Patrimoine en Franche-Comté - Les publications

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Région Bourgogne Franche-Comté
Direction Culture, sport et jeunesse - Service Inventaire et Patrimoine
Hôtel de Région - 4, square Castan CS51857 - 25031 Besançon cedex

Les publications

« Parcours, Images ou encore Cahiers du patrimoine », trois collections qui répondent aux attentes d’un public varié : habitants du territoire, amoureux de la Franche-Comté mais aussi visiteurs ponctuels ou amateurs de patrimoine. Ces ouvrages richement illustrés valorisent et restituent les études menées par le service Inventaire et Patrimoine. Le patrimoine y est présenté dans son contexte et sous tous les angles, historique, architectural, technique…

Les travaux des chercheurs et des photographes sont également publiés dans des revues, des ouvrages ou sur des sites internet extérieurs au service. Voir la liste

 Vous trouverez ci-dessous la liste des 62 publications du service. Les ouvrages épuisés en librairie sont numérisés, vous pourrez donc les feuilleter et les télécharger ; pour les publications récentes, un dossier de presse offre un résumé de leur contenu.

  • Publications de la partie bourguignonne

    27 publications de la partie bourguignonne

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  • Fondée à la fin du IXe siècle, l’abbaye bénédictine de Baume-les-Messieurs, mère de celle de Cluny, se niche  dans la spectaculaire reculée de la Seille. L’église actuelle (vers 1080, achevée avant 1139) a été remaniée au XIIIe siècle. Au XVe siècle, sous l’abbatiat d’Amé de Chalon, le cloître, tout comme une grande partie des bâtiments conventuels, sont rebâtis. Avec la sécularisation de l’abbaye en 1759, les lieux de vie communautaires sont  transformés en maisons de chanoines, jusqu’à leur vente à des particuliers à la Révolution. L’ouvrage présente les divers bâtiments conventuels d’aspect sobre et minéral, comme la porterie, l’hôtellerie, le logis abbatial, le donjon qui s’articulent à partir d’un des flancs de l’église, caractérisée par sa longue nef accostée de bas-côtés. L’ancienneté du lieu de culte, qualifiée par Mérimée de « grandiose et sauvage » (son site étant jugé d’une grande étrangeté), lui a valu d’intégrer dès 1849 la liste des Monuments Historiques. Parmi les chefs d’oeuvre conservés dans l’église, dont la publication rend largement compte, se trouve un ensemble exceptionnel de sculptures, allant des tombeaux d’abbés ou de grands personnages datés du Moyen Age au XVIe siècle, aux statues bourguignonnes en pierre du XVe siècle, dues en partie au fameux atelier de Claus de Werve. Mais, la pièce la plus spectaculaire reste le retable anversois offert en 1525 à l’abbé Guillaume de Poupet par la ville de Gand. 

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    L'abbaye de Baume-les-Messieurs, Jura / Direction régionale des affaires culturelles de Franche-Comté, Service régional de l'inventaire général ; réd. Bernard Pontefract ; photogr. Jérôme Mongreville. - Paris : Erti, 1993. - (Images du patrimoine ; 125). - ISBN  2-903524-62-9

  • Né à la fin de la guerre franco-prussienne de 1870, le Territoire de Belfort partage avec le Haut-Rhin, dont il est issu, une histoire industrielle orientée vers le textile et l’industrie lourde : métallurgie et construction mécanique. Dès le XVIIe siècle, les ressources naturelles – eau, bois et minerai – ont favorisé l’apparition de forges et de hauts fourneaux, alors que Frédéric Japy fonde à Beaucourt, à la fin du siècle suivant, un atelier d’horlogerie promis à un brillant avenir. L’industrie textile trouve une terre d’élection dans le nord du département, où les vallées du massif vosgien voient s’implanter nombre de filatures et tissages de coton. Cette industrialisation, essentiellement rurale, connaît un second souffle dans le dernier quart du XIXe siècle. Le territoire centré autour de Belfort, resté français à la faveur du traité de Francfort, attire les entreprises alsaciennes, principalement dans le nouveau chef-lieu. De simple sous-préfecture, Belfort accède en quelques décennies au rang de ville industrielle, stimulée par les deux sociétés mulhousiennes que sont Dollfus-Mieg et Cie et la Société alsacienne de constructions mécaniques.

    Inscrit dans la zone fortement industrialisée du nord de la Franche-Comté – avec les villes de Montbéliard, Sochaux ou Héricourt -, le Territoire de Belfort conserve un patrimoine qui ne se limite pas aux vestiges architecturaux et techniques des manufactures et usines mais prend également en considération demeures patronales, cités ouvrières et dépendances. C’est à un cheminement à travers le patrimoine industriel du département qu’invite le présent ouvrage


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    Architecture et industrie, Territoire de Belfort / Direction régionale des affaires culturelles de Franche-Comté, Service régional de l'inventaire ; textes Raphaël Favereaux ; photogr. Yves Sancey. - Levallois-Perret (92) : Erti, 2004. - 75 p. : ill. en noir et en coul. ; 30 cm. - (Images du patrimoine ; 230). - ISBN  2-84601-715-8

     

     

     

  • Besançon et ses demeures  par C. Roussel, phot. Y. Sancey, 2013

    Le charme de Besançon tient à un cadre géographique unique, la proximité de la nature et l’accumulation, autour de grands monuments, de demeures tassées le long des rues derrière lesquelles subsistent quelques jardins secrets. Contrairement à l’architecture militaire de Vauban dont peut s’enorgueillir la ville, qui a bénéficié d’un nombre important d’études avant d’être labellisée en 2008 patrimoine mondial de l’UNESCO, celle plus discrète des maisons reste largement méconnue.

    Pendant longtemps, à cause de son statut de ville libre d’Empire, la cité a été maîtresse de son destin avant de devenir, au siècle des Lumières, une active capitale régionale. Il n’est donc pas étonnant que l’architecture privée ait d’abord affiché un certain nombre de particularismes. Ils ne s’atténuèrent que dans le courant du XVIIIe siècle, moment où Paris devint, en matière d’art, la référence. Après la Révolution, Besançon aurait pu rester une banale préfecture de province. C’était sans compter sur les fortes personnalités de ses architectes chargés de renouveler et d’améliorer le cadre de vie de leurs contemporains et du développement de l’horlogerie qui en fit la capitale française de la montre. Une activité qui se lit aussi dans les maisons du centre ancien.

    En explorant l’histoire de la demeure bisontine du Moyen Age au XIXe siècle, ce voyage architectural tente d’offrir des clés de lecture sur les différents types d’habitat que le piéton découvre au fil des rues et veut donner à voir, au-delà de la simplicité ou de l’originalité des façades, comment les Bisontins habitaient leur chez-soi.  

