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VILLAGE DE CENDRECOURT

70 - Cendrecourt

  • Dossier IA70000861 réalisé en 2018 revu en 2019
  • Auteur(s) : Philippe Mairot
Vue d'ensemble du village depuis l'est. © Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine

Historique


La commune acquiert une maison en 1820 au prix de 6000 f où sera installée l'école, qui fait l'objet d'un relevé précis par l'instituteur le 22 juin 1864. (l'actuelle mairie)
1823 : sur ordonnance du roi, acquisition municipale de l'ancienne maison curiale dite ancien presbytère avec ses dépendances, vergers et jardins contigus, à Madame Hichbourg, veuve de monsieur Melchior Mougenes, au prix de 4900 francs avec ses dépendances (estimées à 5000 f), pour y établir le presbytère et y loger le desservant, payé sur le produit de la vente du quart de réserve.
Le 10 mai 1836, la commune est autorisée par ordonnance royale à acheter une maison et un jardin enclavés dans les propriétés communales afin de faciliter "la reconstruction de la maison commune, le placement de la pompe à incendie et l'établissement d'une écurie pour l'instituteur".
Acquisition par la commune en 1843 de la maison voisine pour 800 francs pour la mettre à même de reconstruire le presbytère.
Un plan d'alignement est adopté en mai 1840. (celui de la rue du Coin l'est en 1921)
1850 : construction d'une "charpente de beffroy" par Ferry, entrepreneur à Cendrecourt.


Ouverture d'un chemin vicinal ordinaire (chemin de petite communication n°6), dans l'axe de la rue de Froideveau, de Cendrecourt à Magny les Jussey. (1869 1870)
On trouve les dates portées suivantes sur quelques maisons : 1676 ( au 4 rue du Château, avec tour d'escalier) 1738 (au 9 rue de Froideveau), 1866 (au 17 rue du Château), 1899 (au 26 rue du Jardiney )
Période(s)
Principale :
  • Epoque contemporaine
  • Temps modernes
  • Moyen Age
  • 4e quart 17e siècle
Date(s)
1676 : porte la date
1738 : porte la date
1866 : porte la date
1899 : porte la date

Description


A l'est de la Saône et du canal, le village s'organise le long de deux routes départementales : la D 153 et la D 46, à quoi s'ajoutent deux écarts en bordure de la rivière : le fourneau -où était le bac- et en aval, le moulin.
La plupart des fermes, à trois travées, sont contiguës le long des rues principales qui structurent l'espace villageois et présentent leur mur gouttereau parallèlement à la rue, incluant sur la façade longue, les entrées piétonnières, les portes de granges et d'écuries ( ainsi 9 rue de Froideveau avec son linteau daté de 1738). Dans certains cas (comme par exemple 17 rue du Jardiney, qui semble déjà présent sur le cadastre napoléonien) les entrées des granges sont en recul par rapport à la rue, ménageant une cour, formée par le logis saillant dont le pignon borde la voie. Dans tous les cas, jardins et vergers se trouvent donc à l’arrière.
Trois axes sensiblement parallèles sont orientés est ouest : les rue de Froideveau, du Jardiney, de Venisey et croisent des axes orientés approximativement nord sud : la rue du Château, la rue du Treuil, la rue de la Fontaine Fahier et la rue des Vignes au maire. De nombreuses maisons ont des caves dont les entrées semi-enterrées sont assez souvent voutées en plein cintre (à plusieurs arcs) dans des pierres jaunes, semblables à celles qu'on trouve au château. Les mêmes pierres jaunes servent aux portes de la maison au 2 du château dont la clé de voute est décorée de deux clés superposées à angle droit. La plupart des maisons ont été adaptées aux besoins des occupants mais on discerne encore, ici et là, des fragments de tours d'escalier, (4 rue du château, avec sa date portée 1776 au linteau de la porte, son entrée de cave) des fenêtres à baies jumelées et des linteaux délardés. (par exemple au 6, 8 et 3 de la même rue)
Plusieurs détails d'architecture témoignent de possibles remplois : un tympan en plein cintre décoré d’oiseaux et de feuillages en relief écrasé remployé au linteau d'une porte (aux piédroits moulurés) dans la maison - au nord-ouest de l'église paroissiale - qui a aussi une tour d'escalier et des possibles remplois de meurtrière.
La mairie occupe les locaux de l'ancienne école rue du Jardiney devant laquelle on a réinstallé un calvaire en 1839.
Plusieurs sources et puits alimentent en eau le village : un lavoir se trouve à l'entrée sud-ouest, une fontaine et un réservoir derrière la mairie, une fontaine à l'angle de la rue du Jardiney, rue de la Chapelle et de la route de Magny, une fontaine et un lavoir à côté d'une source, route de Vénisey. (la fontaine de la Fayère.)
L'espace villageois est marqué par des signes religieux, notamment à ses différentes entrées, comme pour le protéger magiquement : des calvaires se dressent devant la mairie, à l'entrée ouest route de Vénisey, (avec la mention: mission 1896 300 jours d’indulgence) rue de la Combotte à l'est, à l'angle de la rue du Jardiney, rue de la Chapelle et de la route de Magny ; une chapelle se dresse rue de la Chapelle, au sud est.

Source(s) documentaire(s)

  • 2 O 1295 Edifices du culte (1931 - 1932 )
    Édifices du culte, plan de l'église de Cendrecourt (1891), travaux au clocher, reconstruction murs du cimetière
    Lieu de conservation : Archives départementales de la Haute-Saône, Vesoul - Cote du document : 2 O 1295
  • La Haute-Saône, Nouveau dictionnaire des communes
    Société d'Agriculture, Lettres, Sciences et Arts de la Haute-Saône, Vesoul, La Haute-Saône, Nouveau Dictionnaires des Communes, 1970, tome II (Boursières à Etuz)
    Lieu de conservation : Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire et Patrimoine, Besançon - Cote du document : R.US 148
  • Cendrecourt deux cents ans d'histoire.
    Albert Ricois, Cendrecourt deux cents ans d'histoire. Editions ERCE . Vesoul, 1991, 304p.
    Lieu de conservation : Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire et Patrimoine, Besançon - Cote du document : R.TO.Cend 5955

Informations complémentaires

Thématiques :
  • val de Saône
Aire d’étude et canton : Val de Saône
Dénomination : village
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