Patrimoine en Franche-Comté - Immeuble et usine de fournitures pour l'horlogerie des Ets Verrolux puis Verlux

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Région Bourgogne Franche-Comté
Direction Culture, sport et jeunesse - Service Inventaire et Patrimoine
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Immeuble et usine de fournitures pour l'horlogerie des Ets Verrolux puis Verlux

33 rue de la Louhière
25 - Morteau
Dossier IA25001809 réalisé en 2018

Illustrations

Historique

Signalé comme habitation et fabrique d'horlogerie, le bâtiment est construit dans la première moitié du 20e siècle (dans les années 1920-1930, avant 1937), peut-être pour Roger Fontainemelon. Il abrite au début des années 1950 les Ets Verrolux, de Villers-le-Lac, dirigés par Henri Matile (d'origine suisse) et spécialisés dans les verres de montre. Cette entreprise devient le 1er novembre 1953 Anciens Etablissements Verrolux (au capital de 2,1 millions F) : Bluette Mercier, épouse de Matile, fait l'apport du "fonds de commerce de fabrication et pose de verres de montres" de Verrolux tandis que divers associés, dont Jean Beltran, apportent "une somme en espèce". La gestion est alors confiée à Robert Trendel, ingénieur d'Usines Bellevue, fabrique de ressorts d'horlogerie de Sarrebourg (Moselle). Il est remplacé le 15 mai 1954 par René Mercier alors que la société change d'appellation et devient Etablissements Verlux (avec le même capital). Cette Sarl abandonne la fabrication des verres pour les sociétés horlogères locales au profit du marché de la réparation (via les horlogers-rhabilleurs), élargissant par la suite ses activités au négoce du petit outillage d'horlogerie. Elle est classée en 1965 dans la catégorie de 11 à 19 salariés. Au décès de Mercier (à la fin de 1968 ou au tout début de 1969), Jean Maillardet prend la direction de la société, dont il devient gérant (non associé) du 8 janvier 1969 jusqu'à sa retraite en 1982. En 1969, l'entreprise s'associe avec la société Münchmeyer-Sternkreuz, de Verden (Basse-Saxe, Allemagne). Ce rapprochement a été initié par Jean Beltran, actionnaire majoritaire et représentant multicarte de Verlux (il est aussi le représentant d'Usines Bellevue). Münchmeyer-Sternkreuz est alors le premier fabricant de verres en Europe : cette affaire a été fondée en 1931 par Heinrich Münchmeyer et Walter Krippendorff pour produire des verres de montre, en matière plastique (celluloïd puis plexiglas) puis minérale (à partir de 1978). Verlux peut ainsi fournir à sa clientèle des verres minéraux (en provenance d'Allemagne) et des verres en plastique (produits à Morteau par moulage afin d'obtenir une qualité supérieure à celle des verres injectés). En 1972, la Sarl Verlux (au capital de 35 000 F) exploite les marques Verlux et Verlux la Transparence du Cristal. Elle compte 15 personnes en 1982. En mai de cette année-là, Wolfgang Krippendorff, propriétaire de Münchmeyer-Sternkreuz (seul actionnaire de Verlux qui deviendra sa filiale), est nommé directeur de l'entreprise puis, à son départ en retraite, il est remplacé par Monique Saillard. La société emploie huit personnes en 1998 (elles étaient 10 en 1988) et réalise un chiffre d'affaires de 4,7 millions F (dont 40 % à l'export). Elle vend plus d'un million de verres par an, dans toute l'Europe, et dispose d'un stock de plus de 10 000 verres (de 10 à 300 mm de diamètre et 0,7 à 3,5 mm d'épaisseur). En 2001, elle quitte les lieux pour l'ancienne usine Cattin, au 8 avenue Charles de Gaulle, où elle sera gérée par Mme Saillard (du 1er janvier 2002 jusqu'à son départ en retraite en mars 2013, alors que la Sarl des Ets Verlux est classée dans la catégorie de 3 à 5 salariés). Après le départ de Verlux, le bâtiment de la rue de la Louhière n'a plus abrité d'activité productive.