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    •  Laissez-vous conter Besançon et ses demeures


    Besançon et ses demeures du Moyen Âge au XIXe siècle / Région Franche-Comté, Service inventaire et patrimoine ; réd. Christiane Roussel ; photogr. Yves Sancey avec la collab. de Jérôme Mongreville ; cartogr. Mathias Papigny. - Lyon : Lieux Dits, 2013 - ISBN 978-2-36219-075-9

     

     

  • Le canton de Bletterans (Jura), entre zone de vignoble et terres basses de la Bresse, est situé à une dizaine de kilomètres au nord de Lons-le-Saunier, chef lieu du département. Ses différents terroirs lui ont valu une architecture rurale contrastée datant du XVIIIe siècle : fermes basses à pans de bois pourvues de grands avants toits pour la Bresse, pierre calcaire et pignons à redents pour le vignoble. Le château d’Arlay constitue l’une des pièces maîtresse du patrimoine cantonal. Situé sur une hauteur aux flancs couverts de vignes, le château réaménagé entre 1774 et 1779 par la comtesse de Lauragais dans un ancien couvent de Minimes, a été pourvu dans le même temps d’un jardin pittoresque intégrant les ruines de l’ancien bourg médiéval. Parmi les églises desservant les treize villages du canton, plus de la moitié ont été reconstruites ou remaniées au XIXe siècle. Cependant, les œuvres conservées dans ces lieux de culte témoignent souvent d’une histoire beaucoup plus ancienne : Vierges à l’Enfant des XIVe et XVe siècles, stalles de Bletterans du XVIe siècle, mobilier du XVIIIe siècle, oeuvres qui ont été largement  reproduites et commentées dans la publication.

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    Canton de Bletterans : Jura / Direction régionale des affaires culturelles de Franche-Comté, Service régional de l'inventaire général ; réd. Bernard Pontefract ; photogr. Yves Sancey ; cartogr. Pascale Simonin. - Paris : Erti, 1991. - (Images du patrimoine ; 84). - ISBN  2-903524-33-5

  • Constitué en 1790, le canton de Gy est riche de vingt communes, peuplées en 1861 de 9861 habitants, contre 4039 en 1975. La zone sud, appelée depuis 1975 « les Monts de Gy », correspond à la fin des plateaux de la Haute-Saône. Ce territoire vallonné qui culmine à plus de 300 m d’altitude coïncide avec la zone de l’ancien vignoble. L’autre partie, au nord ouest, appartenant à la plaine de la Saône, est dédiée à la polyculture et à l’élevage. Cette dualité se lit au fil des villages où prédominent, selon l’aire géographique, tantôt des fermes, tantôt des maisons vigneronnes, mais toutes datées des XVIIIe et XIXe siècles et construites en pierre calcaire. Autre caractéristique cantonale, l’abondance des monuments des eaux du XIXe siècle -d’où leur bonne représentativité dans la publication- associant fontaines, lavoirs et mairies-lavoirs de style néoclassique. La double tutelle des archevêques de Besançon et des puissants sires d’Oiselay nous a laissé quelques monuments significatifs, comme la résidence d’été des archevêques à Gy ou le château de Frasne. Deux édifices gyssois méritent le détour : l’église paroissiale, reconstruite entre 1769 et 1774 par l’ingénieur des Ponts et Chaussées Henri Frignet, figure parmi les premières églises français néoclassiques de type basilical ; l’hôtel de ville, érigé en 1848, avec un portique à colonnes doriques, étant dû à l’architecte bisontin Alphonse Delacroix, l’un des derniers grands créateurs classiques de la région.

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    Canton de Gy, Haute-Saône / Direction régionale des affaires culturelles de Franche-Comté, Service régional de l'inventaire ; textes de Christiane Claerr. - Besançon (25) : Association pour la sauvegarde et la mise en valeur du patrimoine, 1986. - (Images du patrimoine ; 24). - ISBN  2-905125-05-5

  • Publié en 1984, le canton de Marnay est le premier ouvrage du service de l’Inventaire de Franche-Comté dans la collection Images du Patrimoine créée, à l’échelon national, en 1980. Institué en 1827, ce canton se situe au sud des plateaux de la Haute-Saône et de la plaine de la Saône, avec comme limite orientale l’Ognon. La moitié de ses 18 communes est d’ailleurs implantée le long de la rive droite de cette rivière, tandis que la plupart des autres se répartissent  le long de la route départementale Besançon Gray. Pendant longtemps, la vigne, la polyculture, l’élevage, ont constitué l’essentiel des revenus des habitants. Au fil des pages se dessine un portrait de l’architecture rurale du canton, composée de grosses fermes blocs accueillant sous un même toit, habitation, grange et écurie. S’y ajoutent parfois, des entrées de caves sur rue, des celliers et des escaliers extérieurs, preuve que le vignoble qui a nettement régressé depuis la fin du XIXe siècle comptait auparavant dans l’économie rurale. Dans les églises, la statuaire en pierre des XVe et XVIe siècle, issue des ateliers de sculpture bourguignons ou de veine troyenne et allemande, constitue l’une des caractéristiques du patrimoine mobilier des églises. Parmi les équipements collectifs construits au XIXe siècle, la plus belle réalisation, due à l’architecte bisontin Pierre Marnotte, est sans conteste le lavoir d’Etuz constitué  de deux halles contiguës en forme de temple grec

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    Canton de Marnay - Haute-Saône / Direction régionale des affaires culturelles de Franche-Comté, Service régional de l'inventaire ; sous la dir. de Marie-Claude Mary ; textes de Christiane Claerr. - Besançon (25) : Association pour la sauvegarde et la mise en valeur du patrimoine, 1984. - (Images du patrimoine ; 7). - ISBN  2-905125-00-4

  • Créé en 1827, le canton de Pesmes, riche de 18 communes, constitue entre Jura et Côte d’Or un territoire frontière. Ses terres fertiles traditionnellement vouées aux céréales et à la culture de la vigne et son sous-sol riche en minerai de fer ont favorisé entre le XVIIIe et le XIXe siècle la prospérité des villages. Au tournant du XXe siècle, l’arrêt des trois hauts fourneaux de Pesmes et de Valay et la crise du phylloxera, ont vidé le territoire d’une partie de sa population, passée de 8832 habitants en 1861 à 3593 en 1975. Au XVIe siècle, la vitalité du bourg de Pesmes s’est traduite par un renouvellement complet de l’habitat et, dans l’église Saint-Symphorien, par la réalisation de la superbe chapelle de la Résie, entièrement réalisée en marbre polychrome du Jura.

    Dans les villages alentour, le tissu bâti, constitué essentiellement de fermes et de maisons vigneronnes dotées de caves et d’escaliers extérieurs, date plutôt du XVIIIe siècle, tandis que le XIXe siècle a vu la création d’équipements collectifs de qualité : lavoirs, mairies, écoles. Dans les  dix huit églises du canton, dont treize ont été reconstruites au siècle des Lumières, subsistent de nombreux autels retables du XVIIIe siècle et une statuaire dont les plus savantes réalisations des XVe et XVIe siècles appartiennent au riche courant de la sculpture bourguignonne. L’ouvrage permet de découvrir toutes les facettes de ce patrimoine qui, comme celui d’autres zones rurales, reste largement méconnu.

