour de trois écarts - Chaillexon au bord du lac, le Pissoux et le Chauffaud sur les hauteurs -, le quartier du Lac s'agrandit ensuite avec le hameau des Bassots. La communauté du Lac compte ainsi plus de 1 300 habitants en 1789. Elle est en relation constante avec la Suisse voisine, et notamment le village des Brenets, que ce soit en bateau (une vingtaine de "bachots" - grandes barques pouvant supporter un attelage avec sa charge et ses chevaux - sont dénombrées lors de la Révolution puis deux bacs sont établis au 19e siècle, à Villers même et à Chaillexon) ou par le pont (un pont de radeaux dit le "crébet", refait en 1770 et remplacé en 1840 par un pont suspendu à Villers) ; des routes sont établies, vers Les Brenets en 1828 et Le Locle via le col des Roches en 1843, avec percement d'un tunnel routier en 1863.

Cette relative facilité des déplacements locaux contribue fortement à la vocation horlogère de la commune de Villers-le-Lac (appelée Lac-ou-Villers jusqu'en 1948), retracée par divers textes au 20e siècle. En effet, après avoir pris son essor au Locle et à La Chaux-de-Fonds au 18e siècle, l'horlogerie gagne Les Brenets dans la première moitié du siècle suivant. Si cette industrie est connue dans le quartier du Lac dès le début du 18e siècle (l'horloge du temple des Brenets mise en place en 1714 est l'œuvre de Pierre Claude Perrot-Bastian, du Pissoux), l'horlogerie « en petit » (la montre et ses composants) ne semble s'y implanter que dans la deuxième moitié du siècle. A la fin du 18e siècle, les frères Claude Joseph et Jean Baptiste Joriot, maîtres horlogers formés à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), fabriquent en effet des ébauches de montre tandis qu'à la même époque sont signalés des horlogers qui ont pour nom à Chaillexon Alexis Prenel, à la Montagne de Chaillexon François Xavier Saulnier, au Pissoux Jean-Jacques-Alexis Pagnot, à Villers François Honoré Maillot, Jean Benoît Bergeon, François Xavier Bournel, Claude Charles Binétruy, François Joseph Binétruy… Bon nombre travaillent à domicile, à la fois paysans et horlogers, et réalisent des composants pour l'échappement (balanciers, roues de rencontre, chaînes, etc.) livrés dans les villes suisses voisines.

Favorisée par la levée en 1834 des restrictions sur l'ouverture d'ateliers à proximité de la frontière (par peur de la contrebande), la réussite de l'horlogerie se traduit dans la première moitié du 19e siècle par une augmentation - lente mais continue - de la population : 1 358 personnes en 1821, 1 593 en 1836 (dont 300 à peine à Villers même), 1 719 en 1851, 2 105 en 1861. Villers devient réellement le chef-lieu de la commune (la mairie se trouvait auparavant au Pissoux puis à Champagne) mais le bourg est presque totalement détruit par un incendie dans la nuit du 22 au 23 juin 1840 (seules deux ou quatre maisons - suivant les sources - échappent aux flammes). Il est rebâti mais sans la politique urbanistique volontaire qu'ont pu connaître les villes de La Chaux-de-Fonds et du Locle (incendiées la première en 1794 et la seconde en 1833 et 1844).

La fabrication des ébauches de montre (deux platines superposées reliées par des piliers puis, à partir de l'invention par Lépine dans les années 1770 du calibre portant son nom, une platine et des ponts) prend de l'ampleur au milieu du 19e siècle alors que le plantage d'échappement devient une spécialité de Villers. En effet, quelques ouvriers apprennent cette activité vers 1856 (avant de la répandre) : Charles Clément Joriot à Mâcon (Saône-et-Loire) et son frère Eusèbe (bientôt rejoint par son cousin Florian) à Baume-les-Dames, etc. A une époque où il n'est pas question d'interchangeabilité, les composants de chaque mouvement doivent être adaptés les uns aux autres pour fonctionner correctement. Planter un échappement, c'est donc principalement retoucher la platine et les ponts en y reportant les points de percement et de pivotement des pièces mobiles (composant l'échappement et le rouage) et en les équipant de leurs contre-pivots (rubis notamment). Dans le cas d'un échappement à cylindre intervient un composant supplémentaire - le char ou chariot - supportant le cylindre et permettant de le positionner par rapport à sa roue. Berner, dans son Dictionnaire professionnel illustré de l'horlogerie réédité en 2002, précise que l'opération vise à « reporter sur des ponts les points de pivotement des roues, de l'ancre, du balancier, etc., en se basant sur la position de ces points dans la platine ». L'explication contenue dans le guide édité lors de l'exposition horlogère de 1944 est plus technique : le plantage d'échappement consiste « à faire des creusures de la roue d'ancre, du passage de la fourchette et du balancier, à tourner les ponts de dessous pour faire les passages, tracer la forme de son échappement, ensuite sertir les pierres, à faire ses axes pris dans un pied d'acier et à confectionner sa fourchette ». Volontiers ingénieux (comme en témoigne le nombre des brevets déposés durant les 19e et 20e siècles), les horlogers adaptent cependant leur production en fonction de la conjoncture. Ainsi à l'occasion d'un ralentissement vers 1866, la production est réorientée vers un mécanisme à remontoir qui aurait été inventé par un Binétruy, des fermes de la Gâteau (notons cependant que certaines "inventions" ne sont que des copies de systèmes déjà diffusés en Suisse, dans un pays où la première loi fédérale sur les brevets ne date que de 1888). A cette époque, la commune compte 268 horlogers à domicile, qui travaillent pour ceux du Locle (les maisons Philippe Dubois et Fils, Dubois et Leroy, etc.). Le ratio entre cette profession et les autres artisans rend compte de son essor : 56 % en 1856 pour 10,6 % en 1836 (il sera de 82 % en 1911).

