Patrimoine en Franche-Comté - Ensemble métallurgique de la Chaudeau

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Région Bourgogne Franche-Comté
Direction Culture, sport et jeunesse - Service Inventaire et Patrimoine
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Ensemble métallurgique de la Chaudeau

70 - Aillevillers-et-Lyaumont
Dossier IA70000216 réalisé en 2006

Illustrations

Historique

Propriété de la famille de Magnoncourt, la Grange de la Chaudeau est affermée vers 1705 au maître de forges Jean-Jacques Rochet pour y établir une usine métallurgique. Une forge (IA70000217) et une tirerie (ou tréfilerie, IA70000218) sont construites dans la première moitié du 18e siècle, exploitées par Jean-François Goux et Jean-Baptiste Demandre. Ces maîtres de forges acquièrent en 1755 l'ensemble métallurgique composé de quatre feux d'affinerie, cinq feux de martinet, deux platineries, d'une tirerie et d'une étamerie. La forge est pourvue d'une manufacture de fer-blanc, ou ferblanterie, vers 1767. A la suite d'un partage en 1796, Claude-Joseph de Buyer, gendre de J.F. Goux, hérite de la forge, et Claude-François Demandre de la tréfilerie. La famille Demandre restera propriétaire de cette usine jusqu'à son rachat en 1900 par Charles de Buyer. Les frères Claude-François et Claude-Thomas Demandre sont autorisés en 1822 à "établir une machine à cylindres pour convertir le fer en barres en gros fil de fer dans l'emplacement du moulin du Colnot" [ou Bardot] qu'ils ont acquis en 1820. Etabli sur une dérivation de la Semouse à 1 km d'Aillevillers, cet établissement fonctionne vraisemblablement jusqu'à la fin du 19e siècle (aujourd'hui détruit). Une demeure patronale est construite pour Claude-François Demandre par l'architecte A. Grandmougin entre 1836 et 1839 (IA70000219). La famille de Buyer fait également bâtir à la Chaudeau, vers 1810, une demeure patronale, par les soins de l'architecte Claude-Antoine Colombot (IA70000220). Une forge annexe, qui sera plus tard qualifiée de "laminoir du bas", est établie, vraisemblablement au début du 19e siècle, à 250 m en aval de l'établissement principal (1827 A 1 à 7). Elle est désaffectée à la fin du 19e siècle, et est aujourd'hui en ruines (non étudiée). Marie-Françoise de Buyer, veuve de C.J. de Buyer, fait construire un laminoir en 1822-1824 dans la commune voisine de Magnoncourt (IA70000200). En 1855, son fils Rodolphe acquiert les forges de la Branleure, fondées au 17e siècle et situées 1 km en aval de la Chaudeau (IA70000204). Un ensemble de bâtiments (non étudiés) est construit de l'autre côté de la Semouse, sur la commune de Clerjus (88). Il comprend une chapelle dédiée à la Vierge Marie, édifiée en 1819-1820 et agrandie en 1843, des logements et une école, vraisemblablement bâtie dans la seconde moitié du 19e siècle et fermée en 1973. En 1926-1927, une nouvelle tréfilerie est construite au centre d'Aillevillers. Une publicité de 1929 mentionne l'existence d'une double activité : tréfilerie et tissage de soieries. Il s'agit donc vraisemblablement du tissage de soie établi dans l'actuelle zone industrielle des Corbillottes (IA70000206). En 1899 est créée la société en nom collectif Les héritiers de M. Rodolphe de Buyer, ayant pour objet l'exploitation des laminoirs de la Branleure et de Magnoncourt et des forges de la Chaudeau. Elle est remplacée entre 1908 et 1920 par la société de Buyer et Cie, puis vers 1922 par la société des Héritiers de Charles de Buyer, qui exploite le laminoir de la Branleure et la tréfilerie, et enfin par la société anonyme des usines Charles de Buyer en 1935. Celle-ci fusionne en 1948 avec la société A. de Buyer (manufacture de Faymont, 88). Dernier site en activité, la tréfilerie est reprise en 1957 par la société Tréfileries des Vosges (groupe Louyot).

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Périodes

  • Principale19e siècle
  • Principale20e siècle

Dates

  • 1806daté par source, porte la date, daté par travaux historiques
  • 1809daté par source, daté par travaux historiques, porte la date
  • 1810daté par source, daté par travaux historiques, porte la date

Documentation

Documents figurés

  • Aillevillers (Haute-Saône). Le Pont Charrot et la Tréfilerie. Carte postale, éd. L. Perrin, s.d. [fin 19e ou début 20e siècle].
    Lieu de conservation : Archives départementales du Doubs, Besançon  - Cote du document : 6 Fi 70006 7
  • Aillevillers (Hte-Saône) - La Chaudeau - Vue générale aérienne. Carte postale, CIM éd., s.d. [milieu 20e siècle]
    Lieu de conservation : Archives départementales du Doubs, Besançon  - Cote du document : 6 Fi 70006 16
  • Plan géométrique des cylindres que MM. de Buyer se proposent d'établir dans l'emplacement de leurs martinets [...]. Papier, plume, lavis, échelle 1 : 100, s.n. [1826]
     - Cote du document : Archives départementales de la Haute-Saône, Vesoul
  • Aillevillers (Hte-Saône). Ecole et chapelle de la Chaudeau. Carte postale, s.d. [fin 19e ou début 20e siècle].
    Lieu de conservation : Archives départementales du Doubs, Besançon  - Cote du document : 6 Fi 70006 13
  • Aillevillers (Hte-Saône) - La Chapelle de la Chaudeau. Carte postale, éd. Perrin, s.d. [fin 19e ou début 20e siècle].
     - Cote du document : Archives départementales de la Haute-Saône, Vesoul
  •  

Intérêt, protection et statut

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  • Statut de la propriétépropriété privée

Désignation

  • CommuneAillevillers-et-Lyaumont
  • Milieu d'implantationen écart
  • Lieu-dit Chaudeau la
  • Dénomination(s)ensemble métallurgique

Localisation

  • Aire d'étude et cantonHaute-Saône - Saint-Loup-sur-Semouse

Étude

  • Copyright© Région Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
  • Auteur(s)Favereaux Raphaël
  • Date de l'étude2006

Localisation