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    Canton de Pesmes - Haute-Saône / Direction régionale des affaires culturelles de Franche-Comté, Service régional de l'inventaire ; sous la dir. de Marie-Claude Mary ; textes de Christiane Claerr. - Besançon (25) : Association pour la sauvegarde et la mise en valeur du patrimoine, 1985. - (Images du Patrimoine ; 163). - ISBN  2-905125-04-7

  • Cette monographie sur la cathédrale de Saint-Claude (Jura), classée Monument Historique en 1906, a bénéficié de deux contributions : l’une portant sur une analyse fine de l’architecture issue d’un travail universitaire récent, l’autre sur l’examen du mobilier qui s’avère d’une extrême richesse. La cathédrale actuelle est l’insigne témoin d’un monastère fondé au Ve siècle, dont l’abbé le plus célèbre, saint Claude (485/490 à 512/514), a été à l’origine, à partir du XIIe siècle, d’un pèlerinage renommé. L’église abbatiale, sous le vocable de Saint-Pierre, est reconstruite à partir de la fin du XIVe siècle, mais n’est achevée, après plusieurs siècles d’interruption, qu’au XVIIIe siècle, moment où elle est élevée au rang de cathédrale. L’homogénéité de la structure interne actuelle est due au scrupuleux respect du parti d’origine lors des travaux réalisés entre 1727-1753. Issues de l’atelier de sculpture du genevois Jehan de Vitry, les stalles du milieu XVe siècle ont subi en 1983 un dramatique incendie qui en a détruit la moitié du côté sud.  Ce désastre a été heureusement suivi, entre 1987 et 1995, d’une restitution à l’identique exemplaire. Autre morceau de choix, dû à la générosité de l’abbé Pierre de la Baume, le retable en forme d’arc de triomphe créé en Italie du nord qui intègre l’église en 1533. La publication, faisant la part belle à l’architecture et à ces deux œuvres majeures, consacre aussi plus d’une dizaine de pages aux autres richesses artistiques conservées dans l’église.

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    La cathédrale de Saint-Claude / Direction régionale des affaires culturelles de Franche-Comté, Service régional de l'inventaire ; réd. Muriel Jenzer, Bernard Pontefract ; photogr. Jérôme Mongreville. - Paris : Erti, 1999. - (Images du Patrimoine ; 186). ISBN  2-913338-00-3

  • La notion de patrimoine a profondément évolué ces dernières années. D’une conception héritée et quelque peu figée, le patrimoine s’inscrit désormais dans une continuité entre les problématiques de conservation et les questionnements induits par la modernité : modes constructifs, rapports des hommes aux ressources et à l’environnement, équilibre des territoires.

    La politique régionale a traduit depuis 2012 cette évolution par une refonte de son dispositif d’aides en faveur du patrimoine. Désormais, les opérations doivent s’inscrire dans une logique de projet. La Région accompagne cette démarche sur l’ensemble de la chaîne patrimoniale, de la phase d’étude d’ingénierie aux travaux de restauration et de valorisation auprès du public. Cette brochure détaille à l’aide d’exemples, les différentes interventions de la Région Franche-Comté en matière de chantiers patrimoniaux.

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    ©  cliché Centre de Baumotte

  • L'École d'optique de Morez, lycée Victor Bérard par L. Poupard, phot. Y. Sancey, 2013

    L’école pratique d’industrie créée en 1895 prend place dans l’ensemble, inauguré en 1890, associant hôtel de ville et groupe scolaire. Son directeur, Jules Monneret, ouvre une section de lunetterie en 1904 puis, pour faire face au succès de cette formation, la municipalité en demande la nationalisation en 1922. Avec l’appui du sénateur Bérard et de l’inspecteur de l’Enseignement technique Odobey, le maire Lissac et Monneret obtiennent en 1925 que l’établissement soit transformé en Ecole nationale professionnelle (ENP). La construction de cette école est confiée à Paul Guadet, architecte de l’Enseignement technique, auteur par ailleurs à la même époque de l’ENP d’Horlogerie de Besançon. Situé en ville, le site retenu est fort pentu. Guadet intègre les multiples contraintes dans son projet, organisé en cinq bâtiments couverts de terrasses. L’exécution est surveillée par l’architecte André Boucton, de Besançon, qui assume seul l’achèvement du chantier après le décès de Guadet en 1931.

    Ouvert le 15 octobre 1932 (avec 156 élèves), l’établissement est inauguré le 18 juin 1933. Il est agrandi au début des années 1950 : l’internat est surélevé d’un étage et couvert d’un toit à longs pans puis c’est, en 1954, au tour de l’externat de subir la même transformation. A partir des années 1990, le développement du lycée impose une rénovation générale et des extensions, dues à l’architecte Jean-Michel Curtet, de Saint-Claude : bâtiment destiné à des salles de cours et au centre de documentation et d’information (1993-1994), bâtiment pour des salles d’optique, physique et chimie (1997), cafétéria. Par ailleurs, l’architecte bisontin Olivier Tardy restructure l’internat (200 élèves), aménageant un étage supplémentaire dans le comble (2008-2011).

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    L'École d'optique de Morez, le lycée Victor Bérard / Laurent Poupard ; collab. Georges Bichet, Jean-Claude Boivin, Vincent Cholley... [et al.] ; photogr. Y. Sancey avec la collab. de Jérôme Mongreville ; éd. Région de Franche-Comté,  Service inventaire et patrimoine. - Lyon : Lieux Dits, 2013. - (Parcours du patrimoine ; 379). - ISBN 978-2-362190-64-3

  • L'École d'horlogerie de Besançon, lycée Jules Haag par L. Poupard, phot. Y. Sancey, 2012

    Besançon capitale française de la montre. À l’origine de cette vocation : une démarche volontariste de la Première République en 1793. La ville se donne ensuite les moyens de ses ambitions en ouvrant, le 1er février 1862, une école municipale d’horlogerie, partiellement nationalisée en 1891 puis totalement en 1921. Cette école – l’Horlo des Bisontins – inaugure en 1933 ses locaux actuels, dus à l’architecte Paul Guadet. Vastes bâtiments de style Art déco, ils témoignent d’une architecture rationnelle faisant appel au béton armé. L’enseignement horloger y est assuré jusqu’en 1988, date à laquelle l’horlogerie disparaît supplantée par la micromécanique puis les microtechniques. Devenue lycée polyvalent Jules Haag, l’école évolue. Aujourd’hui largement ouverte sur le monde de l’industrie, elle se veut aussi internationale et sportive.

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    L'Ecole d'horlogerie de Besançon, le lycée Jules Haag / Laurent Poupard ; collab. Sandrine Bermont, Thomas Charenton, François Jacoutot, Joël Richard et Maguy Scheid ; photogr. Y. Sancey avec la collab. de Jérôme Mongreville et Marc Loukachine ; éd. Région de Franche-Comté,  Service inventaire et patrimoine. - Lyon : Lieux Dits, 2012. -  (Parcours du patrimoin ; 378). - ISBN 978-2-362190-57-5

  • Faverney, petite cité comtoise de caractère par L. Hamelin, phot. J. Mongreville, 2013

    Faverney, commune d’un millier d’habitants, située dans le canton d’Amance (arrondissement de Vesoul) est formée du bourg de Faverney et du hameau de Port-d’Atelier situé à 6 km à l’ouest. Le bourg, présent dès l’Antiquité, s’est développé de manière concentrique sur la rive nord de la Lanterne, à une altitude moyenne de 270 m. De nombreux étangs ponctuent la vaste plaine alentour, zone inondable impropre à la culture, qui héberge une faune et une flore riches et variées. Longée par la Saône, traversée par La Lanterne et plusieurs ruisseaux, dont La Noue Rouge, Le Pauloups, La Noue Diot et Les Bouverots, Faverney a vu une partie de son territoire protégé au titre de Natura 2000.

    Faverney a obtenu le label Petite Cité Comtoise de Caractère en 1990 et a conduit la mise en place d’une  Zone de Protection du Patrimoine Architectural, Urbain et Paysager (ZPPAUP) en 1994. Plusieurs bâtiments sont protégés au titre des Monuments Historiques : l’église et une croix monumentale classées ainsi que six édifices inscrits : l’ancienne abbaye, l’ancienne caserne, les anciennes halles monastiques, l’ancienne gendarmerie et deux habitations.