La deuxième moitié du 19e siècle connaît une expansion sans pareille de l'horlogerie, tant du côté suisse que français. La montre devient un produit indispensable et courant, le développement des communications et des chemins de fer étant des facteurs expliquant l'accroissement de la demande. A Villers, un bureau de poste est ouvert en 1864 et le pont suspendu remplacé par un pont métallique en 1894. Si chez les voisins helvétiques, Le Locle est relié par voie ferrée à La Chaux-de-Fonds dès 1857 (puis avec Neuchâtel deux ans plus tard), il faudra attendre 1890 pour que soit ouverte la ligne Les Brenets - Le Locle. Etudiée dès 1858, la liaison ferroviaire Besançon - Le Locle via Morteau n'est pour sa part réalisée qu'en 1884 et la ligne à voie étroite Morteau - Maîche ne sera inaugurée qu'en 1905 (elle sera prolongée jusqu'à Trévillers en 1908).

L'essor de l'horlogerie suisse, qui prend le virage de la mécanisation à l'issue de l'Exposition universelle de Philadelphie en 1876 (révélant à la profession l'avance américaine en la matière), entraîne un essor semblable de l'horlogerie à Villers-le-Lac. La demande en composants augmente et, à partir de la fin des années 1860, une partie de la fabrication s'effectue dans des ateliers qui ne sont plus exclusivement familiaux mais concentrent la main d'œuvre et gagnent progressivement en importance. C'est ainsi que sont créés ceux d'Alphonse Vuillemin (balanciers puis ébauches) installé à son compte à la Courpée en 1861, de Louis Billod-Morel (échappement à ancre) vers 1868, de César Marguet et Auguste Dupommier (roues de rencontre, ébauches et remontoirs de montre) en 1871, d'Hippolyte Parrenin (ébauches) en 1876-1877 (avec une usine équipée d'une machine à vapeur), de Delphin Amiot (balanciers) vers 1878 (succédant au 7 rue des Murgers à celui de son beau-père François Alphonse Vuillemin), etc. Machines et outillage sont fournis par la maison Ernest Mesnier, réputée fondée en 1885 et installée au 23 rue du Quartier neuf (qu'elle quittera en 1905 pour Morteau), laquelle se dit au tournant du siècle « fabricant d'outils d'horlogerie et d'installations complètes pour fabrique d'ébauches, fournisseur de l'école d'horlogerie de Besançon et de celle de Saint-Pétersbourg ».

La ville, qui compte 2 418 habitants en 1876, s'étoffe et un nouveau quartier se constitue dans les années 1870 au nord, sur la pente près de la Combe verte, au long de l'actuelle rue du Quartier neuf.

Les années 1890 sont importantes pour l'industrie horlogère dans la commune qui, d'après les statistiques, compte 920 horlogers en 1891 dont 350 (300 hommes, 20 femmes et 30 enfants) réunis dans huit fabriques importantes.

La décennie est marquée par la loi Méline de 1892, signant le retour à un important protectionnisme commercial. Conséquence immédiate : la Suisse rompt ses relations diplomatiques avec la France et ferme sa frontière (ce qui renforce d'ailleurs la contrebande pratiquée depuis longtemps). Planteurs d'échappement et fabricants de composants perdent leurs débouchés helvétiques et Villers-le-Lac compte 800 chômeurs, ce qui pousse certains à réagir en se convertissant au montage de la montre complète. C'est le cas d'Ulysse Anguenot qui commence à produire des montres au calibre 19 lignes (43 mm), des montres à quantième, à chevalet, etc., exportées notamment en Pologne. Son succès lui permettra de faire bâtir en 1897 une grosse demeure avec ateliers en soubassement. D'autres horlogers suivent son exemple dès 1893 : Deleule, Florian Joriot, Paul Moutarlier (atelier construit en 1898-1899 au 10 rue du Maréchal Foch), Vuillemin Frères, etc. Ces assembleurs ont besoin d'ébauches d'où, d'une part, l'expansion des fabriques existantes - celles de la Veuve Vuillemin et Fils à la Courpée (40 ouvriers en 1906) et d'Hippolyte Parrenin (130 personnes au début du 20e siècle) - et, d'autre part, la création par Virgile Cupillard d'une troisième usine (bâtie en 1893-1894 pour 60 à 80 ouvriers). Rien ne peut entraver ce dynamisme : ainsi, en réponse à une crise en 1895-1896, Cupillard achète des presses américaines et des tours révolvers, et porte sa production à 5 à 6 000 ébauches par mois. Toutefois, ne disposant pas de réseau de diffusion, les fabricants de montres vendent à des grossistes sans développer de politique de marque, ce qui leur sera préjudiciable par la suite.

Autre date importante, 1899 voit l'arrivée de l'électricité à Villers-le-Lac. Le secteur est précocement desservi : côté Suisse, la Société des Forces électriques de la Goule est créée en 1893 tandis que côté France, la Société électrique de Morteau est fondée en 1895 (elle deviendra l'Union électrique en 1897 et en 1906 cèdera à la première son réseau du Haut-Doubs). L'électrification va favoriser la mécanisation, accompagnée d'une concentration en ateliers et en usines et du développement des affaires existantes. C'est ainsi qu'Ephrem Lambert ajoute vers 1905 pour la fabrication de montres un atelier à sa maison (datée de 1893), qu'Ulysse Anguenot fait vers 1907 construire un nouvel établissement au 5 rue de la Perrière tandis que son neveu Victor crée à cette époque le sien au 7 rue du Lac (il reprendra en 1913 la fabrique d'ébauches Vuillemin de la Courpée), qu'Hippolyte Parrenin fait (vers 1909 ?) rehausser le bâtiment central de son usine, que les établissements Cupillard sont doublés vers 1913, que Louis Binétruy édifie sa fabrique de balanciers (au 3 rue des Essards) vers 1917-1918, etc.

