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MAISON, CINÉMA ET CAFÉ, PUIS USINE D'HORLOGERIE (USINE DE MONTRES) JACQUES FRÉSARD

25 - Charquemont

21 rue Victor Hugo

  • Dossier IA25001191 réalisé en 2013 revu en 2014
  • Auteur(s) : Laurent Poupard
Façade antérieure, de trois quarts droite. Bâtiment d'origine à gauche, extension à droite (montrant les fenêtres horlogères de l'atelier). © Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine

Historique


Le bâtiment est construit vers 1930 pour le fabricant d'assortiments à cylindre (échappements) Victorin Frésard (établi au 12 rue du Château). Il passe à son fils Fernand lequel, un accident l'empêchant d'embrasser la profession d'horloger, y aménage un café-restaurant et un cinéma. Ce dernier, le cinéma Bellevue, en activité de 1936-1937 à 1951-1952, est réputé être le premier du plateau. Un corps de bâtiment en rez-de-chaussée est ajouté au sud vers 1932 ou 1942, doté à la fin des années 1950 d'un étage à usage d'appartement. L'établissement héberge un temps la fabrique de montres Herbelin et vers 1963-1964 l'atelier de cadrans de montre de Joseph Brischoux et Silvio Zanesco (association éphémère : Brischoux cherche en tant que président de la fanfare la Démocrate à retenir Zanesco qui la dirige et qui, s'étant brouillé avec son employeur la société Elector, souhaite quitter le village !). Il est repris par le fils de Fernand, Jacques, horloger établi à son compte en 1948 dans une pièce du bâtiment (il travaille avec sa femme et deux ou trois personnes à domicile), qui exploite la marque de montres Aiglor (réservée à l'exportation en Indochine). Jacques développe à partir de 1971 sa fabrique de montres, sous la marque Sarlux qui est aussi le nom de sa société (fondée au début des années 1960 rue du Château par son oncle Raymond et devenue SA au capital de 100 000 F le 29 mai de cette année 1971). La production s'effectue en famille, au rez-de-chaussée de l'extension. L'affaire prenant de l'ampleur (elle va employer jusqu'à une vingtaine de personnes), il achète l'ancienne usine Brulard, rue du Château, et s'y installe (il y fabriquera des montres sous les marques Sarlux et Jacques Frésard, devenues en 1985 Saint-Honoré Paris, avec usine au Grand Crôt à partir de 1992). Le 21 rue Victor Hugo accueille alors pendant un ou deux ans l'atelier de son frère Jean-Louis, qui fait construire en 1982 son propre établissement de l'autre côté de la rue (au 13 rue Jean Moulin). Le bâtiment sert actuellement d'habitation.
Période(s)
Principale :
  • 2e quart 20e siècle
Secondaire :
  • 3e quart 20e siècle

Description


Le premier corps de bâtiment, au long de la rue Victor Hugo, a des murs en moellons calcaires enduits et compte sous-sol, rez-de-chaussée, étage carré (accessible par un escalier extérieur en équerre) et étage en surcroît. Le deuxième, au long de la rue Jean Moulin, qui fait peut-être appel au béton, compte le même nombre de niveaux mais avec un étage de soubassement et un rez-de-chaussée surélevé. Les deux sont coiffés de toits à longs pans à couverture de tuiles mécaniques. La présence d'un atelier au rez-de-chaussée se marque sur la façade postérieure du corps d'origine par deux fenêtres multiples (de trois baies chacune) et pour sur la face latérale droite de l'extension par trois fenêtres horlogères.
Murs :
  • calcaire
  • béton
  • moellon
  • enduit
  • enduit
Toit :
  • tuile mécanique
Etages :
  • étage de soubassement
  • en rez-de-chaussée surélevé
  • 1 étage carré
  • étage en surcroît
Couvertures :
  • toit à longs pans, pignon couvert
Escalier :
  • escalier dans-oeuvre,
  • escalier de distribution extérieur, escalier en équerre, en maçonnerie
  • escalier de distribution extérieur, escalier droit, en maçonnerie
Typologie :
  • baie multiple
  • baie horlogère
État de conservation :
  • établissement industriel désaffecté

Source(s) documentaire(s)

  • 50 J 26 Syndicat de fabricants d'horlogerie de Besançon. Correspondance avec les fabricants, 1947-1969
    50 J 26 Syndicat de fabricants d'horlogerie de Besançon. Correspondance avec les fabricants, 1947-1969
    Lieu de conservation : Archives départementales du Doubs, Besançon - Cote du document : 50 J 26
  • Belmont, Henry-Louis. L'échappement à cylindre (1720-1950) : le Haut-Doubs, centre mondial au XIXe siècle, 1984
    Belmont, Henry-Louis. L'échappement à cylindre (1720-1950) : le Haut-Doubs, centre mondial au 19e siècle. - Besançon : Technicmédia, 1984. 328 p. : ill. ; 28 cm.
  • Hauser, Jean-François. Thierry Frésard : " Cette boutique parisienne sera la vitrine de la marque ", 29 septembre 2004
    Hauser, Jean-François. Thierry Frésard : " Cette boutique parisienne sera la vitrine de la marque ". In C'est-à-dire, n° 92, 29 septembre 2004, p. 25 : ill. Article accessible en ligne : http://www.c-a-d.fr/flip/CAD92/files/assets/downloads/page0025.pdf
  • Sornay, Lionel. Prosopographie des entreprises horlogères et de leurs financeurs sur le plateau de Maîche 1925-1973, 2003
    Sornay, Lionel. Prosopographie des entreprises horlogères et de leurs financeurs sur le plateau de Maîche 1925-1973. - Besançon : Université de Franche-Comté, 2003. 56 p. : ill. ; 30 cm. Mém DEA : histoire industrielle : Besançon : 2003 ; 51.
  • Donzé Jacques (témoignage oral)
    Donzé Jacques, ancien horloger, historien de Charquemont
  • Frésard Jean-Louis (témoignage oral)
    Frésard Jean-Louis, fondateur de la société éponyme. Charquemont

Informations complémentaires

Thématiques :
  • patrimoine industriel du Doubs
Aire d’étude et canton : Pays horloger (le)
Dénomination : maison, cinéma, café, usine d'horlogerie
Parties constituantes non étudiées :
  • atelier de fabrication
  • logement
  • jardin
Carte interactive
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