    Cette publication au terme d’un inventaire mené par la Région Franche-Comté  vient renforcer une politique de mise en valeur. Une signalétique invite, depuis 2011, le visiteur à découvrir le patrimoine architectural de ce bourg monastique et à profiter de son environnement naturel.

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    Faverney : petite cité comtoise de caractère / Région de Franche-Comté, Service inventaire et patrimoine ; réd. Liliane Hamelin, Carole Josso ; photogr. Jérôme Mongreville avec la collab. de Mary Ruffinoni et de Marc Loukachine ; cartogr. Mathias Papigny. - Lyon : Lieux Dits, 20013. - (Parcours du patrimoine ; 384). - ISBN  978-2-362190-71-1

  • Cette monographie sur les forges de Syam (Jura) a bénéficié d’une approche plurielle, où les regards d’historiens d’art et des techniques, d’un architecte et d’un ethnologue se sont croisés à cause du caractère rarissime de ce site industriel. L’établissement a en effet constitué, jusqu’à sa fermeture en 2009, une exception dans le domaine de l’industrie française. Spécialisée dans le sur mesure, en marge des normes industrielles en vigueur, cette petite usine dont le cœur était un laminoir plus que centenaire, était dirigée par une équipe formée in situ.

    Au confluent de l’Ain et de la Saine, dans un cadre de montagnes sauvages, les installations humaines ont entretenu une relation si privilégiée avec le paysage, que ce lieu pittoresque a été classé dès 1945 au titre des sites, avant que les bâtiments ne deviennent Monuments Historiques en 1993-1994. L’ouvrage rend compte des installations industrielles, dont le bâtiment des forges érigé entre 1811 et 1820. Ce sont ensuite les hommes au travail, maniant un matériel archaïque pour produire avec une extrême précision des profilés complexes en aciers spéciaux, qui sont représentés dans leurs gestes quotidiens. Enfin, parachevant l’ouvrage sont présentés les deux châteaux patronaux, l’ancienne demeure du XVIIIe siècle, restaurée en 1815, et l’extraordinaire villa néo-palladienne voulue par le maître de forge Emmanuel Jobez, construite entre 1826 et 1828 par l’architecte Champonnois l’Ainé.

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    Les forges de Syam - Jura / Direction régionale des affaires culturelles de Franche-Comté, Service régional de l'inventaire ; textes de Christiane Claerr-Roussel, Laurent Poupard, Philippe Mairot... [et al.]. - Paris : Erti, 1996. - (Images du patrimoine ; 156). ISBN  2-903524-83-1

     

  • La ville de Gray, située au bord de la Saône, n’a jamais dépassé 8000 habitants. Elle a acquis sa réputation grâce à la vitalité de son port tourné vers Lyon et le midi où transitaient produits agricoles et produits ferreux issus des sites sidérurgiques des alentours, et à la célébrité des pèlerinages à une statuette miraculeuse de la Vierge, tirée du chêne de Montaigu en Brabant. Gray est une ville duelle avec une partie haute ancienne qui s’est développée à partir du XIe siècle sur un éperon rocheux dominant la Saône et une zone portuaire s’étendant sur les deux berges de la rivière. Dans le port, aux quais de pierre aménagés au XIXe siècle, subsistent entrepôts, maisons de négociants, vestiges industriels. La ville haute recèle d’insignes monuments du XVIe siècle comme l’église Notre-Dame (vers 1480-vers 1560) et l’hôtel de ville (1567-1572), l’un des fleurons de la Renaissance en Franche-Comté. De la même époque, l’escalier tournant en charpente de l’hôtel Gauthiot d’Ancier constitue un unicum à l’échelon national. Provenant du couvent des capucins où était conservée, avant la Révolution, la statuette miraculeuse de Notre-Dame de Gray, un tableau majeur du peintre lyonnais Horace Leblanc  (vers 1580-1637) daté 1635 est conservé, avec d’autres chefs d’œuvre, dans l’église Notre-Dame. Sa redécouvert par le biais d’une restauration pendant l’achèvement de la présente publication est la raison pour laquelle celui-ci n’est représenté qu’en petit format dans l’introduction

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    Gray, Haute-Saône / Direction régionale des affaires culturelles de Franche-Comté, Service régional de l'inventaire ; textes de Christiane Claerr-Roussel ; photogr. Yves Sancey. - Paris : Erti, 1998. - (Images du patrimoine ; 183). - ISBN  2-903524-99-8

  • Deux siècles d’industrie dans le Pays de Montbliard ont modelé son paysage, organisé son urbanisation et conditionné le mode de de vie de ses habitants. Depuis 50 ans, la désindustrialisation partielle de ce territoire n’a pas suffi à effacer ses traces. Recenser usines, ateliers et cités ouvrières permet d’étudier cet « héritage ». prendre en compte ce patrimoine, c’est tenter de lui redonner du sens, en le valorisant (conservation, réhabilitation) ou en lui assignant de nouveaux usages (reconversion économique).

    Outre la bonne connaissance patrimoniale d’un territoire, cette éude exhaustive permet – malgré des destructions incontournables – de retracer et de comprendre le processus d’industrialisation, et conséquemment, le phéonomène d’urbanisation qui en découle.

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  • Le nord-est de la Franche-Comté est le berceau de deux fiefs industriels de premier plan. Si Peugeot reste très présent dans le paysage économique, la société Japy, aujourd’hui réduite à l’état de vestiges, constitua au XIXe siècle un puissant empire, capital industriel et foncier organisé en archipel. En 1777, Frédéric Japy fonde à Beaucourt (actuel Territoire de Belfort) une manufacture d’horlogerie équipée de machines-outils manuelles. Moins d’un siècle plus tard, la société Japy Frères, à la tête d’une dizaine de fabriques réparties dans le Pays de Montbéliard, est devenu le troisième groupe industriel français. Dotée d’un puissant réseau commercial de représentants, de magasins et de dépôts, elle élargit constamment ses productions pouvant être fabriquées en grande série : quincaillerie, serrurerie, outils et instruments, vaisselle étamée et émaillée, etc. La naissance de ces usines engendre l’urbanisation des bourgs et villages dans le courant du XIXe siècle, dans laquelle la famille Japy joue un rôle essentiel. Les dirigeants planifient la construction de cités ouvrières, d’équipements collectifs et de demeures patronales, dont Beaucourt fait figure d’exemple

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    Japy : sites et architecture : Franche-Comté / Direction régionale des affaires culturelles de Franche-Comté, Service régional de l'inventaire général ; réd.  Bernard Lardière ; photogr. Yves Sancey, Bernard Lardière, Jérôme Mongreville. - Paris : Erti, 1993. - (Images du patrimoine ; 35). - ISBN  2-903524-24-6

  • Jougne, petite cité comtoise de caractère par L. Hamelin, phot. J. Mongreville, 2009

    Perché sur un éperon rocheux qui domine la vallée de la Jougnena, sur le chemin qui conduit en Italie et en Suisse, poste avancé pour les guerriers, relais pour les marchands, halte pour les religieux, le village accueille aujourd’hui touristes, skieurs ou promeneurs. L’agglomération de Jougne, composée du village et de sept hameaux, est située à la frontière franco-suisse, à 1000 mètres d’altitude, au débouché d’un des rares cols permettant le franchissement de la chaîne du Jura. Ce passage fréquenté depuis l’époque gallo-romaine devient au Moyen-Age l’un des plus grands péages européens, entraînant le développement des infrastructures liées au transit des hommes, des animaux et des marchandises. La ville est alors entourée d’un mur d’enceinte dont une partie subsiste aujourd’hui.