Cette expansion est bien évidemment visible et Villers-le-Lac devient une petite ville : sa population dépasse les 3 000 habitants en 1881 (3 053) puis stagne ensuite (elle est de 2 973 personnes en 1911). L'augmentation du milieu ouvrier s'accompagne de mouvements sociaux, en 1912 par exemple, visant à obtenir un salaire minimum et la reconnaissance des syndicats.

Après le coup d'arrêt imposé par la première guerre mondiale, la fabrication repart à la hausse tant pour la montre que pour ses composants. C'est ainsi que se développent d'un côté une filière pour les fournitures, de l'autre tout un tissu d'ateliers et d'usines d'assembleurs.

La première est bien représentée par les fabriques d'ébauches Parrenin (140 personnes en 1930) et Cupillard (100 personnes en 1930), qui alimentent l'ensemble du Haut-Doubs horloger et comptent parmi les plus grosses fabriques françaises d'ébauches. En relève également l'affaire de Camille Joriot qui, à la tête d'un atelier de pivotage dans sa maison du Replenot (rue des Vergers), installe en 1920 au village (rues du Doubs et du Lac) une entreprise de décolletage spécialisée dans la production des vis d'horlogerie, activité jusque-là absente du pays (il la développe significativement à partir des années 1930 et s'associe pour la finition avec Charles Perrot-Audet, de Charquemont). Une petite fabrique de cadrans (Linder puis Rossinelli) s'installe rue de la Cotote durant la décennie 1920 ; un autre fabricant de cadrans (Florian Baldrachi) était par ailleurs signalé vers 1905 au 1 rue du Doubs, dans un bâtiment qui a ensuite accueilli Michel Caille, dit poseur puis fabricant de glaces (verres de montre) mais aussi fabricant et revendeur d'outillage et machines pour l'horlogerie. La fabrication des machines est attestée dans le premier quart du 20e siècle (et peut-être dès la fin du siècle précédent) sous une forme artisanale avec Francis Baverel, installé dans une ferme des Pargots, puis dans le deuxième quart de ce même siècle sous une forme industrielle avec l'usine de la société Bulova, rue du Clos Rondot, qui produit de l'outillage de précision à destination des horlogers suisses. Des fournituristes sont aussi présents tel Roger Guillet, au 15 rue du Quartier neuf, qui tient notamment un dépôt de la société des Spiraux français. D'autres affaires sont au service de l'horlogerie, comme celles de galvanoplastie de Louis Guillet (auquel succèdera son fils Roger), Victor Emile Billod-Girard au 8 rue Paul Moutarlier, Jules (puis Roger) Rüfer au 6 rue de la Perrière, René Caille rue Pierre Berçot, etc. Autre exemple avec les « pierristes » - tailleurs de pierres pour l'horlogerie (les "rubis", synthétiques à partir du début du 20e siècle suite aux travaux de Verneuil) : Antoine Taillard au 5 Grande Rue (dans un immeuble édifié vers 1915) et son frère René au Cernembert, Aimé Basset au 12 rue de Curcol (employant une dizaine de personnes), etc.

Les fabriques de montres se multiplient également. Rue de la Perrière, Marius Anguenot (un fils d'Ulysse) fait construire en 1924-1925 une usine de montres, employant 90 personnes en 1930 et agrandie à la fin de cette décennie (cette société fera un temps partie des plus grandes entreprises horlogères de France), tandis que son cousin Victor augmente vers 1934 la sienne, dans la même rue, d'un nouvel atelier dédié à la fabrication des ébauches. Non loin de là, rue de l'Horlogerie, les frères Jaccard convertissent en 1920 l'entreprise paternelle à la fabrication des réveils de petit calibre ; au cours de cette décennie et de la suivante, ils agrandissent les bâtiments où ils emploient 43 personnes en 1930. Le Quartier neuf voit l'extension des ateliers Vuillemin Frères vers 1929 (au n° 12) et Moutarlier Fils (au 18) vers 1936, la construction dans les années 1930 des maisons avec atelier d'Alfred Bergeon (8 rue Paul Moutarlier), de Félix Fornage (7 rue de l'Horlogerie), de Denis Albini (10 rue de Curcol), etc. Rue Pasteur, Camille Claude fait construire son usine vers 1929 et Louis Marguet agrandit celle de son père César vers 1923 (puis 1930). Au 15 de la Grande Rue, l'horloger Ali Voisard se fait construire en 1930 une maison dotée d'un atelier, qui abrite ensuite la petite fabrique de montres de son gendre Hubert Bergeon. Autres constructions du même type rue de la Cotote (Alphonse Joly vers 1936) ou, par exemple, dans le petit lotissement réalisé dans les années 1930-1933 pour l'Office public d'Habitations à bon Marché de Besançon (maisons de Bernard Chopard au 5 rue du Maréchal Delattre ou de Maurice Besançon au n° 11). La même effervescence est visible aux Bassots : ateliers d'Albert puis Maurice Renaud-Bezot (5 rue de l'Ile), d'Arsène Taillard (21 rue du Temple, où exerçaient depuis les années 1870 les Vuillier puis Pierre), des frères Monnot (au 13 de la même rue) qui succèdent à leur père auparavant planteur d'échappements, de Gaston Girardin (au 5 de la rue), de Marcel Dombald au 17 rue du Col, de Maurice Paumier au 19 de cette rue (succédant à son père Ernest, douanier puis exploitant le restaurant des Chasseurs et horloger) et de Lucien Vautravers au 20, etc.

Cette croissance est loin d'être linéaire et le monde de l'horlogerie traverse plusieurs crises : en 1921 (surproduction), en 1931-1932 (découlant de celle de 1929) avec un épisode suffisamment grave pour inciter la commune à engager des travaux afin de fournir du travail aux horlogers (cette crise s'éternisant de l'autre côté de la frontière, de nombreux Suisses qualifiés vienne alors travailler à Villers-le-Lac). La saignée de la première guerre mondiale et ces difficultés sont visibles sur les courbes de population : avec 2 566 habitants en 1921 et 2 839 en 1936, on est loin du pic de 1891 (3 147) ! Le tissu urbain s'est toutefois étoffé, avec des densifications comme au Quartier neuf ou la création de nouveaux axes de développement (lotissement HBM à l'ouest).

