Patrimoine en Franche-Comté - Ferme et atelier d'horlogerie de Lucien Bessot

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Région Bourgogne Franche-Comté
Direction Culture, sport et jeunesse - Service Inventaire et Patrimoine
Hôtel de Région - 4, square Castan CS51857 - 25031 Besançon cedex

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Ferme et atelier d'horlogerie de Lucien Bessot

Illustrations

Historique

La ferme est bâtie en 1731 (date portée sur une plaque de cheminée actuellement masquée). Appartenant au comte de Grünne au tournant des 19e et 20e siècles, elle est alors exploitée par Charles Emile Bessot puis devient vers 1920 propriété de l'un de ses fils, Lucien (1872-1944). Paysan et horloger, ce dernier est marié avec Marie Boichat, originaire du Noirmont (Suisse), dont il a huit enfants : Emile, Constant, Maurice, Marthe, Hubert, Jeanne, Roger et Michel. En 1924, Lucien fait construire par l'entrepreneur maîchois Travaglini, dans la cour de la ferme, un atelier surmonté d'un logement. Sa façade sud-est est percée au rez-de-chaussée à gauche d'une fenêtre, derrière laquelle est placé le moteur à explosion Japy animant les transmissions, et à droite d'une fenêtre multiple à quatre baies, éclairant établis et machines (à justifier les dents des roues de cylindre, etc.). Fort d'une dizaine de fournisseurs ou travailleurs à domicile, Lucien y réalise en famille des roues de cylindre. Il compte notamment parmi ses clients à Maîche les Ets Poupeney, et Tissot et Decrind, à Charquemont les maisons Veuve Joseph Guillaume, Chatelain Frères, Frésard Frères et Bessot, Frésard-Vadam, Henri Feuvrier, Louis Brossard, Louis Prétot, etc. Certains de ses enfants s'établissent à Maîche avant la deuxième guerre mondiale. Emile (1901-1995), qui lui succède en 1931, s'installe sur la place du Champ de Foire (au 38 rue du Général de Gaulle) dans un bâtiment appartenant à Stanis Froidevaux et qui accueillera aussi l'horloger Amédée Mairot ; sa "fabrique de pivotage et fournitures d'horlogerie : axes, tiges, pignons, arbres de barillets, etc. toutes marques et tous calibres" est également signalée au 15 rue d'Helvétie mais cette adresse est celle de son appartement, servant de siège pour son affaire ; il transfèrera finalement logement et atelier dans la maison qu'il se fait construire en 1953 au 8 rue de Saint-Michel. Pour sa part, Maurice (1904-1987) se met à son compte comme fabricant de montres à domicile au 30 rue du Mont, s'associe quelques années avec son beau-frère Albert Schild (d'où la création le 16 avril 1952 de la Sarl Veuve Louis Schild, Bessot et Cie) au 8 rue Pasteur puis s'établit rhabilleur en 1955 dans sa maison du 20 rue du Mont-Miroir. Michel (1916-2008) est lui aussi dans l'horlogerie, travaillant en usine puis à domicile pour Emile. C'est lui qui convertit en 1951 l'atelier désaffecté en logement, fermant l'une des fenêtres du rez-de-chaussée, puis qui double le bâtiment en profondeur en 1976 ; il y habite jusqu'en 2002. La ferme, reprise par Roger, a ensuite été exploitée par son fils Marcel jusqu'à sa cessation d'activité en 2010. Elle est devenue l'habitation d'un frère de Marcel, ce dernier logeant dans la maison qu'il s'est fait construire 1983-1984 près de la route.

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Dates

  • 1731daté par tradition orale
  • 1924daté par tradition orale, daté par source

Description

Les bâtiments ont des murs en moellons calcaires enduits ou en pan de bois essenté de planches (étage du fenil, garage, appentis de la remise, etc.). Le corps d'habitation de la ferme a un sous-sol, un étage carré et un comble à surcroît, l'atelier un étage carré et un comble à surcroît ; les dessertes sont assurées par un escalier dans-oeuvre. Le fenil, à l'étage du corps réunissant étable, salle de traite et poulailler au rez-de-chaussée, est directement accessible à l'est par une rampe d'accès (levée de grange) ; la remise agricole est surmontée d'un comble. Les toits sont à pignons couverts sauf celui du corps d'habitation de la ferme, qui est à croupes, et les extensions (de l'atelier, de la remise, etc.), qui sont en appentis. La tuile mécanique est utilisée partout. La fonction de l'atelier est rappelée par la fenêtre multiple du rez-de-chaussée, à quatre baies (dont l'une est bouchée).

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  • Typologiesbaie multiple
  • Murscalcaire / moellon / enduit / bois / pan de bois / essentage de planches
  • Toittuile mécanique
  • Étages1 étage carré / comble à surcroît
  • Élévationsélévation à travées
  • Couverturestoit à longs pans / pignon couvert / croupe / appentis
  • Escaliersescalier dans-oeuvre
  • Énergiesénergie thermique / produite sur place

Documentation

Documents d’archives

  • Cadastre de la commune de Maîche [1812-1977]- Registre des états de sections (1812) - Matrices cadastrales des propriétés bâties et non bâties : Propriétés foncières [1826-1914] - Matrice cadastrale des propriétés bâties, 1883-1896 [1882-1910] - Matrice cadastrale des propriétés bâties [1911-1977]
    Lieu de conservation : Archives communales, Maîche
  • Facture (récapitulatif de payes) à en-tête de la société Lucien Bessot et ses Fils, janvier 1931
    Lieu de conservation : Collection particulière : Jean-Marie Bessot, Maîche

Documents figurés

  • [Vue d'ensemble de la ferme du Grand Vau et de l'atelier sous la neige, depuis le sud-ouest], photographie, s.n., s.d. [3e quart 20e siècle]
    Lieu de conservation : Collection particulière : Jean-Marie Bessot, Maîche
  • [Façades postérieure et latérale gauche de l'atelier], photographie, s.n., s.d. [3e quart 20e siècle]
    Lieu de conservation : Collection particulière : Jean-Marie Bessot, Maîche
  • [Façade antérieure de la ferme], photographie, s.n., été 1961
    Lieu de conservation : Collection particulière : Jean-Marie Bessot, Maîche

Bibliographie

  • Simonin, Michel. L'horlogerie au fil du temps et son évolution en Franche-Montagne, sur le plateau de Maîche. - Maîche : M. Simonin, 2007. 143 p. : ill. ; 30 cm.

Témoignages oraux

  • Barras Colette, fille d'Emile Bessot. Exincourt
  • Bessot Camille, fils de Roger et petit-fils de Lucien (paysan et horloger au Grand Vau), à Maîche
  • Bessot Jean-Marie, fils de Michel et petit-fils de Lucien (paysan et horloger au Grand Vau), à Maîche
  • Simonin Michel, ancien horloger, auteur de livres sur Maîche et l'horlogerie du Haut-Doubs. Maîche
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Intérêt, protection et statut

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  • Statut de la propriétépropriété privée

Désignation

  • Dénomination(s)ferme, atelier
  • Parties constituantes non étudiéesatelier de fabrication, logement, étable à vaches, fenil, poulailler, remise agricole, citerne, jardin potager, garage

Localisation

  • CommuneMaîche
  • Milieu d'implantationen écart
  • Lieu-dit Grand Vau
  • Aire d'étude et cantonPays horloger (le) - Maîche

Étude

  • Copyright© Région Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
  • Auteur(s)Poupard Laurent
  • Date de l'étude2015