    Après une introduction historique, l’ouvrage présente le patrimoine du village, très largement reconstruit après l’incendie qui la ravagea en 1870. Les auteurs détaillent l’histoire et l’architecture des bâtiments les plus représentatifs, en insistant notamment sur les spécificités liées à la frontière, aux rigueurs du climat et au pastoralisme. Jougne se distingue également par ses nombreux réservoirs et fontaines. La force motrice de la Jougnena a favorisé l’implantation de forges, de clouteries et de moulins, qui marquent encore le paysage. Mais c’est aujourd’hui le tourisme qui procure à la cité l’essentiel de ses ressources : il a profondément modifié l’aspect et le quotidien d’anciens hameaux agricoles comme Entre-les-Fourgs ou Les Tavins.

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    Jougne : petite cité comtoise de caractère / Région de Franche-Comté, Direction de l'inventaire du patrimoine ; réd. Liliane Hamelin, Carole Josso ; photogr. Jérôme Mongreville avec la collab. d'Yves Sancey ; cartogr. André Céréza. - Lyon : Lieux Dits, 2009. - (Parcours du patrimoine ; 348). - Bibliogr. p. 72. - ISBN  978-2-914528-69-6

  • La ligne des Hirondelles par L. Poupard, phot. Y. Sancey, 2008

    Bien qu’au milieu du 19e siècle, le Haut-Jura ne soit pas ce bout du monde isolé que l’on imagine trop facilement, les transports sont insuffisants pour lui permettre un véritable essor industriel. L’arrivée du chemin de fer dans le département en 1855 est donc synonyme d’espoir : il semble le seul moyen de désenclaver les montagnes. Par un engagement financier important, la ville de Champagnole obtient en 1867 sa desserte par la compagnie du Paris – Lyon – Méditerranée. Les deux autres villes industrielles du Haut-Jura, Morez et Saint-Claude, s’engagent de même. Toutefois il leur faudra attendre le plan Freycinet de 1879 pour que se concrétise la volonté de les relier par une voie ferrée. La ligne La Cluse – Saint-Claude ouvre en 1889, celle de Champagnole à Morez en 1900 mais à quel prix ! L’importance du dénivelé entre Morbier et Morez nécessite cinq viaducs et un tunnel en lacet : avec un coût de près d’un million de francs or au kilomètre, cette section est alors la plus chère de France ! La jonction Morez – Saint-Claude ne s’effectue qu’en 1912 et là encore, les ouvrages d’art s’enchaînent. Ils sont si impressionnants qu’ils ont valu à la voie ferrée Andelot – La Cluse le surnom de « Ligne des Hirondelles », repris par la SNCF lorsque se développe une exploitation touristique de cette ligne au patrimoine exceptionnel.

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    La ligne des hirondelles : un chemin de fer entre ciel et terre, d'Andelot à La Cluse / Laurent Poupard ; photogr. Y. Sancey ; éd. Région de Franche-Comté, Direction de l'inventaire du patrimoine. - Lyon : Lieux Dits, 2008. - (Parcours du patrimoine). - ISBN 978-2-914528-56-6

     

     

  • Lons-le-Saunier, préfecture du Jura, est le lieu de naissance de la « vache qui rit » produite depuis 1885 par la fromagerie Bel et popularisée par le dessinateur Benjamin Rabier. La ville doit sa formation au haut Moyen Age à la présence d’un puits salé, l’autre noyau de peuplement étant constitué autour de l’église Saint-Désiré, lieu de sépulture de cet évêque bisontin, mort vers 414. Dotée d’une situation géographique favorable, elle a été un carrefour commercial important comme en témoigne la grande et sinueuse rue du Commerce, bordée de maisons à arcades. Le quartier de la Comédie, qui recèle encore les habitations des vignerons lédoniens, montre que la vigne a aussi tenu une place importante dans l’économie urbaine. À cause de plusieurs incendies ravageurs, dont ceux de 1510 et 1536, puis de 1637, en pleine guerre de Dix Ans qui réduisit la population à 30 habitants, le parc immobilier est surtout constitué de demeures datées du XVIIIe au XXe siècle. Entre le XVIIIe et la première moitié du XIXe siècle, l’originalité des escaliers à cage ouverte et des balcons galeries distribuant l’habitat est à signaler. A partir de 1800, son rang de préfecture valut à la cité la construction de nouveaux édifices publics, dont un palais de justice et un théâtre. Ville thermale depuis 1892, le parc et son centre de cure ont été protégés Monuments Historiques en 1993 et 1999. C’est cette histoire patrimoniale contrastée, résultant des aléas de l’histoire, que met en scène le présent ouvrage.

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    Lons-le-Saunier : Jura / Direction régionale des affaires culturelles de Franche-Comté, Service régional de l'inventaire général ; réd. Bernard Pontefract ; photogr. Yves Sancey avec la collaboration de Jérôme Mongreville. - Paris : Erti, 1988. - (Images du patrimoine ; 53). - ISBN  2-903524-22-X

     

     

  • Autant l’école, la jeunesse et l’éducation sont scrutées par les média et la recherche, autant les bâtiments, les équipements, les espaces proprement dits sont comme inaperçus. Pourtant, chacun des établissements évoqués ici est intimement inscrit dans un territoire et des histoires.  Notre étude vise les 58 établissements répartis en 86 sites actuellement à usage de lycées publics conformément à la compétences régionale.

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  • Une manufacture princière au XVe siècle par C. Roussel et J.-F. Belhoste, phot. Y. Sancey, 2006

    Source d’immenses richesses procurées par la vente de son sel, la Grande saline de Salins est, au XVe siècle, l’un des pôles importants du dispositif économique du grand-duché de Bourgogne, État considéré à l’époque comme le plus moderne et le plus puissant d’occident ; la saline apportait en effet dans les finances ducales à peu près la moitié des revenus provenant de la seule Comté. Le XVe siècle peut être considéré comme le siècle d’or de la Grande saline, d’où la nécessité d’aborder cette monographie selon des biais originaux. Celui de l’espace d’abord, qu’il soit européen ou comtois, avec ses conquêtes territoriales, ses recherches de nouveaux marchés, la circulation des produits et des hommes, amenant l’entreprise à se situer à la pointe de la modernité technique et à susciter l’aménagement de l’arrière-pays, encore perceptible actuellement dans l’économie et les paysages  jurassiens. Celui de la restitution d’un cadre architectural et technique, pari difficile à tenir, vu la perte de l’essentiel des bâtiments du XVe siècle entre le XIXe et le XXe siècle ; néanmoins l’extraordinaire  sous-sol voûté de l’édifice permet de faire remonter au XIIIe siècle le fondement de la saline moderne.

    Fait sans précédent dans l’histoire de la Grande saline, celle-ci se voit dotée, entre 1412 et la fin du XVe siècle, de bâtiments en pierre qui, par l’emploi de matériaux choisis, parfois même luxueux dans ce contexte industriel, constituent une véritable allégorie de la puissance princière. Cadre si permanent qu’il vécut plus ou moins en l’état jusqu’en 1825, date du grand incendie de la saline.