La deuxième guerre mondiale marque un deuxième temps d'arrêt, qui rend d'autant plus spectaculaire le redémarrage de l'horlogerie dans les années 1950-1960. La raison : l'entrée dans la société de consommation et le maintien - au début tout au moins - de l'énorme marché « captif » représenté par les colonies (notamment celles d'Afrique et d'Asie du Sud-Est).

Les ateliers se multiplient, ouverts par des ouvriers qui se mettent à leur compte, se fournissent en composants dans les entreprises locales, assemblent les montres chez eux ou les font assembler à domicile, déposent de nombreuses marques tout en produisant énormément sous celles de leurs clients. Auteur d'une étude sur Le Haut-Doubs horloger, Gilbert Pourchet dénombre ainsi en 1956 11 usines de pièces détachées, employant 410 personnes, et 50 ateliers de terminaison (montage), réunissant 400 personnes (dont 90 au sein de la même entreprise). Les affaires existantes se développent donc et de nouvelles se créent. Ainsi, aux côtés d'ateliers tels ceux de Camille Dubois édifié en 1951-1952 au 1 rue Pierre Berçot ou de Marcel Ruprecht rue de la Cotote (occupant peut-être une dizaine de personnes) apparaissent des usines comme celle que la société Anguenot Frères (Herma) se fait construire en 1948 au 5 rue Pierre Berçot (80 personnes à la fin des années 1960), celle bâtie à la même date pour l'entreprise Parent Frères au 4 place Saint-Jean (80 personnes en 1976) ou celle occupée par Roger Maret au 1 rue du Stade. Les sites existants sont agrandis : la Sarl Hubert Lambert et Fils Montres Lov (6 rue du Maréchal Foch) se dote vers 1947 d'un atelier sur deux niveaux où travailleront 40 à 45 personnes ; Emile Renaudin augmente en 1948-1949 l'usine de son beau-père Gaston Richard au 22 rue du Quartier neuf tandis que Maurice Anguenot, qui a succédé à son père Marius, étend encore la fabrique de la Perrière (avant de faire faillite en 1953), etc. Au cours de la décennie 1960 voient le jour les bâtiments de la société Bervil (fondée par Bernard Chopard et ses enfants) au 4 rue des Gentianes (1961, 15 à 20 personnes) ou ceux de Camille Bouhelier au 9 rue Newton. Pour sa part, la société Duke, créée aux Bassots (au 16 rue de l'Ile), se développe au 18 rue du Quartier neuf dans l'ancienne usine Moutarlier Fils (classée dans la catégorie de 20 à 49 salariés au milieu des années 1960, elle en emploie une quinzaine dans le bâtiment et les autres à domicile) tandis que Pierre Marguet ajoute dans la première moitié de la décennie 1970 un atelier à son site de la rue Pasteur (son affaire est classée en 1965 dans la catégorie de 50 à 99 salariés).

La population, qui est de 3 728 personnes en 1962, a du mal à se loger. De nouvelles rues sont donc ouvertes sur les pentes à partir des années 1950 : au-dessus de celle du Quartier neuf au nord, derrière le cimetière (quartier Bellevue), au sud du Grand Rond Buchet, etc. Situé au nord-ouest, le Grand Rond Buchet est le siège d'un programme de constructions de trois immeubles (rues du Général de Gaulle et du Capitaine Richardot) réalisé en 1963-1964, sur un terrain acquis par le Comité interprofessionnel du Logement de Villers-le-Lac, par la société L'Union de Franche-Comté, société anonyme immobilière d'économie mixte dont le siège est à Montbéliard (32 avenue du Maréchal Joffre) et qui en 1960 s'appelait L'Union de Sochaux. Les industriels horlogers investissent massivement dans ce programme.

L'industrie horlogère française s'essouffle cependant dès les années 1960, du fait de la perte de ses marchés privilégiés (les colonies) et d'une concurrence toujours plus importante à laquelle les horlogers ne savent pas présenter un front uni. La décennie suivante voit l'arrivée du quartz, qui balaie la plupart d'entre eux. Les petites entreprises disparaissent, les plus importantes entrent dans la valse des rachats, fusions et autres opérations financières.

Du côté des fabricants de composants, Parrenin avait dès le milieu des années 1960 cherché à conforter sa position en signant des accords de coopération avec la société l'Horlogerie de Savoie (Lorsa), d'Annemasse, avec laquelle elle a créé Lorfrance en 1967 ; elle est cependant placée en redressement judiciaire en 1974 puis reprise en 1977 par son principal client, la société Remex International Precision Time LTD (de Hong Kong), qui la convertit à la fabrication de mouvements à quartz analogiques. Le site de la rue Parrenin est agrandi dans les années 1970-1980 puis l'affaire est transférée en 1990 dans une nouvelle usine au 2 rue des Combottes. Pour sa part, Cupillard avait fusionné avec d'autres fabricants pour donner naissance en 1967 au groupe France Ebauches (2e fabricant mondial d'ébauches en 1977), qui ferme en 1981 l'usine de Villers-le-Lac. Agrandie en 1970, l'usine Bulova est acquise en 1984 par Isa Swiss (futur 4e producteur mondial de mouvements de montres), qui la transforme en fabrique de mouvements à quartz, d'où de nouvelles extensions en 1988 et 1994-1995 (150 personnes à cette date). La fabrique de vis de Camille Joriot (devenue Magister en 1945), qui s'était étendue au long de la rue du Lac de 1964 à 1974 (165 personnes en 1977), est placée en redressement judiciaire en 1980 ; reprise par un groupe autrichien, elle redémarre petitement deux ou trois ans plus tard (pour disparaître en 2015). Même la Manufacture d'Outillage d'Horlogerie Lerrac, fondée en 1950 par Georges Carrel au 5 route du Port et qui emploie 13 ou 14 personnes au maximum dans les années 1980-1990, quitte le commune : elle se fait bâtir en 1999 aux Fins une nouvelle usine (toujours active en 2016).

