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USINE MÉTALLURGIQUE DITE FORGE DU BEUCHOT, ACTUELLEMENT TRÉFILERIE

70 - Hautevelle

Le Beuchot

  • Dossier IA70000186 réalisé en 2006
  • Auteur(s) : Raphaël Favereaux
Local technique et transformateur électrique à l'entrée. © Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine

Historique


Un acte de vente mentionne l'existence du "moulin et battant d'Hautevelle" en 1539. Un haut fourneau est établi à la fin du 16e ou au 17e siècle. Le pignon d'un bâtiment, devenu par la suite atelier de réparation, porte une pierre frappée d'une croix de Lorraine et du millésime 1715, attestant une reconstruction (ou un agrandissement) à cette date. Le fourneau est exploité à partir de 1739, puis acquis en 1745, par les sieurs Goux et Demandre. Il produit 75 t de fonte en 1790, mais cesse de rouler en 1795. L'établissement est alors converti en forge, composée de deux feux d'affinerie. Un linteau de l'atelier de réparation est gravé de la date 1826. En 1866, l'usine se compose "de deux foyers d'affinerie, de deux marteaux à queue, d'un martinet, de deux fours à réchauffer, d'une machine soufflante et de trois machines hydrauliques de la force de 24 ch". La forge et sa scierie sont réglementées par arrêté préfectoral le 22 novembre 1873, faisant suite à une réglementation de 1836. L'établissement se spécialise vers 1880 dans l'activité de tréfilage. Divers bâtiments (bâtiment de la machine à vapeur, hangar) sont reconstruits vers 1885. L'usine est cédée vers 1875 par la famille Demandre aux sieurs Louis Aubert et Gaston Marquiset, puis passe dans les mains de la société Dauguet et Cie peu avant 1900. En 1918, la Tréfilerie H. Dauguet produit mensuellement 40 à 50 t de fil de fer fin, en acier et laiton, pour cordes, toiles métalliques, fleurs artificielles, etc. Dénommées Tréfileries du Beuchot en 1929, elles appartiennent à Lemaire et Cie et fabriquent du fil en acier, fer et laiton trempé, cuivré, étamé et galvanisé. En 1964, la production mensuelle atteint 200 t de fils d'acier fin, doux, extra-doux et dur. Repris par la tréfilerie de Conflandey (étudiée IA70000331), l'établissement dépend aujourd'hui du groupe allemand Saarstahl. Divers ateliers de fabrication en mauvais état (étamerie, galvanisation) et une cheminée en brique ont été détruits vers 1994. Une machine à vapeur de 70 ch est mentionnée au début du 20e siècle. Une chaudière de la Société industrielle de Creil est autorisée en 1929 et une autre, de marque Scheidecker et Kohl (Lure, 70), autorisée en 1950. Présence d'une turbine en place en 2006. La forge emploie 12 personnes en interne et 25 en externe en 1816, une vingtaine en 1847, et 12 hommes et 3 enfants en 1875. La tréfilerie embauche 90 personnes en 1892, 110 en 1918, 80 en 1931 et 20 en 2006.
Période(s)
Principale :
  • 1er quart 18e siècle
  • 2e quart 19e siècle
  • 4e quart 19e siècle
  • 1er quart 20e siècle
Date(s)
1715 : daté par source
1826 : daté par source

Description


Les bâtiments les plus anciens (milieu du 19e siècle ?) sont construits en moellon de grès enduit, à un étage carré, et couverts de toits à longs pans en tuile mécanique. Ils sont ajourés de larges baies rectangulaires, à encadrements en pierre de taille. Les autres ateliers de fabrication sont bâtis en rez-de-chaussée, couverts de travées de sheds. Plusieurs ateliers, dont les encadrements de baie sont en brique silico-calcaire, ont été construits ou repris au début du 20e siècle. Le bâtiment d'eau est construit en brique. Le logement patronal comprend deux étages carrés. Cinq logements d'ouvriers bordent la route qui mène au village d'Hautevelle. Ils sont construits en moellon de grès enduit, pourvus d'un étage carré et d'un étage en surcroît, et couverts de toits à longs pans.
Murs :
  • grès
  • brique silico-calcaire
  • brique
  • moellon
  • enduit
Toit :
  • tuile mécanique
  • ciment amiante en couverture
  • verre en couverture
Etages :
  • 2 étages carrés
  • étage en surcroît
Energie utilisée :
  • énergie hydraulique produite sur place turbine hydraulique
  • énergie thermique produite sur place
  • énergie électrique achetée

Source(s) documentaire(s)

  • Les tréfileries du Beuchot [encart publicitaire].
    Les tréfileries du Beuchot [encart publicitaire]. Photogr., s.d. [1929]. Dans : " L'Illustration économique et financière : La Haute-Saône,[...] ", 1929, p. 42.
  • Les tréfileries du Beuchot [vue aérienne de l'usine].
    Les tréfileries du Beuchot [vue aérienne de l'usine]. Photogr., s.d. [1929]. Dans : " L'Illustration économique et financière : La Haute-Saône,[...] ", 1929, p. 42.

Informations complémentaires

Thématiques :
  • patrimoine industriel de la Haute-Saône
Aire d’étude et canton : Haute-Saône
Hydrographie : étang du Beuchot
Dénomination : usine métallurgique, tréfilerie
Parties constituantes non étudiées :
  • atelier de fabrication
  • magasin industriel
  • atelier de réparation
  • logement patronal
  • logement d'ouvriers
  • bureau
  • étang
  • bâtiment d'eau
  • transformateur
Carte interactive
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