Patrimoine en Franche-Comté - Usine d'horlogerie (usine de montres) des Ets Relliac

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Région Bourgogne Franche-Comté
Direction Culture, sport et jeunesse - Service Inventaire et Patrimoine
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Usine d'horlogerie (usine de montres) des Ets Relliac

12 rue Sainte-Anne
25 - Maîche
Dossier IA25001378 réalisé en 2015

Illustrations

Historique

En 1949, la société des Ets Relliac fait construire cette usine d'horlogerie avec vestiaire à l'étage de soubassement, ateliers de fabrication au rez-de-chaussée et dans une pièce de l'étage en surcroît (abritant aussi un logement). La Sarl Relliac (au capital de 3 millions de francs en 1953) a été fondée le 9 juin 1947 par Charles Cailler (dont elle reprend le nom à l'envers), formé à l'horlogerie par son père Joseph. Marié en 1908 à Claire Rougnon (d'où parfois le nom de son affaire : Cailler-Rougnon), ce dernier est originaire de Charquemont ; il y a acquis en 1923 le bâtiment Bulle (au 8 Grande Rue), où il emploie en 1930 près de 40 ouvriers à la fabrication des montres, fabrication ensuite transférée à Maîche (en 1931 ou 1932 ?). Pour sa part, Charles a sept ou huit ouvriers produisant des montres (à échappement à ancre) en sous-traitance pour des entreprises de Morteau. Il s'installe tout d'abord, en 1945, dans l'ancien atelier Patois et Spinelli, au 2 rue Sainte-Anne, puis transporte son affaire dans ce nouveau bâtiment, dont il laisse le logement à son beau-frère Germain Receveur. Il s'associe avec Edmond Gentit, employé de banque, et vend ses montres sous sa propre marque : Relliac. Pour le troisième trimestre de 1955, la société achète 9 400 ébauches françaises : 900 de la société Jeambrun à Maîche, 2 400 des Ets Cupillard et 200 des Ets Parrenin de Villers-le-Lac, 3 300 de la Fabrique d'Ebauches de Montres du Genevois (Femga) et 2 600 de l'Horlogerie de Savoie à Annemasse. Transformée en SA le 14 novembre 1959, l'affaire se développe : elle emploie une vingtaine de personnes dans l'usine et beaucoup plus à domicile (régleuses, horlogers complets, etc.). Elle en comptera plus d'une centaine et deviendra au milieu des années 1960 le troisième fabricant de montres français, derrière Lip et Yema. Elle est transférée en 1964-1965 au 9 rue du Mont, sur le site Rotschi et le bâtiment, vendu, est devenu une simple habitation, dotée d'un garage en 1969.

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Dates

  • 1949daté par source

Description

Le bâtiment, dont les murs sont peut-être en moellons calcaires enduits, comporte un étage de soubassement, un rez-de-chaussée surélevé et un étage en surcroît, desservis par un escalier dans-oeuvre. Il est coiffé par un toit à brisis et terrasson, à croupes brisés et égout retroussé, protégé par une couverture de tuiles mécaniques. L'atelier de fabrication, au rez-de-chaussée côté sud (façade postérieure), se signale par la présence de baies d'atelier.

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  • Typologiesbaie d'atelier
  • Murscalcaire / moellon / enduit
  • Toittuile mécanique
  • Étagesétage de soubassement / rez-de-chaussée surélevé / étage en surcroît
  • Couverturestoit à longs pans brisés / croupe brisée / noue
  • Escaliersescalier dans-oeuvre
  • Énergiesénergie électrique / achetée
  • État de conservationétablissement industriel désaffecté

Documentation

Documents d’archives

  • Cadastre de la commune de Maîche [1812-1977]- Registre des états de sections (1812) - Matrices cadastrales des propriétés bâties et non bâties : Propriétés foncières [1826-1914] - Matrice cadastrale des propriétés bâties, 1883-1896 [1882-1910] - Matrice cadastrale des propriétés bâties [1911-1977]
    Lieu de conservation : Archives communales, Maîche
  • 50 J 39 Syndicat de fabricants d'horlogerie de Besançon. Correspondance avec les fabricants, 1948-1971
    Lieu de conservation : Archives départementales du Doubs, Besançon  - Cote du document : 50 J 39

Bibliographie

  • Simonin, Michel. L'horlogerie au fil du temps et son évolution en Franche-Montagne, sur le plateau de Maîche. - Maîche : M. Simonin, 2007. 143 p. : ill. ; 30 cm.
  • Sornay, Lionel. Prosopographie des entreprises horlogères et de leurs financeurs sur le plateau de Maîche 1925-1973. - Besançon : Université de Franche-Comté, 2003. 56 p. : ill. ; 30 cm. Mém DEA : histoire industrielle : Besançon : 2003 ; 51.
  • Vuillet, Bernard. Entre Doubs et Dessoubre. Tome II. Autour de Maîche et Belleherbe, d'après la collection de cartes postales de Georges Caille. - Les Gras : B. Vuillet, Villers-le-Lac : G. Caille, 1990. 231 p. : cartes postales ; 31 cm.

Témoignages oraux

  • Donzé Jacques, ancien horloger, historien de Charquemont
  • Simonin Michel, ancien horloger, auteur de livres sur Maîche et l'horlogerie du Haut-Doubs. Maîche
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Intérêt, protection et statut

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  • Statut de la propriétépropriété privée

Désignation

  • Dénomination(s)usine d'horlogerie
  • Parties constituantes non étudiéesatelier de fabrication, vestiaire d'usine, bureau, magasin industriel, entrepôt industriel, logement, garage, cour, jardin

Localisation

  • CommuneMaîche
  • Adresse 12 rue Sainte-Anne
  • Milieu d'implantationen ville
  • Aire d'étude et cantonPays horloger (le) - Maîche

Étude

  • Copyright© Région Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
  • Auteur(s)Poupard Laurent
  • Date de l'étude2015