Du côté des fabricants de montres, peu d'affaires résistent. Parent Frères décline jusqu'à sa reprise au début des années 1990 par les Ets C. Berthet et Fils, de Charmauvillers, tandis que la société Bervil, qui a compté jusqu'à 24 salariés, cesse ses activités en 1996. Le départ en retraite de son dirigeant signe parfois la mort de l'entreprise : ainsi vers 1993-1994 pour la SA Pierre Marguet ou en 2005 pour la petite entreprise de Jacques Renaud-Bezot, établie en 1981 au 8 rue de Bellerive. Pour sa part, la fabrique Victor Anguenot et Cie, qui compte 74 personnes en 1975, s'est reconvertie à la fabrication des montres-bracelets à mouvement mécanique à ancre puis à quartz après sa reprise par Jacques Monnin (Sarl Monnin-Anguenot) ; elle ferme en 1994 lors de sa cession à la société Cupillard-Rieme, de Morteau. La société Anguenot Frères - Herma s'est associée en 1969 avec la SA Hubert Lambert et Fils (montres Lov) pour créer le groupe Finhor (réparti sur les sites Herma, Lambert, Maret et Cupillard), qui a en 1978 fusionné avec le même Cupillard-Rième (et avec Jaz) au sein de Framelec (France Montre Electronique, future Compagnie générale horlogère). Lorsqu'en 1988 toutes les unités de Framelec sont réunies dans la grande usine bâtie en 1978 à Morteau, celle de la rue Berçot est rachetée par la société des Ets Camille Bouhelier, qui a déjà acquis les maisons Duke et Select-Watch/Girardet. Employant jusqu'à 180 personnes durant cette décennie, elle constitue l'une des plus importantes fabriques d'horlogerie françaises mais dépose son bilan en 1992, redémarre l'année suivante pour finalement disparaître en 2012, sous le nom de Sarl Claude Hélier. Un peu à part, la fabrique de réveils Jaccard Frères, achetée en 1975 par le groupe Uti, est en redressement judiciaire en 1987 ; reprise par la société L'Epée, de Sainte-Suzanne, elle disparaît comme elle en 1995-1996.

De fait, si la population augmente encore jusqu'à atteindre 4 428 habitants en 1975, elle baisse un peu par la suite, pour remonter à 4 445 en 2011 puis à 4 680 en 2013. Toutefois, à cette date, la majorité des Villeriers travaillant dans l'industrie horlogère sont employés dans les fabriques suisses : ce sont les frontaliers, appelés "pendulaires" de l'autre côté de la frontière.

En 2015-2016 ne subsistent donc que quatre entreprises en liaison avec l'horlogerie. La société Binétruy Frères (3 rue des Essarts) compte trois personnes, au nombre desquelles son dirigeant Laurent Binétruy ; elle réalise des burins de décolletage, dont 75 % sont exportés. La Fabrique de Fournitures de Bonnétage (constituée en 1991 par la fusion des entreprises Mainier et Vuillemin, de Bonnétage), filiale du groupe Swatch, s'est installée en 1996 dans les nouveaux bâtiments Parrenin du 2 rue des Combottes (dont l'activité a cessé en 1992) ; elle y poursuit la production de composants pour l'horlogerie. Au 8 rue du Clos Rondot, la société Isa France (qui a succédé à Bulova en 1984) a débuté en 2004 une diversification vers le médical, la connectique, l'aérospatial, la téléphonie, l'électronique, etc. C'est peut-être cette diversification qui pourrait la sauver fin 2016, alors que ses effectifs ont fondu (elle est passée de 130 personnes en 2006 à 74 actuellement) et que son bailleur de fonds chinois a décidé de se retirer. L'ancienne usine Parent Frères (4 place Saint-Jean) accueillait depuis 1991 la petite fabrique de montres Fabior-Watch, majoritairement détenue par la société Berthet avec laquelle elle fusionne en 2006. En 2015, Berthet est établie sur deux sites à Charmauvillers, où elle fabrique ses boîtes et composants, et à Villers-le-Lac, où se fait l'assemblage. Elle emploie une dizaine de personnes en production, quatre horlogers, un ingénieur et des apprentis permanents en alternance, réalisant mouvements et montres finies (montres-squelettes ou à complications, montres de gousset ou montres-bracelets, pour homme ou pour dames). C'est la dernière fabrique de montres de Villers-le-Lac.

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Périodes

  • Principale18e siècle, limite 18e siècle 19e siècle, 4e quart 18e siècle, 1ère moitié 19e siècle, 3e quart 19e siècle, 4e quart 19e siècle, 1er quart 20e siècle, 2e quart 20e siècle, 3e quart 20e siècle, 4e quart 20e siècle

Description

Ateliers et usines d'horlogerie se déclinent en dimensions variables à Villers-le-Lac, comme dans l'ensemble du Haut-Doubs. L'atelier peut se réduire à un établi installé dans l'embrasure d'une fenêtre (on travaille "sur la fenêtre"), dans une pièce chauffée du logement de l'horloger (maison ou ferme). Il peut occuper la pièce entière ou un niveau d'un bâtiment servant à toute autre chose, mais il peut aussi prendre place dans un bâtiment dédié voire dans un ensemble de bâtiments dédiés. Toutes les déclinaisons sont possibles d'où l'hétérogénéité du bâti horloger. Prédomine toutefois l'imbrication entre lieu de vie et lieu de production (l'atelier intégré à l'habitation, discret et peu visible) alors que les bâtiments dédiés sont minoritaires. Le grand souci, pour cette activité minutieuse mettant en oeuvre de petits composants, reste l'éclairage. La gestion de la lumière peut donc fournir un indice (non une preuve) de la présence actuelle ou passée d'un atelier dans une maison ou une ferme. Elle se manifeste par l'existence de baies spécifiques : fenêtres horlogères (jumelées et d'un module standard), fenêtres multiples (plus de deux fenêtres jumelées) ou fenêtres d'ateliers (d'un module plus large).