    Dans le renouvellement des connaissances qu’elle propose, cette monographie fait le point sur une période-clé de la production du sel dans la ville de Salins-les-Bains, en lien avec son passé médiéval et avec l’époque moderne, et pour qu’aux visiteurs d’aujourd’hui – selon une formule d’André Malraux – « soit rendu visible ce qui n’était pas inconnu mais seulement invisible ».

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    Une manufacture princière au XVe siècle : la Grande saline de Salins-les-Bains, Jura, site et territoire / Christiane Roussel et Jean-François Belhoste ; avec la participation de Michel Philippe ; photogr. Yves Sancey ; cartogr. André Céréza  ; éd. Direction régionale des affaires culturelles de Franche-Comté, Service régional de l'inventaire général. - Besançon (25) : Association pour la promotion et le développement de l'inventaire comtois, 2006. - (Cahiers du patrimoine ; 81). - ISBN 2-9507436-6-8

  • La Franche-Comté est une région riche en pierres marbrières. La variété de leurs faciès, parfois chatoyants, et de leurs qualités mécaniques les ont faites apprécier des artistes de la Renaissance comtoise et leur ont permis de connaître au XIXe siècle, leur heure de gloire en France et dans le monde. Pour bien en embrasser toutes les facettes, géologues, archéologues, historiens, historiens de l'art mais aussi restaurateurs, artisans et industriels de la pierre et du marbre se sont rencontrés à Besançon du 10 au 12 juin 1999. Cet ouvrage regroupe les interventions de ces journées au cours desquelles ont été évoqués, entre autres sujets, la géologie, les techniques d'extraction, le travail de marbrerie de l'Antiquité à nos jours.

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    Marbres en Franche-Comté : actes des journées d'études, Besançon, 10-12 juin 1999 / Direction régionale des affaires culturelles de Franche-Comté, Service régional de l'inventaire ; Direction régionale des affaires culturelles de Franche-Comté, Service régional de l'archéologie ; sous la dir. de Laurent Poupard et Annick Richard. - Besançon (25) : Association pour la promotion et le développement de l'inventaire comtois, 2003. - ISBN 2-9507436-4-1

     

     

  • Marbres et marbreries du Jura par L. Poupard, phot. Y. Sancey, 1997

    Quel est le point commun entre le tombeau de Marguerite d’Autriche à Bourg-en-Bresse réalisé au XVIe siècle, certains intérieurs français du XIXe siècle ou des Emirats Arabes Unis du XXe siècle, nombre de meubles de style Louis XV, la fontaine Saint-Michel et l’église de la Trinité à Paris, la statue de la liberté à New-York, le théâtre de Caracas au Venezuela et le paquebot Splendor of the Seas ? Tous font appel aux marbres du Jura: albâtre, brocatelle, lumachelle, brêche, et autres calcaires. Si les géologues ne répertorient aucun vrai marbre dans le département du Jura, il en va tout autrement des marbriers, pour lesquels cette appellation s’applique à toute roche calcaire polissable. Ainsi les qualités et la diversité de la pierre ont-elles très tôt favorisé l’ouverture de nombreuses carrières et, au XIXe siècle, l’implantation d’usines exportant au loin leur production. Cette publication convie à la découverte d’une industrie toujours vivante, où l’art des marbriers permet de tirer d’un bloc rocheux uniforme un matériau précieux, révélant la richesse d’une gamme de couleurs et de dessins jusqu’alors cachés.

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    Marbres et marbreries du Jura, Franche-Comté / Région Franche-Comté, Direction de l'Inventaire du patrimoine ; réd. Laurent Poupard ; photogr. Yves Sancey. - Lyon (69) : Lieux Dits, 2008. - (Images du patrimoine ; 169). - ISBN  978-2-914528-58-0

  • La métallurgie comtoise, XVe-XIXe siècles par J.-F. Belhoste, C. Roussel; F. Lassus..., phot. Y. Sancey, 1994

    Dans la vallée de la Saône, aux alentours de Gray, se mit en place au XVe siècle une sidérurgie lourde relevant du procédé indirect de fabrication du fer par l’intermédiaire du haut fourneau. Cette nouvelle industrie se développa à l’intérieur des états bourguignons, sous l’influence des grandes familles nobles qui gravitaient dans l’entourage des ducs de Bourgogne. C’est aussi en Franche-Comté que fut mise au point, dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, une nouvelle méthode d’affinage du fer qui deviendra dominante en France au XIXe siècle, sous le nom de procédé comtois. C’est encore là que fut testé au fourneau d’Échalonge, en 1834, l’un des premiers systèmes de récupération des gaz du geulard pour le chauffage d’une chaudière à vapeur. Cette région pionnière restera cependant fidèle à la métallurgie traditionnelle au bois jusqu’à l’orée du XXe siècle.

    Les contributions rassemblées dans cet ouvrage proposent une approche inédite du cadre architectural, de l’évolution technique, des modalités économiques et des moyens humains mis en œuvre durant cinq siècles dans ces entreprises industrielles dynamiques, souvent plusieurs fois séculaires qui, de nos jours, appartiennent encore à l’identité rurale comtoise.

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  • Montbéliard, au nord du département du Doubs, est une ville entre deux cultures. De langue française, elle a été possession du duché du Wurtemberg pendant quatre siècles (1397-1793) d’où une forte imprégnation de culture germanique dans son patrimoine. Au XVIe siècle, la Réforme constitua un événement majeur qui aboutit à l’abolition du culte catholique en 1538. A la même époque, l’expansion économique eut comme conséquence la construction des Halles qui a démarré en 1536 pour s’achever en 1628. Ce grand édifice de plan en U, à l’origine d’un quartier, abritait à la fois le marché, le grenier à blé et, à l’étage, les locaux de l’administration princière. La forte poussée démographique de la deuxième moitié du XVIe siècle due à l’afflux de réfugiés protestants a nécessité la reconstruction ou l’agrandissement de l’ensemble du parc immobilier. Avec l’installation, à partir de 1910, de la société de construction automobile et cycle Peugeot, la ville passe de 10 063 habitants à 31 836 en 1981. Du château à l’origine de la cité qui marque encore fortement le paysage urbain, à l’église luthérienne Saint-Martin, œuvre majeure de l’architecture religieuse de la Renaissance due à Heinrich Schickhardt, en passant par l’imposante église Saint-Mainboeuf, témoin de la reconquête catholique au XIXe siècle, c’est le patrimoine montbéliardais dans toutes ses composantes qui est résumé dans cette dense Images du Patrimoine.

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  • Morez, ville industrielle du Jura par L. Poupard, phot. Y. Sancey, 2011

    Première ville industrielle du département au 19e siècle, Morez est aujourd'hui la capitale de la lunette. La vocation métallurgique du lieu s’affirme vite et se décline en trois cycles successifs : d’abord le temps des forges et des clouteries, puis celui de l’horlogerie de gros volume (horloges d’édifices et «comtoises») et enfin celui de la lunetterie. Le point commun de ces industries, dans une zone isolée par son climat et ses infrastructures routières et ferrées : l’importance du travail à domicile. Dans la vallée, le long de la rue principale se pressent maisons et immeubles et un atelier est présent dans près de la moitié des habitations. Les pentes ne seront colonisées qu’au 20e siècle, notamment par l’école nationale d’Optique en 1932. Aujourd’hui encore, le contraste est frappant entre l’isolement relatif de la ville et son rayonnement effectif, basé sur une production exportée dans le monde entier et relayé par son musée de la Lunette.