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Périodes

  • Principale1ère moitié 20e siècle

Description

Le site comprend deux corps de bâtiments accolés, aux murs de moellons calcaires enduits : l'immeuble au nord et un atelier au sud. Le premier compte trois étages carrés et un étage en surcroît, desservis par un escalier dans-oeuvre tournant à retours en maçonnerie ; sur sa façade antérieure, le rez-de-chaussée et le premier étage sont éclairés à l'aide de fenêtres horlogères. Le second a un seul étage carré et ses murs sont percés de fenêtres d'atelier. L'immeuble est coiffé par un toit à longs pans, pignons couverts et tuiles mécaniques, l'atelier par une terrasse en béton.

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  • Typologiesbaie horlogère / baie d'atelier
  • Toittuile mécanique / béton en couverture
  • Étages3 étages carrés / étage en surcroît
  • Élévationsélévation à travées
  • Couverturestoit à longs pans / pignon couvert / terrasse
  • Escaliersescalier dans-oeuvre / escalier tournant à retours avec jour / en maçonnerie

Documentation

Documents d’archives

  • Archives communales, Besançon, 86 W 104 Entreprises de microtechniques de Franche-Comté (4e quart 20e siècle)
    Lieu de conservation : Archives communales, Besançon  - Cote du document : 86 W 104
  • Papier à en-tête des Ets Verrolux, 30 juin 1950
    Lieu de conservation : Collection particulière : Henri Bonnet, Fournet-Luisans

Documents figurés

  • Morteau [plan d'alignement de la rue de la Louhière], photocopie d'un dessin (lavis), s.n., s.d. [vers 1925 ?], [échelle 1/500]Mention d'autorisation de construction en date des 15 mai et ?? 1922, 25 septembre 1924, 25 avril 1925
    Lieu de conservation : Collection particulière : Henri Leiser, Morteau
  • Ponts et Chaussées. Route nationale n° 437 de Saint-Claude à Belfort [plan d'alignement de la rue de la Louhière], photocopie d'un dessin (lavis), s.n., s.d. [décennie 1930 ?], 34 x 325 cm, sans échelle
    Lieu de conservation : Collection particulière : Henri Leiser, Morteau

Bibliographie

  • C., T. L'Espace Cattin : histoire d'une reconversion réussie. C'est-à-dire, n° 150, 8 décembre 2009, p. 8 : ill.
  • Centre d'Etudes économiques régionales de Franche-Comté. Répertoire des établissements industriels de Franche-Comté classés dans la section "précision, horlogerie, optique" de la nomenclature des activités économiques de l'I.N.S.E.E. - S.l. [Besançon] : s.n. [Centre d'Etudes économiques régionales de Franche-Comté], juin 1969. III-65 p. ; 21 x 30 cm.
  • Chambre de Commerce et d'Industrie du Doubs. Horlogerie [dossier documentaire]. - Besançon : CCI du Doubs, juin 1988. 43 p. ; 30 cm.
    Lieu de conservation : Musée du Temps, Besançon  - Cote du document : 28700 CCI 1988
  • Chambre française de l'Horlogerie. Annuaire 1972/1973. - Paris : CFH, 1972. III-177 p. ; 30 cm.
  • Les établissements horlogers en France. - S.l. : s.n., mars 1965. 17 p. ronéotypées ; 20 cm.
    Lieu de conservation : Collection particulière : Michel Simonin, Maîche
  • Isely, Manuel. Verlux. GIMM en bref, n° 223, juillet 1999, p. 10-11 : ill.
  • Verlux a fêté son 25e anniversaire. La France horlogère, n° 394, novembre 1978, p. 209 : ill.

Documents multimédias

  • Societe.com, site d'information sur les sociétés édité par Société SAS (filiale du groupe Médiapost Communication, filiale de La Poste)

Témoignages oraux

  • Droz Yves, collectionneur de pièces horlogères et fondateur du Musée de la Montre, Villers-le-Lac
  • Saillard Monique, ancienne gérante de la société Verlux. Morteau
  •  

Lien(s) web

Intérêt, protection et statut

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  • Statut de la propriétépropriété privée

Désignation

  • Dénomination(s)immeuble, usine d'horlogerie
  • Parties constituantes non étudiéesatelier de fabrication, logement

Localisation

  • CommuneMorteau
  • Adresse 33 rue de la Louhière
  • Milieu d'implantationen ville
  • Aire d'étude et cantonPays horloger (le) - Morteau

Étude

  • Copyright© Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
  • Auteur(s)Poupard Laurent
  • Date de l'étude2013