Les bâtiments sont, au 19e siècle et durant la première moitié du 20e siècle, construits avec les matériaux locaux (pierre calcaire et bois, scié dans les nombreuses scieries de la commune) ; la brique est très peu présente sinon pour les encadrements des baies en arc segmentaire, appréciées par l'architecture industrielle de la fin du 19e siècle et de la première moitié du 20e. Le 20e siècle voit, après la deuxième guerre mondiale, l'utilisation du béton devenir prédominante (sous forme de pan de béton armé, de parpaings de béton, etc.), parfois avec une recherche d'effet décoratif (Parrenin), tandis que les dernières décennies font abondamment appel au pan de fer essenté de tôles ou au mur rideau (FFB).

L'industrie horlogère "traditionnelle" (montage ou sous-traitance à domicile) est relativement discrète en ville, les ateliers familiaux étant quasi indécelables au milieu du bâti qui leur est contemporain. Il en est de même dans les écarts et bien peu de chose différencie une ferme avec atelier d'une sans. La ville même est toutefois - peut-être en partie à cause de sa topographie - plus marquée que d'autres par ses nombreux ateliers dédiés et ses usines. Au 6 rue du Maréchal Foch, la société Hubert Lambert et Fils présente d'ailleurs, au long de la rue, une première génération d'atelier (vers 1905) à baies en arc segmentaire et, à l'arrière de l'habitation, une deuxième génération (vers 1947) avec baies d'atelier et toit terrasse. Les usines peuvent s'avérer imposantes, telles Parrenin, Cupillard, Magister, Marius Anguenot, Isa France... Là encore, la pression foncière a conduit à trouver une nouvelle affectation aux établissements désaffectés : commerce et services (Anguenot Frères - Herma, avec notamment le musée de la Montre) ou habitation, sous forme ou non d'immeuble (Cupillard, Magister, Bouhelier, Victor Anguenot, Jaccard Frères, Bervil, etc.).

Documentation

Documents d’archives

  • 50 J Syndicat des fabricants d'horlogerie de Besançon, 1789-1984
    Lieu de conservation : Archives départementales du Doubs, Besançon  - Cote du document : 50 J
  • 3 P 628 Cadastre de la commune de Villers-le-Lac, 1817-1973- 3 P 628 : Atlas parcellaire (18 feuilles), dessin (plume, lavis), par les géomètres du cadastre Vial et Girardier, 1817- 3 P 628/1-2 : Registre des états de sections (1817 ?) - 3 P 628/3-4 : Matrices cadastrales des propriétés bâties et non bâties, 1822-1910- 3 P 628/5 : Matrice cadastrale des propriétés bâties, 1882-1910- 3 P 628/10-12 : Matrice cadastrale des propriétés bâties, 1911-1973
    Lieu de conservation : Archives départementales du Doubs, Besançon  - Cote du document : 3 P 628

