Patrimoine en Franche-Comté - Maison et usine d'horlogerie (usine de montres) des Ets Camille Bouhelier puis Claude Hélier

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Région Bourgogne Franche-Comté
Direction Culture, sport et jeunesse - Service Inventaire et Patrimoine
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Maison et usine d'horlogerie (usine de montres) des Ets Camille Bouhelier puis Claude Hélier

1 et 9 rue Newton
25 - Villers-le-Lac
Dossier IA25001506 réalisé en 2016

Illustrations

Historique

Camille Bouhelier (1901-1983) fait bâtir sa maison en 1931-1932 (la date 1931 est inscrite, avec les lettres Cle et B, sur le linteau de la porte nord de l'étage carré). Il y crée en 1946 sa fabrique de montres (marque Newton, déposée le 25 septembre 1946), spécialisée dans les montres pour dame à échappement à ancre. Camille est le frère de Gaston Bouhelier, associé avec Michel Boîteux au sein de la société Boîteux-Bouhelier (établie au 3 Grande Rue et dissoute en 1950), et le cousin de Maurice Bouhelier, à la tête de sa propre fabrique à Morteau. Il achète 9 210 ébauches françaises en 1952 (5 010 aux Ets Parrenin et 3 100 à Cupillard à Villers-le-Lac, 1 100 à la Fabrique d'Ebauches de Montres du Genevois - ou Femga - d'Annemasse en Haute-Savoie) et 7 990 en 1953 (4 990 Parrenin, 2 100 Cupillard et 900 Femga). La société des Ets Camille Bouhelier, fondée le 1er janvier 1959, fait construire l'usine à côté de la maison, entre 1965 (date à laquelle elle est classée dans la catégorie de 20 à 49 salariés) et 1969. Succédant à son père, Claude Bouhelier (1937-1991) développe l'affaire et oriente la fabrication vers les montres de luxe, déposant tout un ensemble de marques : en 1980 Claude Hélier et Agena, en 1982 CB et Select-Watch, en 1983 Jean d'Orsay et Jean d'Aumont, en 1985 Scorpio, en 1986 Helix, etc. mais aussi Newton, Murena Trident, Regata, Carex, etc. (certaines de ces marques existaient auparavant et sont redéposées). La société emploie jusqu'à 180 personnes durant cette décennie 1980 et constitue l'une des plus importantes fabriques d'horlogerie françaises. Elle a acquis localement les maisons Duke (18 rue du Quartier neuf) et Fernand Girardet et Fils (Select-Watch à Morteau), dispose d'une unité au Locle (Suisse) et achète le 10 octobre 1988 l'ancienne usine Anguenot Frères - Herma (5 rue Pierre Berçot) à la Compagnie générale horlogère (auparavant Framelec), de Morteau (ce site avait été apporté à la société Finhor lors de sa création, puis intégré à Framelec). Le décès brutal de Claude et la crise horlogère la conduisent à déposer son bilan en septembre 1992, alors qu'elle compte encore 132 personnes. Elle est reprise en juillet 1993 par Michel Monnet, PDG de la société Georges Monnin de Charquemont (qui, lorsqu'elle disparaîtra en août 1997, sera localisée au 1 rue Newton). L'entreprise repart en 1993, avec 35 salariés (dont 8 représentants), sous le nom de de Claude Hélier SA. En 1999, elle repositionne sa production dans une fourchette de prix de 200 à 300 F, avec distribution "classique" par le réseau des horlogers bijoutiers. A cette date, elle produit à Villers-le-Lac (avec 42 personnes) mais aussi en Chine et fait appel à un cabinet extérieur pour le design ; elle vend également les pendulettes de marque Hour Lavigne. De nouveau placée en liquidation judiciaire en 2001, elle redémarrera en 2002 en tant que Sarl Claude Hélier pour finalement disparaître en 2012. Si le bâtiment de la rue Berçot est cédé à la commune en 1996, celui de la rue Newton est vendu à un particulier qui le transforme en immeuble en 2007 (et détruit un corps annexe implanté dans l'angle nord-ouest).

