Patrimoine en Franche-Comté - Hôtel de Grammont, puis archevêché, actuellement rectorat

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Région Bourgogne Franche-Comté
Direction Culture, sport et jeunesse - Service Inventaire et Patrimoine
Hôtel de Région - 4, square Castan CS51857 - 25031 Besançon cedex

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Hôtel de Grammont, puis archevêché, actuellement rectorat

10 rue de la Convention
25 - Besançon
Dossier IA25000466 réalisé en 2007

Illustrations

Historique

En 1698, le chanoine François-Joseph de Grammont devient archevêque de Besançon. Déjà possesseur d'une maison dans l'actuelle rue de la Convention où il fait alors construire, à l'angle gauche sur rue, une salle synodale, il rachète en 1698 et 1701 deux autres jouxtant la sienne et entreprend de les unifier, sous la direction probable de l'architecte Jean Cuene. Le gros-oeuvre est achevé en 1705. En 1713, un salon d'été, dû à l'architecte Claude-Antoine Aillet, est créé à l'extrémité de l'aile gauche donnant sur une terrasse implantée d'arbres. Les lambris sont réalisés par les menuisiers de la famille Galezot. Après le décès de François-Joseph de Grammont en 1717, son légataire universel, le séminaire de Besançon, loue l'hôtel aux archevêques suivants. Honoré de Grimaldi (1724-1731) , qui habite à la fois le vieux palais épiscopal et l'hôtel de Grammont, fait creuser un passage souterrain entre les deux édifices pour y faciliter le service. En 1735, Antoine-Pierre II de Grammont, neveu de François-Joseph, est nommé archevêque par le roi Louis XV qui rachète l'hôtel de Grammont -appelé désormais le nouveau palais- pour étendre les locaux de l'archevêché. Une nouvelle tranche de travaux est alors engagée par l'architecte Jean-Pierre Galezot qui aménage un escalier d'honneur sur la façade postérieure de l'hôtel. Durant la Révolution, le vieux palais épiscopal est abandonné et l'évêque constitutionnel logé dans le "nouveau palais" après des réaménagements dûs à l'architecte Claude-Antoine Colombot. En 1799, l'hôtel de Grammont est finalement vendu à un particulier, puis racheté en 1822 par l'Etat. Redevenu archevêché, une campagne de restauration est menée en 1825 par l'architecte Maximin Painchaux qui remplace le salon d'été ruiné par une orangerie et redistribue les pièces du corps de logis sur rue. Nommé archevêque en 1828, Louis-Auguste de Rohan Chabot fait sculpter ses armoiries au-dessus du portail d'entrée. Il meuble l'édifice de précieux meubles et de tableaux italiens et flamands qu'il lègue à l'archevêché. En 1842, le cardinal Césaire Mathieu achète la maison voisine, 8 rue de la Convention, pour y aménager un cabinet de travail, une bibliothèque et un vaste secrétariat. Le 13 mars 1883, un incendie ravage l'hôtel détruisant la toiture qui est refaite par Edouard Bérard en ajoutant deux croupes de part et d'autre du bâtiment sur rue et trois lucarnes à encadrements sculptés. Après séparation de l'Eglise et de l'Etat en 1905, l'édifice devient le rectorat de l'académie de Besançon.

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Périodes

  • Principale1ère moitié 18e siècle
  • Principale4e quart 19e siècle
  • Principale1ère moitié 19e siècle

Auteurs

  • AuteurJean Cuene, architecte  / attribution par travaux historiques, attribution par source
  • AuteurClaude-Antoine Aillet, architecte  / attribution par travaux historiques, attribution par source
  • AuteurJean-Pierre Galezot, architecte  / attribution par travaux historiques, attribution par source
  • AuteurMaximin Painchaux, architecte  / attribution par travaux historiques, attribution par source
  • AuteurÉdouard Bérard, architecte  / attribution par travaux historiques, attribution par source
  • AuteurClaude-Antoine Colombot, architecte  / attribution par source, attribution par travaux historiques

Description

L'hôtel construit sur rue, avec deux ailes sur cour, est bâti sur un sous-sol voûté en berceau. Il est distribué par un passage cocher, un escalier d'honneur à cage ouverte en pierre de taille et rampe en ferronnerie, situé à gauche du passage cocher, avec un escalier secondaire, aussi en pierre de taille, situé à droite. Tous deux donnent également accès à un jardin en terrasse, placé en fond de cour, par deux passages découverts situés sur deux galeries sur cour. A gauche du jardin se trouve l'orangerie. Dans le terre-plein de la terrasse donnant sur la cour, deux remises ont été aménagées.

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  • Typologieshôtel sur rue
  • Murscalcaire / moellon / enduit
  • Toittuile plate
  • Étagessous-sol / étage de soubassement / entresol / 1 étage carré / étage de comble
  • Couvrementsvoûte en berceau
  • Élévationsélévation à travées
  • Escaliersescalier de distribution extérieur / escalier de type complexe / cage ouverte / en maçonnerie
  • Techniques de décorsculpture / menuiserie
  • Représentationsarmoiries / monogramme / lion / mufle de lion
  • Précisions sur la représentation

    Les armoiries de l'archevêque Louis-Auguste de Rohan Chabot sont situées au-dessus du portail d'entrée ; un monogramme non identifié et deux mufles de lion ornent les vantaux du portail.

Documentation

Documents figurés

  • Plan géométrique et figuré des différents bâtiments composant le ci-devant palais archiépiscopal de Besançon, ensemble les anciens cloîtres et bâtiments de l'officialité. Dessin à la plume et aquarelle, 26 avril 1794 par Attiret, Claude-André
    Lieu de conservation : Archives départementales du Doubs, Besançon  - Cote du document : 464 Q (plan)
  • Besançon : extrait du plan cadastral, 1974, section AM
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Intérêt, protection et statut

Composé grâce à la réunion de trois maisons, l'hôtel se caractérise par une grande largeur sur rue, l'ampleur de son escalier d'honneur orné de bustes des archevêques de Besançon, un jardin en terrasse avec une orangerie et par la conservation, dans certaines pièces, d'un décor du 18e siècle

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  • Éléments remarquables orangerie, escalier, lambris
  • Protection Monument historiqueinscrit MH partiellement (18/10/1979)
  • Précisions sur la protection

    les façades et les toitures, la rampe en fer forgé de l'escalier, le vestibule, le salon rouge, la salle de billard, la salle à manger : inscription par arrêté du 18 octobre 1979.

  • Statut de la propriétépropriété de l'Etat

Désignation

  • Dénomination(s)hôtel
  • Parties constituantes non étudiéesremise, jardin d'agrément, orangerie, terrasse en terre-plein, cour
  • Fonction(s) successive(s) ou actuelle(s) archevêché, rectorat

Localisation

  • CommuneBesançon
  • Adresse 10 rue de la Convention
  • Milieu d'implantationen ville
  • Lieu-dit Saint Jean îlot
  • Aire d'étude et cantonBesançon centre - Besançon centre ville

Étude

  • Copyright© Région Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
  • Auteur(s)Roussel Christiane
  • Date de l'étude1996

Localisation