Documents figurés

  • 651 - Frontière franco-suisse - Lac-ou-Villers - Vue panoramique [depuis la montagne au sud-est], carte postale, par Francis Grux, s.d. [1er quart 20e siècle, avant 1908], Francis Grux peintre-éditeur à Maîche
    Lieu de conservation : Collection particulière : Henri Ethalon, Les Ecorces
  • 656 - Frontière franco-suisse - La gare de Lac-ou-Villers, dans le fond le village, carte postale, par Francis Grux, [1er quart 20e siècle, avant 1907], Francis Grux peintre-éditeur à Maîche. Porte la date 3 août 1907 (tampon) au recto.
    Lieu de conservation : Collection particulière : Henri Ethalon, Les Ecorces
  • 654 - Frontière franco-suisse - Lac-ou-Villers - Le Doubs à Lac-ou-Villers, carte postale, par Francis Grux, s.d. [1er quart 20e siècle, après 1908], Francis Grux peintre-éditeur à Maîche
    Lieu de conservation : Collection particulière : Henri Ethalon, Les Ecorces
  • 1005. Villers-le-Lac [vue d'ensemble depuis la rue de la Gare, à l'Est], carte postale, s.n., s.d. [1er quart 20e siècle, avant 1908], Farine Frères et Droël éd. au Locle et à Morteau. Porte la date 25 juillet 1910 (manuscrite) au verso.
    Lieu de conservation : Collection particulière : Henri Ethalon, Les Ecorces
  • 6 - Villers-le-Lac - Vue générale [depuis l'est], carte postale, s.n., [1er quart 20e siècle, avant 1908], Billod-Morel éd. Porte la date 11 septembre 1909 (tampon) au recto et au verso.
    Lieu de conservation : Collection particulière : Henri Ethalon, Les Ecorces
  • 213 - Villers-le-Lac - Vue générale [vue d'ensemble, depuis l'est], carte postale, s.n., s.d. [1er quart 20e siècle], Gaillard-Prêtre éd. à Besançon
    Lieu de conservation : Collection particulière : Henri Ethalon, Les Ecorces
  • Sites pittoresques de Franche-Comté. 830. - Lac ou Villers. - Pont sur le Doubs, carte postale, s.n., s.d. [1er quart 20e siècle, après 1903], C. Lardier éd. à Besançon
    Lieu de conservation : Collection particulière : Henri Ethalon, Les Ecorces
  • 421. Villers-le-Lac - Quartier neuf [les rues du Doubs et du Lac vues de la rive droite], carte postale, s.n., 1er quart 20e siècle [entre 1905 et 1908]. Porte la date 1912 (tampon) au verso.
    Lieu de conservation : Collection particulière : Jean-Claude Vuez, Villers-le-Lac
  • 657 - Frontière franco-suisse - Lac-ou-Villers - Le bureau des douanes et la fabrique d'horlogerie Cupillard-Girardot, carte postale, par Francis Grux, [1er quart 20e siècle, avant 1907], Francis Grux peintre éd. à Maîche. Porte la date 10 août 1907 (tampon) au verso.
    Lieu de conservation : Collection particulière : Henri Ethalon, Les Ecorces
  • 658 - Frontière franco-suisse - Lac-ou-Villers- La place principale et la fabrique d'horlogerie Cupillard-Girardot, carte postale, par Francis Grux, [1er quart 20e siècle, avant 1912], Francis Grux peintre éd. à Maîche. Porte la date 15 août 1912 (tampon) au recto et au verso.
    Lieu de conservation : Collection particulière : Henri Ethalon, Les Ecorces
  • Les sites pittoresques de Franche-Comté. 809. - Lac-ou-Villers. - Usine Parrenin, carte postale, s.n., s.d. [1er quart 20e siècle], Phototypie artistique de l'Est C. Lardier éd. à Besançon
    Lieu de conservation : Collection particulière : Henri Ethalon, Les Ecorces
  • Lac-ou-Villers - Quartier de l'Eglise [vu du sud-ouest], carte postale, s.n., [entre 1912 et 1915]. Porte la date avril 1912 (tampon) au verso
    Lieu de conservation : Collection particulière : Henri Ethalon, Les Ecorces
  • Les Bassots et les Brenets, carte postale, s.n., [4e quart 19e siècle ou 1er quart 20e siècle, avant 1909], Farine Frères et Droël éd. à Morteau et au Locle. Porte la date 8 septembre 1909 (tampon) au recto.
    Lieu de conservation : Collection particulière : Henri Ethalon, Les Ecorces
  • Excursion en Franche-Comté. 8. Vallée du Doubs - Les Pargots - Pré du Lac et village des Brenets, carte postale, s.n., s.d. [1er quart 20e siècle ?], Teulet éd. à Besançon
    Lieu de conservation : Collection particulière : Henri Ethalon, Les Ecorces
  • 4151 Les bassins du Doubs - Le Doubs aux Pargots, carte postale, s.n., s.d. [1ère moitié 20e siècle], Braun et Cie impr.-éd. à Mulhouse-Dornach. Collection Le Jura
    Lieu de conservation : Collection particulière : Henri Ethalon, Les Ecorces
  • Lac ou Villers (Doubs). Les méandres du Doubs et le hameau des Bassots, carte postale, s.n., s.d. [2e quart 20e siècle], Les Editions d'Art Yvon éd. à Paris (15 rue Martel)
    Lieu de conservation : Collection particulière : Jean-Paul Guillaume, Villers-le-Lac
  • Bassins et Saut du Doubs. 12 - Frontière franco-suisse - Chaillexon (Doubs) - Entrée des bassins, carte postale, par Combier (?), s.d. [2e quart 20e siècle]. Cliché réutilisé pour un autre tirage intitulé : Frontière franco-suisse - Chaillexon. Entrée des bassins
    Lieu de conservation : Collection particulière : Henri Ethalon, Les Ecorces
  • [Barques sur le lac de Chaillexon, face au hameau des Pargots], carte postale, s.n., s.d. [2e quart 20e siècle], Les Editions d'Art Yvon éd. à Paris (15 rue Martel)
    Lieu de conservation : Collection particulière : Jean-Paul Guillaume, Villers-le-Lac
  • 13. Lac ou Villers - Vue générale [depuis le sud], carte postale, s.n., s.d. [2e quart 20e siècle]
    Lieu de conservation : Collection particulière : Jean-Paul Guillaume, Villers-le-Lac
  • 14. Lac ou Villers - Vue générale et l'embarcadère, carte postale, s.n., s.d. [2e quart 20e siècle]
    Lieu de conservation : Collection particulière : Jean-Paul Guillaume, Villers-le-Lac
  • 3 - Lac ou Villers - Vue générale prise de la gare, carte postale, par Louis Lévy, [décennie 1930, avant 1938], Lévy et Neurdein réunis impr. à Paris. Porte la date 1938 (tampon) au verso. Cliché aussi exploité par la CAP pour : "Ed. H. Guillaume, Saut du Doubs - Villers-le-Lac (Doubs)".
    Lieu de conservation : Collection particulière : Henri Ethalon, Les Ecorces
  • Lac-ou-Villers (Doubs). - Vue générale prise de la route de la Suisse [vue d'ensemble du village, depuis l'est], carte postale, par M. Villier, [2e quart 20e siècle, avant 1945], C. Lardier éd. à Besançon. Porte la date 2 octobre 1945 au verso.
    Lieu de conservation : Collection particulière : Henri Ethalon, Les Ecorces
  • 73. Lac-ou-Villers (Doubs). - Le quartier neuf [vu de l'est], carte postale, s.n., s.d. [2e quart 20e siècle, vers 1925-1927]
    Lieu de conservation : Collection particulière : Henri Ethalon, Les Ecorces
  • [Vue d'ensemble de l' "exposition horlogère et artisanale" de 1944], carte postale, s.n., s.d. [mai 1944]. Prise de vue effectuée à l'occasion de "l'exposition horlogère et artisanale organisée par les élèves des cours du soir du 6 au 14 mai 1944"
    Lieu de conservation : Collection particulière : Jean-Claude Vuez, Villers-le-Lac
  • [Vitrines et panneaux de l' "exposition horlogère et artisanale" de 1944], carte postale, s.n., s.d. [mai 1944]. Prise de vue effectuée à l'occasion de "l'exposition horlogère et artisanale organisée par les élèves des cours du soir du 6 au 14 mai 1944"
    Lieu de conservation : Collection particulière : Jean-Claude Vuez, Villers-le-Lac
  • [Vue d'ensemble du village, depuis l'est], photographie (plaque de verre), par Manias (?), s.d. [milieu 20e siècle, entre 1947 et 1964]
    Lieu de conservation : Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire et Patrimoine, Besançon  - Cote du document : Fonds Manias
  • Villers-le-Lac (Doubs). 22173 - Vue panoramique aérienne [depuis le sud], carte postale (carte photo), par Rancurel, s.d. [1952], Combier (CIM) éd. et impr. à Macon
    Lieu de conservation : Collection particulière : Jean-Claude Vuez, Villers-le-Lac
  • Villers-le-Lac (Doubs) - Vue aérienne. 22173 - Le Centre du Pays, carte postale (carte photo), par Rancurel, s.d. [1952], Combier (CIM) éd. et impr. à Macon
  • Prises de vues aériennes de l'IGN (20e siècle). Consultables en ligne via le site du Géoportail (www.geoportail.gouv.fr)