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Périodes

  • Principale2e quart 20e siècle, 3e quart 20e siècle

Dates

  • 1931porte la date
  • 1932daté par source

Description

L'immeuble a des murs en béton enduit (avec essentage de tôles sur les pignons) et un toit à longs pans, pignons couverts et couverture en acier. Il comporte trois étages carrés (le dernier correspondant peut-être à une surélévation), desservis par un escalier tournant à retours en béton et un ascenseur. Chaque élévation est plus vide que pleine du fait du grand nombre de fenêtres multiples qui la percent à tous les niveaux. La maison a des murs en moellons calcaires enduits et une toiture à longs pans, pignons couverts et tuiles mécaniques. Elle compte un étage carré, un étage en surcroît et un étage de comble. L'étage carré est accessible par deux escaliers extérieurs droits en béton (un sur chaque mur gouttereau), les autres niveaux sont desservis par un escalier dans-oeuvre. Le corps de bâtiment au sud, à usage de garage et de bûcher, est en pan de bois essenté de planches. Doté d'un étage, il a la même couverture que la maison.

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  • Typologiesbaie multiple
  • Mursbéton / enduit / essentage de tôle / calcaire / moellon / enduit / bois / pan de bois / essentage de planches
  • Toitacier en couverture / tuile mécanique
  • Étages3 étages carrés
  • Élévationsélévation à travées
  • Couverturestoit à longs pans / pignon couvert
  • Escaliersescalier dans-oeuvre / escalier tournant à retours avec jour / escalier de distribution extérieur / escalier droit / en maçonnerie
  • Autres organes de circulationsascenseur
  • Énergiesénergie électrique / achetée

Documentation

Documents d’archives

  • 50 J 21 Syndicat de fabricants d'horlogerie de Besançon. Correspondance avec les fabricants, 1948-1962
    Lieu de conservation : Archives départementales du Doubs, Besançon  - Cote du document : 50 J 21

Documents figurés

  • Prises de vues aériennes de l'IGN (20e siècle). Consultables en ligne via le site du Géoportail (www.geoportail.gouv.fr)

Documents multimédias

  • Bouhelier, Jean-Pierre. Recherches généalogiques. Accessibles en ligne sur le site de Geneanet : http://gw.geneanet.org/
  • Claude Hélier. Article accessible sur internet : https://plus.wikimonde.com/wiki/Claude_H%C3%A9lier
  • Guichard, Jean-Marie. Recherches généalogiques. Accessibles en ligne sur le site de Geneanet : http://gw.geneanet.org/
  • Marques.expert, base de données exploitant celle des Marques françaises de l'INPI : http://marques.expert/
  • Sirene, base de données de l'Insee consultable sur le site internet Score3.fr

Bibliographie

  • Bouhélier sauvé. L'Impartial, 113e année, n° 35 402, mardi 13 juillet 1993, p. 14.
  • Chambre française de l'Horlogerie. Annuaire 1986/87. - Paris : CFH, 1986. 98 p. ; 30 cm.
  • Les établissements horlogers en France. - S.l. : s.n., mars 1965. 17 p. ronéotypées ; 20 cm.
    Lieu de conservation : Collection particulière : Michel Simonin, Maîche
  • Le nouveau souffle de Claude Hélier. La France horlogère, n° 608, décembre 1999, p. 50 : ill.

Témoignages oraux

  • Droz Yves, collectionneur de pièces horlogères et fondateur du Musée de la Montre, Villers-le-Lac
  • Flores Joseph, ancien horloger, rédacteur de la revue de l'Afaha (Association française des Amateurs d'Horlogerie ancienne) Horlogerie ancienne. Villers-le-Lac
  • Viennet Jean-Pierre, ancien horloger, fondateur de l'association HorloPassion
  •  

Intérêt, protection et statut

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  • Statut de la propriétépropriété privée

Désignation

  • Dénomination(s)maison, usine d'horlogerie
  • Parties constituantes non étudiéesatelier de fabrication, bureau, magasin industriel, entrepôt industriel, vestiaire d'usine, chaufferie, logement, garage, bûcher, cour, jardin

Localisation

  • CommuneVillers-le-Lac
  • Adresse 1 et 9 rue Newton
  • Milieu d'implantationen ville
  • Aire d'étude et cantonPays horloger (le) - Morteau

Étude

  • Copyright© Région Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
  • Auteur(s)Poupard Laurent
  • Date de l'étude2015