Patrimoine en Franche-Comté - Moulin à papier Petitjean, puis usine de construction mécanique et fonderie Goulut-Borne, actuellement magasin de commerce

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Région Bourgogne Franche-Comté
Direction Culture, sport et jeunesse - Service Inventaire et Patrimoine
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Moulin à papier Petitjean, puis usine de construction mécanique et fonderie Goulut-Borne, actuellement magasin de commerce

21 rue des Cannes
70 - Luxeuil-les-Bains
Dossier IA70000266 réalisé en 2007

Illustrations

Historique

En 1856, Célestin et Hippolyte Goulut transfèrent leur atelier de construction mécanique dans le moulin à papier Petitjean. Leur établissement industriel avait été créé en 1838, 400 m en amont sur le Morbief, en lieu et place des immeubles sis 25 et 27 rue Henry Guy. Il comprend également une fonderie de fonte et de cuivre, et produit des mécanismes pour huileries, moulins, forges, laminoirs, etc. L'usine est réglementée par deux arrêtés préfectoraux les 27 octobre et 2 novembre 1858. La veuve d'Hippolyte, née Martin, reprend l'affaire en 1873 sous l'appellation Veuve Goulut ainée, à laquelle succèdent ses fils Félix et Joseph. A la mort de Félix en 1883, Joseph s'associe à l'ingénieur Louis Borne et monte une unité de fabrication de turbines hydrauliques. En 1897 est créée la société en nom collectif Goulut-Borne. Un nouvel atelier de fabrication est construit dans la seconde moitié du 19e siècle contre le pignon est du moulin à papier. En 1918, la société fabrique également de l'appareillage électrique. Après la Seconde Guerre mondiale, la société est dirigée par Jacques Frichet, gendre de Léon Borne. Dans les années 1960, l'entreprise fabrique une centaine de turbines hydrauliques par an, essentiellement destinées aux pays d'Afrique Noire, et consacre 20% de son activité à la fonderie de fonte. Elle ferme ses portes en 1970. Les bâtiments ont, par la suite, été occupés par un garage automobile et diverses activités commerciales. L'atelier de fonderie a été détruit, remplacé par un parking. L'arrêté préfectoral du 9 août 1865 autorise l'usage d'une chaudière pour alimenter une machine à vapeur de 6 ch. En 1875, l'atelier de construction mécanique compte 14 hommes et la fonderie en emploie 8. L'effectif est de 80 ouvriers en 1918, et de 57 en 1931.

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Périodes

  • Principale19e siècle

Description

L'atelier de construction mécanique est en moellon de grès enduit, couvert d'un toit à longs pans en ciment amiante. Construit en rez-de-chaussée, il était pourvu d'un pont roulant. Dans son prolongement ouest se trouve le moulin à papier, à deux étages carrés, couvert d'un toit à demi-croupes. Ces bâtiments longent le Morbief, contrairement au bâtiment d'eau, établi sur le bief. Le logement patronal comprend un étage carré ; il est couvert d'un toit à croupes.

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  • Mursgrès / enduit / moellon
  • Toittuile mécanique / ciment amiante en couverture
  • Étages2 étages carrés
  • Couverturestoit à longs pans / appentis / croupe / demi-croupe
  • Énergiesénergie hydraulique / produite sur place / énergie thermique / produite sur place / énergie électrique / achetée
  • État de conservationétablissement industriel désaffecté

Intérêt, protection et statut

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  • Statut de la propriétépropriété privée

Désignation

  • Dénomination(s)moulin à papier, usine de construction mécanique, fonderie
  • Parties constituantes non étudiéesatelier de fabrication, bâtiment d'eau, bief de dérivation, logement patronal
  • Fonction(s) successive(s) ou actuelle(s) magasin de commerce

Localisation

  • CommuneLuxeuil-les-Bains
  • Adresse 21 rue des Cannes
  • Milieu d'implantationen ville
  • Aire d'étude et cantonHaute-Saône - Luxeuil-les-Bains
  • Hydrographiedérivation du Morbief

Étude

  • Copyright© Région Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
  • Auteur(s)Favereaux Raphaël
  • Date de l'étude2007

Localisation