Patrimoine en Franche-Comté - Ferme, usine de traitement de surface des métaux des Ets Bernard Patois

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Région Bourgogne Franche-Comté
Direction Culture, sport et jeunesse - Service Inventaire et Patrimoine
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Ferme, usine de traitement de surface des métaux des Ets Bernard Patois

4 rue de la Velle
25 - Frambouhans
Dossier IA25001172 réalisé en 2013

Illustrations

Historique

La ferme, attestée sur le plan cadastral de 1811 (C 10), date certainement du 18e siècle. Elle appartient à Jacques Antoine Brun au début du 19e siècle puis en 1823 à Gabriel Brun-Maire, avec les parcelles 3 (labour), 8 (verger), 11, 12 et 13 (jardins). Elle passe à Félix Jacquot en 1835 puis à Auguste Jacquot, à Jean Baptiste Victor Loichot en 1885, Arnold Patois en 1932 puis à son fils Victorin en 1945.

Marié à Laure Emonin, Victorin Patois (1906-1982) est né dans une famille d'horlogers : son père Arnold (1877-1956) est fabricant d'assortiments à cylindre tout comme son grand-père Jules Patois (1848-1918) et son oncle Alire (1876-1951), à l'origine d'une usine au 2 rue de la Bonneterie ; ses autres oncles Henri (1883-1962) et Louis (1886-1965) sont eux tamponneurs, c'est-à-dire fabricants de tampon (l'une des pièces de l'échappement à cylindre). Pour sa part, Victorin travaille à Electricité de France jusqu'à la deuxième guerre mondiale. A l'issue, il s'installe dans la ferme où il produit (jusqu'en 1954) des cylindres pivotés destinés à la réparation. En 1952, il crée une entreprise de galvanoplastie (Supergalva), spécialisée dans le traitement galvanoplastique des boîtes de montres : le montage des pièces sur les bouclards s'effectue dans la partie située à l'arrière du corps en retour au sud et les bains sont installés dans un petit bâtiment construit à cet effet au sud-ouest. Ses fils Bernard et Christian lui succèdent en 1970, chacun fondant sa propre entreprise personnelle : les Ets Bernard Patois réalisent les traitements à base de métaux précieux, la société Christian Patois est spécialisée dans le chromage. A la fermeture de cette dernière en 1976 est créée la Sarl Supergalva, remplacée trois ans après par la société en nom propre Bernard Patois qui deviendra en 1999 Sarl Patois Bernard Création. Bernard est rejoint par son frère Christian en 1985.

Pour se développer et se mettre aux normes, une nouvelle usine est bâtie en 1986, par la société Personeni (installée au 10 Grande Rue), suivant des plans établis par Bernard lui-même, au 4 rue de la Velle (à proximité de la maison qu'il s'est fait construire en 1974). Lorsqu'il prend sa retraite en 2006, l'affaire passe à son fils David, qui la dirige actuellement. Ce dernier fait totalement refaire la chaîne de galvanoplastie en 2012. A cette date, la Sarl des Etablissements Bernard Patois, au capital de 24 000 €, emploie six personnes pour des traitements sur laiton, alliages cuivreux, acier et zamak : dépôt d'or, palladium, rhodium, platine, argent, nickel, cuivre et bronze. La ferme a été convertie en logements et une maison vient d'être édifiée à proximité de l'atelier de 1952.

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Périodes

  • Principale18e siècle
  • Principale3e quart 20e siècle, 4e quart 20e siècle

Dates

  • 1986daté par tradition orale

Auteurs

Description

La ferme est double : elle comporte deux logements et deux granges, accessibles par deux levées (rampes d'accès) à l'ouest. Elle a des murs en moellons calcaires enduits, à l'exception de sa façade postérieure (ouest) qui est en pan de bois essenté de planches. Essentage de planches aussi (et de matériau synthétique) sur la partie haute (pignon) de sa façade orientale, qui se poursuit vers le sud par une aile en retour. Ses extensions sont bâties en parpaings de béton, celle au sud-ouest (ancien atelier de galvanoplastie) étant couverte de plaques de ciment amiante ondulées. L'usine fait également appel au béton, banché, masqué sur les murs nord et ouest par un essentage de matériau synthétique. Les toits sont tous à longs pans et pignons couverts, avec une couverture de tuiles mécaniques. L'usine compte trois niveaux (soubassement, rez-de-chaussée surélevé et comble à surcroît, desservis par un escalier dans-oeuvre droit en béton), la ferme quatre (rez-de-chaussée, étage carré, étage en surcroît et étage de comble). Sa façade antérieure présente à gauche deux fenêtres horlogères au rez-de-chaussée, à droite deux autres à l'étage.