Bibliographie

  • Annuaire Paris-Bijoux, publiant dans un seul volume toutes les adresses de Paris et de la province (Suisse en partie). - Paris : Paris Bijoux.
  • Belmont, Henry-Louis. L'échappement à cylindre (1720-1950) : le Haut-Doubs, centre mondial au XIXe siècle. - Besançon : Technicmédia, 1984. 328 p. : ill. ; 28 cm.
  • Briselance, Claude-Gilbert. L'horlogerie dans le val de Morteau au XIXe siècle (1789-1914). - 1993. 2 vol., XXXII-398 - III-420 f. : ill. ; 30 cm. Mém. maîtrise : histoire contemporaine : Besançon : 1993
  • C., T. Grandeur et décadence de l'horlogerie. C'est-à-dire, n° 95, 8 décembre 2004, p. 11-14 : ill., n° 96, 13 janvier 2005, p. 7-14 : ill.
  • Caboco, Laëtitia. Recensement du patrimoine horloger du Pays horloger, 2009-2010.
    Lieu de conservation : Pays horloger, Le Bélieu
  • Centre d'Etudes économiques régionales de Franche-Comté. Répertoire des établissements industriels de Franche-Comté classés dans la section "précision, horlogerie, optique" de la nomenclature des activités économiques de l'I.N.S.E.E. - S.l. [Besançon] : s.n. [Centre d'Etudes économiques régionales de Franche-Comté], juin 1969. III-65 p. ; 21 x 30 cm.
  • Chambre française de l'Horlogerie. Annuaire 1972/1973. - Paris : CFH, 1972. III-177 p. ; 30 cm.
  • Chambre française de l'Horlogerie. Annuaire 1986/87. - Paris : CFH, 1986. 98 p. ; 30 cm.
  • Courtieu, Jean (dir.). Dictionnaire des communes du département du Doubs. - Besançon : Cêtre, 1982-1987. 6 t., 3566 p. : ill. ; 24 cm.
  • Droz, Yves. Les débuts de l'horlogerie dans le val de Morteau. In : L'horlogerie, fille du temps : actes du cycle de conférences dans le massif du Jura, septembre 2016-juin 2017. - Besançon : Association française des Amateurs d'Horlogerie ancienne, 2017, p. 115-120 : ill.
  • Finhor, Jaz et Cupillard-Rième s'unissent pour créer "Framelec". La France horlogère, n° 391, juillet-août 1978, p. 31.
  • Morel-Fourrier, Henri. Au pays de l'horlogerie (suite). Impressions d'un horloger détaillant [visite d'ateliers d'horlogerie de Villers-le-Lac]. La France horlogère, 6e année, n° 118, 15 mai 1906, p. 10-11 : ill.
  • Les pionniers de l'horlogerie à Villers-le-Lac. Horlogerie ancienne, Revue de l'Association française des Amateurs d'Horlogerie ancienne, n° 24, 2e semestre 1988, p. 37-53 : ill.
  • Pourchet, Gilbert. Le Haut-Doubs horloger. - S.l. [Villers-le-Lac] : s.n., 1956. 54 p. dactyl. : ill. (carte, graphiques) , 27 cm.
  • Ville de Lac-ou-Villers (Doubs) : Guide et souvenir de l'exposition horlogère et artisanale organisée par les élèves des cours du soir du 6 au 14 mai 1944. - Morteau : Impr. André Genre, 1944. 36 p. ; 20 cm.
    Lieu de conservation : Collection particulière : Jean-Claude Vuez, Villers-le-Lac
  • Vuillet, Bernard. Le val de Morteau et les Brenets en 1900, d'après la collection de cartes postales de Georges Caille. - Les Gras : B. Vuillet, Villers-le-Lac : G. Caille, 1978. 294 p. : cartes postales ; 31 cm.
  • Vuillet, Bernard. Villers-le-Lac et son passé / photogr. Georges Caille. - Morteau : Impr. Bobillier, 1983. 56 p. : ill. ; 22,5 cm.

Témoignages oraux

  • Donzé Jacques, ancien horloger, historien de Charquemont
  • Droz Yves, collectionneur de pièces horlogères et fondateur du Musée de la Montre, Villers-le-Lac
  • Renaud-Bezot Jacques, ancien dirigeant de la société horlogère du même nom. Villers-le-Lac
  • Viennet Jean-Pierre, ancien horloger, fondateur de l'association HorloPassion
  • Vuez Jean-Claude, descendant d'une famille d'horlogers, historien de la société Parrenin, Villers-le-Lac
  •  

Désignation

  • Aires d'études Pays horloger (le), Morteau

Étude

  • Copyright© Région Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
  • Auteur(s)Poupard Laurent
  • Date de l'étude2015

Localisation

Voir aussi

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