Patrimoine en Franche-Comté - Tuile violon

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Région Bourgogne Franche-Comté
Direction Culture, sport et jeunesse - Service Inventaire et Patrimoine
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Tuile violon

39 - Rans
Dossier IM39002225 réalisé en 2009
Edifice : Usine métallurgique dite forges de Rans, puis centrale hydroélectrique, usine de produits chimiques  (Référence : IA00125871)

Illustrations

Historique

Cette tuile, qui se trouvait sur la toiture de l'atelier de fabrication des forges de Rans (actuellement en ruine), reconstruit au cours de la décennie 1850, pourrait provenir d'une réfection de la toiture au 20e siècle. Elle est issue d'un modèle breveté le 2 mars 1839 par deux tuiliers du Doubs : Sylvestre Robelin, établi à Vyt-ès-Belvoir, au lieu-dit Courbahon (Courbaon, au sud-ouest du village) et Claude Huguenotte dont la tuilerie est à Chazot à une dizainde de kilomètres de là ; Robelin dépose le 20 novembre 1844 un nouveau brevet pour une tuile quasi identique au premier modèle, qu'il améliore en février 1846. A cette date, il est domicilié à Mulhouse chez Albert Schlumberger, ancien notaire, qui lui achète son brevet et ouvre sa propre tuilerie. En 1848, Schlumberger met au point la tuile violon actuelle, rapidement copiée par Robelin et un négociant parisien Ernest Amuller. Assez répandue dans l'Est de la France (Alsace, Lorraine, Champagne-Ardenne), en Bourgogne et en région parisienne, ce type de tuile a été fabriqué en plusieurs lieux en Franche-Comté : sont ainsi attestés Saint-Hippolyte (tuilerie Blondeau) dans le Doubs, Thervay (Bourcet) dans le Jura, Pont-sur-l'Ognon en Haute-Saône, Foussemagne (Clavey) dans le Territoire de Belfort.

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Périodes

  • Principale20e siècle

Auteurs

Description

Cette tuile mécanique mesure 37 cm sur 18 pour une épaisseur de 2,7 cm et un poids de 1,850 kg. Il en faut une petite quarantaine au m2 pour un poids total variant suivant les modèles de 50 à 70 kg. Arrondie en partie haute (arc segmentaire), elle se rétrécit systématiquement en partie basse d'où sa forme rappelant celle d'un violon. Face supérieure : renfort par côte centrale (en forme de flèche, pointe vers le haut) et double recouvrement (les bords sont relevés, avec une interruption à l'origine du rétrécissement et en partie basse, et une nervure en forme de U ouvert vers le bas s'intercale entre eux et la côte centrale). Face inférieure : allègement par évidements (deux parallèles au rétrécissement, deux autres rejoignant en évidement central sous la côte, deux autres oblongs en partie haute).

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  • Dimensionsh:37cm / la:18cm / pr:2.7cm / pds:1.85 (kg)
  • Catégoriescéramique
  • Matériauxterre cuite / rouge / moulé
  • Représentationsornementation / ornement à forme géométrique
  • État de conservationoeuvre mutilée
  • Précision sur l'état de conservation

    Outre quelques ébréchures au niveau du rebord supérieur, la tuile a perdu son crochet sur la face inférieure.

Désignation

  • Dénomination(s)tuile

Localisation

  • CommuneRans
  • Aire d'étude et cantonDampierre

Étude

  • Copyright© Région Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
  • Auteur(s)Poupard Laurent
  • Date de l'étude2009