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  • Typologiesfenêtres horlogères
  • Murscalcaire / moellon / enduit / bois / pan de bois / essentage de planches / béton / parpaing de béton / enduit / béton / béton armé / essentage de matériau synthétique
  • Toittuile mécanique / ciment amiante en couverture
  • Étages1 étage carré / étage en surcroît / étage de comble
  • Élévationsélévation à travées
  • Couverturestoit à longs pans / pignon couvert / noue
  • Escaliersescalier dans-oeuvre / escalier droit / en maçonnerie
  • Énergiesénergie électrique / achetée

Documentation

Documents d’archives

  • 3 P 258 Matrices cadastrales de la commune de Frambouhans, 1812-1961 : - 3 P 258/1 : Registre des états de section, 1812- 3 P 258/2 : Matrice cadastrale des propriétés bâties et non bâties, 1823-1880- 3 P 258/3 : Matrice cadastrale des propriétés bâties et non bâties, 1880-1914- 3 P 258/4 : Matrice cadastrale des propriétés bâties, 1882-1910- 3 P 258/6 : Matrice cadastrale des propriétés bâties, 1911-1961
    Lieu de conservation : Archives départementales du Doubs, Besançon  - Cote du document : 3 P 258

Documents figurés

  • 3 P 717 Plan cadastral parcellaire de la commune de Frambouhans [...] terminé sur le terrain le 28 juillet 1811 [...] par M Lépagner géomètre du cadastre- Section C du village en une feuille, levée par Mr Girardier géomètre, échelle 1/2 500
    Lieu de conservation : Archives départementales du Doubs, Besançon  - Cote du document : 3 P 717
  • Prises de vues aériennes de l'IGN (20e siècle). Consultables en ligne via le site du Géoportail (www.geoportail.gouv.fr)

Documents multimédias

  • Annuaire des Entreprises de France, le fichier national des chambres de commerce et d'industrie

Bibliographie

  • Belmont, Henry-Louis. L'échappement à cylindre (1720-1950) : le Haut-Doubs, centre mondial au XIXe siècle. - Besançon : Technicmédia, 1984. 328 p. : ill. ; 28 cm.
  • Caboco, Laëtitia. Recensement du patrimoine horloger du Pays horloger, 2009-2010.
    Lieu de conservation : Pays horloger, Le Bélieu
  • Courtieu, Jean (dir.). Dictionnaire des communes du département du Doubs. - Besançon : Cêtre, 1982-1987. 6 t., 3566 p. : ill. ; 24 cm.
  • Simonin, Michel. L'horlogerie au fil du temps et son évolution en Franche-Montagne, sur le plateau de Maîche. - Maîche : M. Simonin, 2007. 143 p. : ill. ; 30 cm.

Témoignages oraux

  • Patois Bernard, fondateur de la société éponyme. Frambouhans
  • Patois David, gérant de la Sarl des Etablissements Bernard Patois. Frambouhans
  • Patois Gérard, descendant d'Étienne Patois et ancien horloger. Frambouhans
  •  

Lien(s) web

Intérêt, protection et statut

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  • Statut de la propriétépropriété privée

Désignation

  • Dénomination(s)ferme, usine de traitement de surface des métaux
  • Parties constituantes non étudiéesatelier de fabrication, bureau, transformateur, stationnement, logement, étable à vaches, fenil, grange, rampe d'accès, garage, jardin

Localisation

  • CommuneFrambouhans
  • Adresse 4 rue de la Velle
  • Milieu d'implantationen village
  • Aire d'étude et cantonPays horloger (le) - Maîche

Étude

  • Copyright© Région Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
  • Auteur(s)Poupard Laurent
  • Date de l'étude2013