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    Morez, ville industrielle du Jura / réd. Laurent Poupard ; photogr. Yves Sancey ; carte André Céréza ; éd. Région Franche-Comté, Inventaire du patrimoine. - Lyon (69) : Lieux Dits, 2011. - (Images du patrimoine ; 267). - ISBN  978-2-914528-99-3

  • L’observatoire de Besançon : les étoiles au service du temps par L. Poupard, phot. J. Mongreville, 2009

    La chronométrie est l’élément décisif de l’observatoire de Besançon et celui qui fonde son originalité au sein du réseau des observatoires français. En effet, devenue dans la seconde moitié du XIXe siècle le principal centre français de fabrication de montres, Besançon doit accroître la qualité de ses produits pour faire face à la concurrence des fabricants suisses et américains.  Les horlogers du Doubs demandent donc la création d’un organisme certificateur indépendant, offrant des services tels que le contrôle des montres et la production locale de l’heure exacte. Ce sera l’observatoire chronométrique, créé à l’image de ses rivaux de Genève et de Neuchâtel. L’astronomie n’est pas oubliée, induisant la création d’une chaire à la Faculté des Sciences. Les bâtiments sont construits en 1883 et 1884 sur des plans de l’architecte Etienne-Bernard Saint-Ginest, suivant les principes techniques les plus modernes. Le service de chronométrie fonctionne à partir du 5 août 1885 ; l’observatoire peut alors « fabriquer » du temps - à l’aide de sa grande lunette méridienne Gautier - et le distribuer en ville.

    L’établissement accompagne les évolutions technologiques tout au long du 20e siècle : passage aux horloges électriques, à quartz puis au temps atomique (1967). Il voit son rôle d’organisme certificateur confirmé en 1952,  restant la seule institution en France habilitée à délivrer l’appellation de chronomètre ; par ailleurs, le Bureau national de Métrologie lui reconnait en 1971, le statut de centre d’étalonnage Temps-Fréquence. L’observatoire a conservé la majorité de ses édifices anciens avec leurs instruments ainsi que son fonds d’archives et sa bibliothèque.

    Cet ouvrage est une synthèse de l’étude menée de 2002 à 2005 sur le patrimoine architectural et mobilier de l’observatoire.

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    L'observatoire de Besançon : les étoiles au service du temps / Région de Franche-Comté, Direction de l'inventaire du patrimoine ; réd. Jean Davoigneau, Françoise Le Guet Tully, Laurent Poupard et François Vernotte ; photogr. Jérôme Mongreville avec la collab. d'Yves Sancey ; cartogr. André Céréza - Lyon : Lieux Dits, 2009. - (Parcours du patrimoine ; 349). - ISBN 978-2-914528-70-2

  • Patrimoine industriel de la Haute-Saône par Raphaël Favereaux, phot. J. Mongreville, 2010

    Le département de la Haute-Saône, malgré sa réputation agricole, a connu une industrialisation précoce. Aujourd’hui encore, moulins, usines et manufactures marquent le paysage de leurs silhouettes caractéristiques. La sidérurgie se développe dans la vallée de la Saône dès le XVe siècle grâce à l’abondance du minerai de fer. Cette richesse du sol alliée à la présence de nombreux cours d’eau facilite l’installation, dans la zone sous-vosgienne, d’une grande diversité d’industries : houillères à Ronchamp-Champagney, salines à Mélecey et Gouhenans ou encore verreries et tuileries à Passavant-la-Rochère. Le textile cotonnier se développe à Héricourt puis essaime tissages et filatures dans la région de Lure et de Luxeuil-les-Bains. L’industrie agroalimentaire exploite les ressources agricoles en établissant minoteries, distilleries et féculeries. S’appuyant sur un inventaire exhaustif du patrimoine industriel, cet ouvrage souhaite présenter les témoignages les plus significatifs. Il en révèle la richesse et la diversité, et s’intéresse tant aux bâtiments de production qu’au patrimoine technique et aux objets fabriqués. Il montre aussi la persistance d’activités traditionnelles, telles que la métallurgie ou la distillerie, au sein de « lieux industriels historiques ».

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    Patrimoine industriel de la Haute-Saône / Région Franche-Comté, Direction de l'Inventaire du Patrimoine ; réd. Raphaël Favereaux ; photogr. Jérôme Mongreville ; cartogr. André Céréza. - Lyon : Lieux Dits, 2010. - (Images du patrimoine ; 261). - ISBN 978-2914528-81-8

  • Patrimoine industriel du Jura par R. Favereaux et L. Poupard, phot. J. Mongreville et Y. Sancey, 1999

    Cet ouvrage présente les résultat d'une enquête menée entre 1988 et 1998, ayant pour objectif la réalisation d'un inventaire exhaustif des établissements industriels antérieurs à 1950, ayant conservé tout ou partie de leur bâti. Travail de mémoire, il garde la trace d'une architecture fragile puisque soumise aux aléas de la conjoncture économique, fort mouvementée depuis un demi-siècle. Travail d'historien, il permet, par son caractère d'exhaustivité, de mieux connaître l'histoire économique locale en confrontant sources archivistiques et étude de terrain. 551 sites et 66 machines ont ainsi été étudiés.

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    Patrimoine industriel : Jura / Direction régionale des affaires culturelles de Franche-Comté, Service régional de l'inventaire général ; textes de Raphaël Favereaux, Laurent Poupard ; photogr. Jérôme Mongreville, Yves Sancey ; cartogr. Christophe Batardy. - Besançon (25) : Association pour la promotion et le développement de l'inventaire comtois, 1998. - (Indicateurs du patrimoine). - ISBN  2-9507436-2-5

  • Dans le Doubs, patrimoine industriel rime spontanément avec Arc-et-Senans ou Peugeot. Dans le Haut-Doubs, c’est l’image de la ferme-atelier qui s’impose mais il est plus rare que soient évoquées les fromageries ou les scieries qui, pourtant, ponctuent l’ensemble de la zone. Sans même parler de ces ateliers d’horlogerie autrefois présents dans la plupart des habitations de certains villages. Alors que recouvre cette expression « patrimoine industriel » ?

    L’étude en cours dans le Pays horloger va apporter quelques éléments de réponse à cette question. Son but premier : réaliser un inventaire de ce type de patrimoine. Autrement dit, essayer d’ancrer, de rattacher à un lieu particulier les mentions volatiles que sont, par exemple, les noms d’horlogers ou de sociétés véhiculés par la mémoire collective. Ce document vous propose un survol très partiel des

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  • Le Pays de Montbéliard et son patrimoine industriel par R. Favereaux, phot. J. Mongreville, 2014

    Le Pays de Montbéliard (Doubs), aux confins de la Franche-Comté, bordé par l’Alsace et la Suisse, est un territoire fortement modelé par l’industrie, aujourd’hui massivement tournée vers la construction automobile. Amorcée il y a 200 ans, l’industrialisation a fait la part belle au métal et ses multiples produits, stimulée par les innovations techniques mais aussi par les modes et les goûts. Deux sociétés – Japy et Peugeot – y gagneront une renommée internationale en diversifiant leurs fabrications : horlogerie, quincaillerie, outillage, accessoires domestiques (vaisselle émaillée, moulins à café, machines à coudre et à écrire), cycles, motocycles, automobiles, etc. En développant leurs usines, couronnées de cités ouvrières et d’équipements sociaux, ces deux entreprises ont largement contribué à l’urbanisation de ce territoire, tout en lui forgeant une identité forte. Même si l’activité industrielle reste prédominante dans l’économie territoriale, le Pays de Montbéliard est confronté aux conséquences de la désindustrialisation. Aujourd’hui plus que jamais, les acteurs locaux – publics et privés – réfléchissent et travaillent à la requalification d’usines désaffectées. Fondé sur l’inventaire exhaustif du patrimoine industriel – 100 usines et ateliers, 80 cités ouvrières, 20 logements patronaux et une vingtaine d’équipements sociaux –, le présent ouvrage en révèle, grâce à une illustration abondante, toute la diversité architecturale.

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    Le pays de Montbéliard et son patrimoine industriel / Région Franche-Comté, Direction de l'Inventaire du Patrimoine ; réd. Raphaël Favereaux ; photogr. Jérôme Mongreville ; cartogr. Mathias Papigny. - Lyon : Lieux Dits, 2014. - (Images du patrimoine ; 286). - ISBN 978-2-36219-097-1

  • Peintures flamandes des églises comtoises par G. Barbier, B. Gaulard, M.-C. Mary, phot. Y. Sancey et J. Mongreville, 1999

    Vingt-cinq œuvres flamandes, relevant du champ de la peinture, présentes dans vingt églises comtoises réparties sur dix-huit communes, constituent une collection imaginaire, riche d’éléments surprenants, que ce fascicule a l’ambition de rérunir. Ce fonds de peintures religieuses des XVIe et XVIIe siècles, témoigne, dans une large mesure, des liens culturels qui unissaient le Comté de Bourgogne aux Pays-Bas méridionaux au sein de l’empire des Habsbourg et qui se sont taris avec le rattachement de la Franche-Comté à la France. La présentation chronologique, allant de la fin du Moyen Âge à la plénitude du baroque, permet un parcours stimulant à travers un art constamment ouvert à de nombreuses influences stylistiques.

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    Peintures flamandes des églises comtoises, XVIe-XVIIe siècles, Franche-Comté / Direction régionale des affaires culturelles de Franche-Comté, Service régional de l'inventaire ; réd. Guy Barbier, Bénédicte Gaulard, Marie-Claude Mary ; photogr. Yves Sancey, Jérôme Mongreville ; cartogr. André Céréza. - Besançon (25) : Association pour la promotion et le développement de l'inventaire comtois, 1999. -  (Itinéraires du patrimoine ; 200). - ISBN 2-9507436-3-3

  • Rougemont, petite cité comtoise de caractère par L. Hamelin, phot. J. Mongreville, 2011

    Petite cité du Doubs, Rougemont  se dresse sur un promontoire. A ses pieds coule  le Drigeon, affluent de l’Ognon, qui forme la limite naturelle avec le département de la Haute-Saône. Riche d’un passé historique dont l’architecture a gardé l’empreinte - enceinte fortifiée servant d’assise aux maisons par exemple - Rougemont fait partie du réseau « Petites cités comtoises de caractère ». Activités agricoles, vigne et élevage, se lisent  encore sur les façades dont certaines sont millésimées. La création de la voie ferrée au XIXe siècle, développera une activité de négoce des produits régionaux comme en témoignent les scieries, les fromageries et les maisons de négociants. Des édifices publics, certains remarquables, sont construits  dans cette période d’expansion : mairie, halles, fontaines et lavoirs, écoles.

    Après la Première guerre mondiale, sous l’impulsion de la famille de Moustier, présente au château voisin de Bournel et fortement impliquée dans la vie politique locale, l’association d’hygiène sociale du Doubs aménage d’anciennes demeures en structures d’accueil.

    Entre les deux guerres, profitant d’un environnement préservé, des hôtels de voyageurs s’ouvrent, relayés aujourd’hui par un tourisme vert et de plein air lié à la présence du lac de Bonnal. De nombreux vacanciers séjournant dans le village, sont heureux de découvrir une cité de caractère tournée vers l’avenir et fière de  ce passé que met en évidence cette publication aux nombreuses illustrations.

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    Rougemont, petite cité comtoise de caractère / Liliane Hamelin, Christophe Jacques ; photogr. Jérôme Mongreville ; cartogr. André Céréza ; éd. Région de Franche-Comté, Service de l'inventaire du patrimoine. - Lyon : Lieux Dits, 2011. - (Parcours du patrimoine ; 361). - ISBN 978-2-36219-001-8

  • La sous-préfecture de Saint-Claude, ancienne infirmerie de l’abbaye royale par A. Bully, S. Bully et B. Pontefract, phot. Y. Sancey, 2001

    La sous-préfecture de Saint-Claude occupe, près de la cathédrale, un bâtiment dont la simplicité et l’austérité apparentes masquent une histoire des plus agitées : au cours des trois derniers siècles, il fut successivement maison canoniale, filature de coton puis évêché avant d’abriter à partir de 1907, le siège du représentant de l’État.

    Bien antérieure, son implantation prend tout son sens à la lecture des dernières investigations archéologiques et historiques : là était située la maison de l’infirmier attaché à l’abbaye royale de Saint-Claude, autrefois si renommée. Oubliée, bien qu’à l’origine de l’hôpital proche, cette fonction a laissé des vestiges depuis peu retrouvés.

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    La sous-préfecture de Saint-Claude, ancienne infirmerie de l'abbaye royale / Direction régionale des affaires culturelles de Franche-Comté, Service régional de l'inventaire ; coord. Laurent Poupard ; textes Aurélia Bully, Sébastien Bully, Bernard Pontefract ; avec la collab. de Robert Le Pennec, Laurent Poupard, Christina Rodriguez Galan... [et al.] ; photogr. Yves Sancey ; documentation graph. André Céréza, Stéphane Guyot. - Paris : Erti, 2001. - (Itinéraires du patrimoine ; 245). - ISBN 2-84601-696-8

     

     

     

  • Ce catalogue rend compte d’une exposition qui a eu lieu au musée de Pontarlier en 1983. Elle faisait suite aux campagnes d’investigation menées auparavant par le service de l’Inventaire dans l’arrondissement de Pontarlier, comprenant 85 communes réparties dans cinq cantons. Sur les 312 statues répertoriées, une cinquantaine ont pu être exposées. A quelques exceptions près, ces œuvres réalisées en bois, datant du XVe au XIXe siècle, sont de veine populaire. La pierre calcaire et le marbre sont réservés à une petite production datant du XVIe siècle où se fait surtout sentir l’influence des ateliers allemands de sculpture. Cette exposition a mis en évidence le nombre important de statues de Vierges à l’Enfant peuplant les lieux de culte, et en particulier celles représentant la Vierge noire de Einsiedeln en Suisse, autrefois lieu de pèlerinage très prisé des Comtois vivant près de la frontière franco-suisse. Dans le catalogue, les œuvres photographiées en noir et blanc bénéficient chacune d’au moins deux clichés afin de les appréhender en pied assortis d’un détail. Seules trois sculptures, dont la polychromie est particulièrement vive, sont publiées en couleur. A la suite, plusieurs dossiers reviennent sur le culte marial et la dévotion à la Vierge noire, deux autres traitant du mobilier des églises et des objets protégés Monuments  Historiques.

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    La statuaire religieuse dans le Haut-Doubs pontissalien : exposition, Musée de Pontarlier, 9 juillet-24 septembre 1983 / organisée par le Secrétariat régional de l'inventaire général et le Musée de Pontarlier. - Pontarlier (25) : Association des amis du musée de Pontarlier, 1983.